- 03/03 Admonestation aux Corinthiens.
4 14 Ce n’est pas pour vous confondre que j’écris cela ; c’est pour vous avertir comme mes enfants bien aimés. 15 Auriez-vous en effet des milliers de pédagogues * dans le Christ, que vous n’avez pas plusieurs pères ; car c’est moi qui, par l’Évangile, vous ai engendrés dans le Christ Jésus. * 16 Je vous en prie donc, montrez-vous mes imitateurs. 17 C’est pour cela même que je vous ai envoyé Timothée, qui est mon enfant bien aimé et fidèle dans le Seigneur ; il vous rappellera mes règles de conduite * dans le Christ Jésus, telles que je les enseigne partout dans toutes les Églises.
18 Dans la pensée que je ne viendrai pas chez vous, certains se sont gonflés d’orgueil. 19 Mais je viendrai bientôt chez vous, s’il plaît au Seigneur, et je jugerai alors non les paroles de ces gonflés d’orgueil, mais de leur puissance ; * 20 car le Royaume de Dieu ne consiste pas en parole, mais en puissance. 21 Que préférez-vous ? Que je vienne chez vous avec des verges, ou bien avec charité et en esprit de douceur ?
1 épître Corinthiens 4 (14-21)
- – Verset 15, pédagogue. Le pédagogue était un esclave qui avait pour rôle de conduire à ses maîtres l’enfant, puis le jeune homme, de le surveiller, de réprimer ses écarts. La nuance est péjorative.
- – Le Christ Jésus. Cette paternité spirituelle correspond à ce que Paul dit en 3 6 : « Moi j’ai planté »: j’ai semé en vous la vie nouvelle de l’Esprit qui vous configure au Christ, cf V 17; Ga 4 19 ; Ph 10. Ailleurs, c’est sa tendresse pour les chrétiens que Paul compare à celle d’un père ou d’une mère, 1 Th 2 7, 11, cf 2 Co 12 15+
- – Verset 17, de conduite. Litt : « voies ».
- – Verset 19, de leur puissance. Il s’agit des réalisations dues à la puissance de l’Esprit (cf 2 4 ; 1 Th 1 5), et avant tout la conversion et la vie selon l’Esprit.
- 03/03 Le cas d’inceste.
5 1 On n’entend parler que d’inconduite parmi vous, et d’une inconduite telle qu’il n’en existe pas même chez les païens ; c’est à ce point que l’un de vous vit avec la femme de son père ; * 2 Et vous êtes gonflés d’orgueil ! Et vous n’avez pas plutôt pris le deuil, pour qu’on enlevât du milieu de vous celui qui a commis cet acte ! 3 Eh bien moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a perpétré une telle action. 4 Il faut qu’au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit * nous étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus, 5 nous livrions cet individu à Satan pour la perte de sa chair, afin que l’esprit soit sauvé au Jour du Seigneur. *
6 Il n’y a pas de quoi vous glorifier ! * Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte ? 7 Purifiez-vous du vieux levain pour être une pâte nouvelle, puisque vous êtes des azymes. * Car notre pâque, le Christ, a été immolée. 8 Ainsi donc, célébrons la fête, non pas avec du vieux levain, ni un levain de malice et de méchanceté, mais avec des azymes de pureté et de vérité. *
9 En vous écrivant, dans ma lettre, * de n’avoir pas de relation avec des débauchés, 10 je n’entendais nullement les débauchés de ce monde, ou bien les cupides et les rapaces, ou les idolâtres ; car il vous faudrait alors sortir du monde. 11 Non, je vous ai écrit de n’avoir pas de rapports avec celui qui, tout en portant le nom de frère, * serait débauché, cupide, idolâtre, insulteur, ivrogne ou rapace, et même avec un tel homme, de ne point prendre de repas. 12 Qu’ai-je à faire en effet de juger ceux du dehors ? N’est-ce pas ceux du dedans que vous jugez, vous ? Ceux du dehors, * c’est Dieu qui les jugera. Enlevez le mauvais du milieu de vous.
