02/23 Abraham justifié par sa foi. Rm 4

  1. 02/23 Abraham justifié par sa foi.

 4 1 Que dirons-nous d’Abraham, * notre ancêtre selon la chair ? * 2 Si Abraham tint sa justice des œuvres, il a de quoi se glorifier. * Mais non au regard de Dieu ! 3 Que dit en effet l’Écriture ? Abraham crut à Dieu, et ce lui fut compté comme justice. * 4 À qui fournit un travail on ne compte pas le salaire à titre gracieux : c’est un dû ; 5 mais à qui, au lieu de travailler, croit en celui qui justifie l’impie, on compte sa foi comme justice. 6 Exactement comme David proclame heureux l’homme à qui Dieu attribue la justice indépendamment des œuvres : 7 Heureux ceux dont les offenses ont été remises, et les péchés couverts. 8 Heureux l’homme à qui le Seigneur n’impute aucun péché.

Epitre de Paul aux Romains 4 (1-8)

  •           Verset 1, d’Abraham. var. : (Vulg) « que dirons-nous donc qu’a obtenu Abraham ».     
  •     Selon la chair. Le retour d’un même thème, la paternité d’Abraham, v v 1, 12, 16-18, marque les étapes de l’argumentation.       
  • Verset 2, de quoi se glorifier. La tradition juive avait fait d’Abraham le type même de la justification par les œuvres, retenant surtout sa fidélité et sa constance dans les épreuves. Paul remonte à la foi d’Abraham, Gn 12 1 et 15 6+, comme au principe même de sa justice et de ses œuvres. Cf He 11 8s.   
  • Verset 3, comme justice. Grammaticalement, diverses interprétations sont possibles : en vertu de la foi, Dieu tient d’Abraham pour juste, sans qu’il le soit réellement ; ou bien : en vertu de cette même foi, Dieu confère gratuitement à Abraham une justice qu’il n’avait point quand il croyait ; ou enfin : au regard de Dieu, et donc en vérité, la foi se confond concrètement avec la justice.
  • Mais l’ensemble de la doctrine paulinienne exclut la première interprétation ; elle parait exclure aussi la seconde, et s’accorde parfaitement avec la troisième.
  1. 02/23 Indépendamment de la circoncision.

4 9 Cette déclaration de bonheur s’adresse-t-elle donc aux circoncis ou bien également
aux incirconcis ? Nous disons, en effet, que la foi d’Abraham lui fut comptée comme justice.

10 Comment donc fut-elle comptée ? Quand il était circoncis ou avant qu’il le fût ? Non pas après, mais avant ; 11 et il reçut le signe de la circoncision comme sceau * de la justice et de la foi * qu’il possédait quand il était incirconcis ; ainsi devint-il à la fois le père de tous ceux qui croiraient sans avoir la circoncision, pour que la justice leur fut également comptée, 12 et le père des circoncis, qui ne se contentent pas d’être circoncis, mais marchent sur les traces de la foi qu’avant la circoncision eut notre père Abraham.

Romains 4 (9-12)

  •          Verset 11, comme sceau. Le même mot (sphragis) servit très tôt à désigner par analogie le baptême chrétien, sacrement de la foi, 2 Co 1 22 ; Ep 1 13 ; 4 30 ; cf Jn 6 27+ ; Ap 7 2-8 ; 9 4.    
  •    Justice de la foi. C’est-à-dire « d’une justice qui consiste à croire » (d’une foi vive), cf 1 17+ ; 3 27+. L’héritage est donné, non pour récompenser la fidélité aux clauses du contrat (à une loi), mais en accomplissement de la promesse. Les promesses, Gn 12 1+, ayant été offertes à la foi, leur réalisation ne peut être perçue et accueillie que par la foi en la personne et l’œuvre de Jésus-Sauveur : Jn 8 56 ; Ac 2 39 ; 13 23 ; Rm 9 4-8 etc.
  1. 02/23 Indépendamment de la Loi.

4  13 De fait ce n’est pas par l’intermédiaire d’une loi qu’agit la promesse faite à Abraham ou à sa descendance de recevoir le monde en héritage, mais par le moyen de la justice de la foi. 14 Car si l’héritage appartient à ceux qui relèvent de la Loi, la foi est sans objet, et la promesse sans valeur ; 15 la Loi en effet produit la colère, tandis qu’en l’absence de loi il n’y a pas non plus de transgression. 16 Aussi dépend-il de la foi, afin d’être don gracieux, et qu’ainsi la promesse soit assurée à toute la descendance, qui se réclame de la Loi seulement, mais encore de la foi d’Abraham, notre père à tous, 17 comme il est écrit : Je t’ai établi père d’une multitude de peuples – notre père devant Celui auquel il a cru, le Dieu qui donne la vie aux morts et appelle le néant à l’existence. *

Romains 4 (13-17)

  •         Verset 17, à l’existence. Comme au jour du « fiat » créateur. Les attributs mentionnés, les plus caractéristiques de la toute-puissance divine, préparent l’allusion du v 24 à la résurrection du Christ.

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Jn 6 27+ ; 27 Travaillez non pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui demeure en vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l’homme, car c’est lui que le Père, Dieu a marqué de son sceau.

Ap 7 2-8 ;  Puis je vis un autre Ange monter de l’Orient, portant le sceau du Dieu vivant ; il cria d’une voix puissante aux quatre Anges auxquels il fut donné de malmener la terre et la mer : « Attendez, pour malmener la terre et la mer et les arbres, que nous ayons marqué au front les serviteurs de notre Dieu. » Et j’appris combien furent alors marqués du sceau : cent quarante quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël. » De la tribu de Judas, douze mille furent marqués, de la tribu de Ruben, douze mille ; de la tribu de Gad, douze mille ; de la tribu d’Aser, douze mille; de la tribu de Nephtali, douze mille; de la tribu de Manassé, douze mille ; de la tribu Siméon, douze mille ; de la tribu de Lévi, douze mille ; de la tribu de Zabulon, douze mille ; de la tribu de Joseph, douze mille ; de la tribu de Benjamin, douze mille furent marqués.

Ap 9 4. On leur dit d’épargner les prairies, toute verdure et tout arbre, et de s’en prendre seulement aux hommes qui ne porteraient pas sur le front le sceau de Dieu. On leur donna, non de les tuer, mais de les tourmenter durant cinq mois. La douleur qu’elles provoquent ressemble à celle d’une piqûre de scorpion.

Gn 12 1+ 1 Yahvé dit à Abram : « quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père, pour le pays que je t’indiquerai. 2 Je ferai de toi un grand peuple, je te bénirai, je magnifierai ton nom ; sois une bénédiction ! 3 Je bénirai ceux qui te béniront, je réprouverai ceux qui te maudiront. Par toi se béniront tous les clans de la terre. » 

Jn 8 56 ; 56 Abraham, votre père, exulta à la pensée qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu et fut dans la joie ”. 57 Les Juifs lui dirent alors : « Tu n’as pas cinquante ans et tu as vu Abraham ! »