04/11 Dieu n’est pas injuste.

  • 04/11 Dieu n’est pas injuste.

9 14 Qu’est-ce à dire ? Dieu serait-il injuste ? Certes non ! 15 Car il dit à Moïse : Je fais miséricorde à qui je fais miséricorde et j’ai pitié de qui j’ai pitié. 16 Il n’est donc pas question de l’homme qui veut ou qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde. 17 Car l’écriture dit au Pharaon : Je t’ai suscité * à dessein pour montrer en toi ma puissance et pour qu’on célèbre mon nom par toute la terre. 18 Ainsi donc il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.

 19 Tu vas donc me dire : qu’a-t-il encore à blâmer ? Qui résiste en effet à sa volonté ? * 20 Ô homme ! Vraiment, qui es-tu pour disputer avec Dieu ? L’œuvre va-t-elle dire à celui qui l’a modelée : Pourquoi m’as-tu faite ainsi ? 21 Le potier n’est-il pas maître de son argile pour fabriquer de la même pâte un vase de luxe ou un vase ordinaire ?

 22 Eh bien ! * Si Dieu voulant manifester sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec beaucoup de longanimité des vases de colère devenus dignes de perdition, 23 dans le dessein de manifester la richesse de sa gloire envers des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparé pour la gloire, 24 envers nous qu’il a appelés non seulement d’entre les Juifs mais encore d’entre les païens… *

Romains 9 (14-24)

  •          Verset 17, je t’ai suscité. Comme l’AT, Paul attribue premièrement à la causalité divine (en accentuant encore l’expression : « Je t’ai suscité ») les actions bonnes ou mauvaises des hommes, cf 1 24s.
  •         Verset 19, à sa volonté. Si l’indocilité de l’homme entre ainsi dans le plan divin, comment lui reprocher de ne pas accomplir la volonté de Dieu ? Paul a déjà rencontré une objection analogue, 3 7 ; 6 1, 15, et y a répondu comme ici, par une fin de non recevoir. Dieu est le maître de son œuvre. Le taxer d’injustice n’a pas de sens, cf Mt 20 15.
  •        Verset 22, Eh bien. Phrase difficile, à interpréter en fonction du contexte. Paul explique comment jadis l’endurcissement de Pharaon et aujourd’hui l’infidélité d’Israël, vus dans le plan divin, ne s’opposent point à la justice. Dieu aurait pu anéantir Pharaon comme il pourrait anéantir le peuple Juif ; mais il en supporte l’existence avec longanimité : ainsi (tout en leur laissant le temps du repentir, 2 4), il « manifeste sa colère » (par la multiplication même des péchés, cf 1 3, qui d’ailleurs prépare la conversion); il « fait connaître sa puissance » en triomphant des obstacles, cf v 17, aujourd’hui de l’hostilité des Juifs à l’Évangile.
  • Il exécute ainsi un dessein de miséricorde à l’égard des païens, cf 11 11, 12, 15, 30, à la conversion desquels l’entrée en masse des Juifs dans l’Église eût pu constituer un grave obstacle. En tout cas, c’est parce que les Juifs refusent d’entendre le message que Paul se tourne vers les païens, Ac 13 5. Infidélité d’ailleurs temporaire et ordonnée comme par ricochet à leur conversion future, 11 13-15, 23, 31.
  •         Verset 24, d’entre les païens. La phrase reste en suspens : « comment parler en ce cas d’injustice de Dieu ? ». En effet, tout s’ordonne finalement au salut des uns et des autres, cf 11 32.
  • 04/11 Infidélité et appel prévus par l’Ancien Testament.

9  25 C’est bien ce qu’il dit à Osée : J’appellerai mon peuple celui qui n’était pas mon peuple, et bien-aimée celle qui n’était pas la bien-aimée. 26 Et au lieu même où on leur avait dit : « Vous n’êtes pas mon peuple, » on les appellera fils du Dieu vivant. * 27 Et Isaïe s’écrie en faveur d’Israël : * Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, le reste sera sauvé : 28 car sans retard ni reprise le Seigneur accomplira sa parole sur la terre. * 29 Et comme l’avait prédit Isaïe : Si le Seigneur Sabaot ne nous avait laissé un germe nous serions devenus comme Sodome, assimilés à Gomorrhe.