1 épître Corinthiens 5 (1-12)
- – Verset 1, de son père. Sa belle-mère. Interdite par l’A T. (Lv 18 8) et le droit romain, cette union était tolérée par la majorité des rabbins chez les païens convertis, ce qui explique peut-être l’indulgence de la communauté de Corinthe qui n’était pas soumise au droit civil romain. Le concile de Jérusalem interdit de telles unions aux chrétiens issus du paganisme, Ac 15 20+.
- – Verset 4, et mon esprit. Paul demande à la communauté de confirmer une décision qu’il a déjà prise. Mais la communauté agit au nom de Jésus et son verdict est revêtu de la puissance de Jésus : cf Mt 18 18.
- – Verset 5, Jour du Seigneur. Souvent on parle ici « d’excommunication », mais le mot est absent de la Bible (il ne correspond pas exactement à « anathème »). Des peines d’exclusion étaient en usage dans l’AT, dans le judaïsme, à Qumrân. Le NT présente plusieurs cas ou les motifs ou les modes d’exécution de la peine ne sont pas semblables.
- – Parfois le coupable était tenu pour un temps à l’écart de la communauté; parfois, il était « livré », ici; 1 Tm 1 20, à Satan, privé du soutient de l’Église des saints et dès lors exposé au pouvoir que Dieu laisse à son Adversaire, 2 Th 2 4 ; Jb 1 6+; même en ces cas extrêmes le repentir et le salut final sont espérés, ici; 2 Th 3 15 etc. Une telle discipline suppose un certain pouvoir de la communauté sur ses membres, cf Mt 18 15-18.
- – Verset 6, vous glorifier. Litt : « elle n’est pas belle votre vanterie ».
- – Verset 7, des azymes. Le levain est ici symbole de corruption comme en Ga 5 9 ; Mt 16 6+ et contrairement à Mt 13 33: le pain azyme (sans levain) est symbole de pureté, v 8. Nous avons ici un exemple typique de la morale paulinienne : devenez ce que vous êtes. « Vous êtes purs, purifiez-vous ». Réalisez dans votre vie ce que le Christ a réalisé en vous quand vous êtes devenus chrétiens. Cf Rm 6 11-12; Col 3 3-5.
- Verset 8, et de vérité. À Pâques, selon le rituel juif, on faisait disparaître tout le pain levé qui sa trouvait dans la maison (Ex 12 15), on immolait l’agneau pascal et l’on mangeait des pains sans levain (Ex 12 18-20). Ce sont là des préparations symboliques du mystère chrétien. – Par son sacrifice, le Christ, véritable agneau pascal, détruit le vieux levain du péché et rend possible une vie saine et pure, symbolisée par les pains sans levain. Il est possible que cette comparaison ait été suggérée à Paul par la période de l’année ou il écrivait.
- Verset 9, dans ma lettre. La lettre « pré-canonique ».
- Verset 11, le nom de frère. C’est-à-dire membre de la communauté chrétienne, Ac 1 15+
- Verset 12, Ceux du dehors. Ceux qui n’appartiennent pas à la communauté, cf Mc 4 11 ; Col 4 5 ; 1 Th 4 12 ; 1 Tm 3 7. L’expression vient du judaïsme.
———————————————-
Ga 4 19 ; 19 mes petits enfants, vous que j’enfante à nouveau dans la douleur jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous. 20 Que ne suis-je près de vous en cet instant pour adapter mon langage, car je ne sais comment m’y prendre avec vous.
1 Th 2 7, 11, . 5 Jamais non plus nous n’avons eu un mot de flatterie, vous le savez, ni une arrière-pensée de cupidité, Dieu en est témoin ; 6 ni recherché la gloire humaine, pas plus chez vous que chez d’autres, 7 alors que nous pouvions, étant apôtres du Christ, vous faire sentir tout notre poids. — 11 Comme un père pour ses enfants, vous le savez, nous vous avons, chacun de vous, 12 exhortés, encouragés, adjurés de mener une vie digne de Dieu qui vous appelle à son Royaume et à sa gloire.