 30 Que conclure ? * Que des païens qui ne poursuivaient pas de justice ont atteint une justice, la justice de la foi, 31 tandis qu’Israël qui poursuivait une loi de justice, n’a pas atteint la Loi. * 32 Pourquoi ? Parce qu’au lieu de recourir à la foi ils comptaient sur les œuvres. Ils ont buté contre une pierre d’achoppement, 33 comme il est écrit : Voici que je pose en Sion une pierre d’achoppement et un rocher qui fait tomber ; mais qui croit en lui ne sera pas confondu.

Romains 9 (25-33)

  •           Verset 26, Fils du Dieu vivant. Ainsi l’histoire d’Israël lui-même, rappelé par Dieu malgré ses infidélités, devient le type de l’appel des nations, sans aucun droit, au festin messianique.
  • Verset 27, en faveur d’Israël. Les textes choisis annoncent à la fois l’infidélité d’Israël et le retour d’un « reste », cf Is 4 3, dépositaire des promesses, ils préparent ainsi le ch. 11.
  • Verset 28, sur la terre. Une var. (Vulg) conforme la citation au texte des LXX, que Paul abrège. 
  •          Verset 30, que conclure. Cette conclusion introduit l’argument du Ch. Suivant : les causes de l’infidélité d’Israël vues non plus en Dieu, mais en Israël même.
  • Verset 31, pas atteint la Loi. Ce que peut faire le chrétien « la Loi »; var (Vulg): « loi de justice ».
  • 04/11 Les Juifs ont méconnu la justice de Dieu.

10   1 frères, certes l’élan de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, c’est qu’ils soient sauvés. 2 Car je leur rends témoignage qu’ils ont du zèle pour Dieu ; mais c’est un zèle mal éclairé. * 3 Méconnaissant la justice de Dieu et cherchant à établir la leur propre, ils ont refusé de se soumettre à la justice de Dieu. * 4 Car la fin de la Loi, c’est le Christ pour la justification de tout croyant.

Romains 10 (1-4)

  •           Verset 2, zèle mal éclairé. Comme celui de Paul avant sa conversion, Ac 22 3 etc.
  • Verset 3, justice de Dieu. La justification n’est pas un bien à conquérir, mais une grâce à accueillir par la foi au Christ, cf Rm 1 16 ; 4 25 ; 7 7.

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Rm 1 24s. 24 Aussi Dieu les a-t-il livré selon les convoitises de leur cœur à une impureté où ils avilissent eux-mêmes leurs propres corps ; 25 eux qui ont échangé la vérité de Dieu contre le mensonge, adoré et servi la créature de préférence au Créateur, qui est béni éternellement ! Amen. 

Rm 3 7 ; 7 Mais si mon mensonge a rehaussé la vérité de Dieu pour sa gloire, de quel droit suis-je jugé moi aussi comme un pécheur ?  Ou bien, comme certains nous accusent outrageusement de le dire, devrions-nous faire le mal pour qu’en sorte le bien ? Ceux-là méritent leur condamnation.

Rm 6 1, 15, 1 Que dire alors ? Qu’il nous faut rester dans le péché, pour que la grâce se multiplie ? Certes non ! Si nous sommes morts au péché, comment continuer de vivre en lui ? Ou bien ignorez-vous que, baptisés dans le Christ Jésus, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême dans la mort, afin que, comme le Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, nous vivions nous aussi dans une vie nouvelle. — 15 Quoi donc ? Allons-nous pécher parce que nous ne sommes pas sous la Loi, mais sous la grâce ? Certes non ! 16 Ne savez-vous pas qu’en vous offrant à quelqu’un comme esclaves pour obéir, vous devenez les esclaves du maître à qui vous obéissez, soit du péché pour la mort, soit de l’obéissance pour la justice ? 

Mt 20 15. 13 Alors il répliqua en disant à l’un d’eux : « Mon ami, je ne te lèse en rien : n’est-ce pas d’un denier que nous sommes convenus ? » 14 Prends ce qui te revient et va-t’en. Il me plaît de donner à ce dernier venu autant qu’à toi : 15 « N’ai-je pas le droit de disposer de mes biens comme il me plaît ? Ou faut-il que tu sois jaloux parce que je suis bon ? » 16 Voilà comment les derniers seront premiers, et les premiers seront derniers. 

Ac 13 5. Eux donc, envoyés en mission par le Saint Esprit, descendirent à Séleucie, d’où ils firent voile pour Chypre. Arrivés à Salamine, ils se mirent à annoncer la parole de Dieu dans les synagogues des Juifs. Ils avaient avec eux Jean comme auxiliaire.

Rm 11 13-15, 23, 31.  12 Et si leur faux pas a fait la richesse du monde et leur amoindrissement la richesse des païens, que ne fera pas leur totalité ! 13 Or je vous le dis à vous, les païens, je suis bien l’apôtre des païens et j’honore mon ministère, 14 mais c’est avec l’espoir d’exciter la jalousie de ceux de mon sang et d’en sauver quelques-uns. 15 Car si leur mise à l’écart fut une réconciliation pour le monde, que sera leur admission, sinon une résurrection d’entre les morts ?  — 23 Et eux, s’ils ne demeurent pas dans l’incrédulité, ils seront greffés : Dieu est bien assez puissant pour les greffer à nouveau. 24 En effet, si toi tu as été retranché de l’olivier sauvage auquel tu appartenais par nature, et greffé, contre nature, sur un olivier franc, combien plus eux, les branches naturelles, seront-ils greffés sur leur propre olivier ! —-  30 En effet, de même que jadis vous avez désobéi à Dieu et qu’au temps présent vous avez obtenu miséricorde grâce à leur désobéissance, 31 eux de même au temps présent ont désobéi grâce à la miséricorde exercée envers vous, afin qu’eux aussi ils obtiennent au temps présent miséricorde. 32 Car Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance pour faire à tous miséricorde.

Ac 22 3 ;  Quand ils entendirent qu’il s’adressait à eux en langue hébraïque, leur silence se fit plus profond. Il poursuivit : « Je suis né Juif. Né à Tarse en Cilicie, j’ai cependant été élevé ici dans cette ville, et c’est aux pieds de Gamaliel que j’ai été formé à l’exacte observance de la Loi de nos Pères, et j’étais rempli du zèle de Dieu, comme vous l’êtes tous aujourd’hui. J’ai persécuté à mort cette Voie, chargeant de chaînes et jetant en prison hommes et femmes, comme le grand prêtre m’en est témoin, ainsi que tout le collège des anciens.

Rm 1 16 ; 16 Car je ne rougis pas de l’Évangile : Il est une force de Dieu pour le salut de tout homme qui croit, du Juif d’abord, puis du Grec. 17 Car en lui la justice de Dieu se révèle de la foi à la foi, comme il est écrit : Le juste vivra de la foi.

Rm 4 25 ; 23 Or quand l’Écriture dit que sa foi lui fut comptée, ce n’est point pour lui seul ; elle nous visait également, 24 nous à qui la foi doit être comptée, nous qui croyons en celui qui ressuscita d’entre les morts Jésus notre Seigneur, 25 livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification. 

Rm 7 7. 7 Qu’est-ce à dire ? Que la Loi est péché ? Certes non ! Seulement je n’ai connu le péché que par la Loi. Et, de fait, j’aurais ignoré la convoitise si la Loi n’avait dit : Tu ne convoiteras pas ! 8 Mais, saisissant l’occasion, le péché par le moyen du précepte produisit en moi toute espèce de convoitise : car sans la Loi le péché n’est qu’un mort.