2 Co 12 15+ ; 15 Pour moi, je dépenserai très volontiers et je me dépenserai moi-même tout entier pour vos âmes. Faut-il que, vous aimant davantage, je sois moins aimé ? 16 Soit, dira-t-on ; personnellement je ne vous ai pas grevés. Mais en fourbe que je suis, je vous ai pris par la ruse. 17 Vous aurais-je donc exploités par l’un quelconque de ceux que je vous ai envoyé ?
1 Th 1 5 ; 4 Nous le savons frères bien aimés de Dieu, vous avez été choisis. 5 Car notre Évangile ne s’est pas présenté à vous en paroles seulement, mais en puissance, dans l’action de l’Esprit Saint, en surabondance. De fait, vous savez comment nous nous sommes comportés au milieu de vous pour votre service.
Mt 18 18 ; 17 Que s’il refuse de les écouter, dis-le à la communauté. Et s’il refuse d’écouter même la communauté, qu’il soit pour toi comme le païen et le publicain. 18 En vérité je vous le dis : tout ce que vous lierez sur la terre sera tenu au ciel pour lié, et tout ce que vous délierez sur la terre sera tenu au ciel pour délié.
2 Th 2 4 ; 3 Que personne ne vous abuse d’aucune manière. Auparavant doit venir l’apostasie et se révéler l’Homme impie, l’Être perdu, 4 l’Adversaire, celui qui s’élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de Dieu ou reçoit un culte, allant jusqu’à s’asseoir en personne dans le sanctuaire de Dieu, 5 vous vous rappelez, n’est-ce pas, que quand j’étais encore près de vous je vous disais cela.
Mt 16 6+ ; . 6 Or Jésus leur dit : « Ouvrez l’œil et méfiez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens » 7 Et eux de faire en eux-mêmes cette réflexion : « C’est que nous n’avons pas pris de pain ». 8 Le sachant, Jésus dit : « Gens de peu de foi, pourquoi faire en vous-mêmes cette réflexion, que vous n’avez pas de pains ? 9 Vous ne comprenez pas encore ? Vous ne vous rappelez pas les cinq pains pour les cinq mille hommes, et le nombre de couffins que vous en avez retirés ? 10 ni les sept pains pour les quatre mille hommes, et le nombre de corbeilles que vous en avez retirées ? 11 Comment ne comprenez-vous pas que ma parole ne visait pas des pains ? Méfiez-vous, dis-je, du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! »
Rm 6 11-12 ; 11 Et vous de même considérez que vous êtes morts au péché et vivants à Dieu dans le Christ Jésus. 12 Que le péché ne règne donc plus dans votre corps mortel de manière à vous plier à ses convoitises. 13 Ne faites plus de vos membres des armes d’injustice au service du péché ; mais offrez-vous à Dieu comme des vivants revenus de la mort et faites de vos membres des armes de justice au service de Dieu. 14 Car le péché ne dominera plus sur vous : vous n’êtes pas sous la Loi, mais sous la grâce.
Mc 4 11 ; 11 Et il leur disait : « À vous le mystère du Royaume de Dieu a été donné ; mais à ceux-là qui sont dehors tout arrive en paraboles, 12 afin qu’ils aient beau regarder et ils ne voient pas, qu’ils aient beau entendre et ils ne comprennent pas, de peur qu’ils ne se convertissent et qu’il ne leur soit pardonné ».
Col 4 5 ; 5 Conduisez-vous avec sagesse envers ceux du dehors ; sachez tirer parti de la période présente. 6 Que votre langage soit toujours aimable, plein d’à-propos, avec l’art de répondre à chacun comme il faut.