(11)-ÉPÎTRE AUX PHILIPPIENS

Chapitres : 1– 2 3 

Philippiens Chap. 2

Garder l’unité dans l’humilité. 

Philippiens 2 (1-11)

          Verset 1, d’appel pressant. Litt. : « s’il y a quelque appel pressant, etc. », sorte d’adjuration affectueuse par ce qu’il y a de plus sacré.

          Dans l’Esprit. Allusion voilée mais probable à la Trinité, l’ Amour étant donné comme caractéristique du Père, cf 2 Co 13 13+.

          Verset 2, vos sentiments. Cette exhortation pressante à l’unité laisse deviner que des divisions intestines menaçaient la paix de la communauté de Philippes, et remarquer l’insistance que met Paul à les interpeller « tous » ensemble : 1 1, 4, 7, 8, 25 ; 2 17, 26 ; 4 21.

          Verset 5, le Christ Jésus. Les v v 6-11 constituent une hymne que d’aucuns croient antérieures à Paul. Les diverses étapes du mystère du Christ y sont marquées par autant de strophes : la préexistence divine, l’abaissement de l’Incarnation, l’abaissement ultérieur de la mort, la glorification céleste, l’adoration de l’univers, le titre nouveau du Christ. Il s’agit du Christ historique, Dieu et homme, dans l’unité de sa personnalité concrète que Paul ne divise jamais, bien qu’il distingue ses divers états d’existence, cf Col 1 13s.

          Verset 6, condition divine. Litt. : « Lui qui se trouvait dans la forme de Dieu », où le mot « forme » désigne les attributs essentiels qui manifestent au dehors la »nature » » : le Christ, étant Dieu, en avait de droit toutes les prérogatives.

–          À Dieu. Litt. : « il ne regarda pas l’état d’égalité avec Dieu comme une proie » (à ne pas lâcher, ou mieux à saisir). Il ne s’agit pas de l’égalité de nature, supposée par la « condition divine », et dont le Christ ne saurait se dépouiller, mais d’une égalité de traitement, de dignité manifestée et reconnue, que Jésus aurait pu revendiquer, même dans son existence humaine. On peut songer à l’attitude opposée d’Adam, Gn 3 5, 22.

          Verset 7, lui-même. Litt : « il se vida de lui-même ». Du verbe grec signifiant « vider » est venu le terme de « kénose ». Il s’agit moins du fait de l’Incarnation que de son mode. Ce dont le Christ fait homme s’est librement dépouillé, ce n’est pas la nature divine, mais la gloire qu’elle lui valait de droit, qu’il possédait dans sa préexistence, cf Jn 17 5, et qui aurait dû normalement rejaillir sur son humanité (cf la Transfiguration, Mt 17 1-8p). Il a choisi de s’en priver pour ne la recevoir que du Père, cf Jn 8 50, 54, comme prix de son sacrifice, v v 9-11.

          D’esclave. Le titre s’oppose au titre de « Seigneur », v 11 ; cf Ga 4 1; Col 3 22s  : le Christ fait homme a adopté une voie de soumission et d’humble obéissance, v 8. Il est probable que Paul songe au « Serviteur » d’Is 52 13 – 52 12, Cf Is 42 1+.

          Aux hommes. Donc non seulement un vrai homme, mais un homme « comme les autres », partageant toutes les faiblesses de la condition humaine, hormis le péché.

          Un homme Litt : « ayant été trouvé tel qu’un homme par son aspect ».

          Verset 9, Dieu l’a-t-il exalté. Litt : « sur exalté ». Par la Résurrection et l’Ascension. La Résurrection est l’œuvre par excellence de la Puissance de Dieu, Rm 1 4.

          Le Nom. Donner un nom, c’est conférer une qualité réelle, cf Ep 1 21 ; He 1 4. Ce nom est celui de « Seigneur », v 11 ; ou plus profondément, le Nom divin ineffable qui, dans le triomphe du Christ ressuscité, s’exprime par le titre de « Seigneur» ; cf Ac 2 21+ ; 3 16+.

          De tout nom. En particulier au dessus des catégories angéliques, cf Ep 1 21 ; He 1 4; 1 P 3 22.

          Verset 10, les enfers. Ces trois divisions cosmiques embrassent tout l’univers, cf Ap 5 3, 13. – « dans les enfers », Litt : « sous la terre », semble intéresser plutôt les hôtes du shéol, Nb 16 33+, que les démons.

          Verset 11, proclame. Var : « proclamera ».

          Seigneur. Omis : « Christ ». – c’est la profession de foi essentielle au christianisme, Rm 10 9 ; 1 Co 12 3. Voir aussi Col 2 6 ; Ap 19 16. En utilisant Is 45 23 qui s’applique à Yahvé (cf Rm 14 11), Paul montre bien le caractère divin qu’il attache au titre de « Seigneur », cf aussi Jn 20 28 et Ac 2 36+. Dieu a exalté Jésus, et sa gloire se trouve donc accrue même par l’abaissement du Fils, 2 7.

          Le Père. Vulgate a compris : « que le Seigneur Jésus Christ est dans la gloire de Dieu le Père ».

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2 Co 13 13+.13 La grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous !

Jn 17 5,  5 Et maintenant, Père, glorifie-moi auprès de toi * de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que fût le monde. * 6 J’ai manifesté ton nom * aux hommes, que tu as tirés du monde pour me les donner. Ils étaient à toi et tu me les as donnés et ils ont gardés ta parole.

Jn 8 50, 54, 50 Je ne cherche pas ma gloire ; il est quelqu’un qui la cherche et qui juge. 51 En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. ———  54 Jésus répondit : « Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites : « Il est notre Dieu »55 et vous ne le connaissez pas ; mais moi, je le connais ; et si je disais : « Je ne le connais pas, » je serais semblable à vous, un menteur. Mais je le connais et je garde sa parole. 

Col 3 22s  22 Esclaves, obéissez en tout à vos maîtres d’ici bas, non d’une obéissance tout extérieure qui cherche à plaire aux hommes, mais en simplicité de cœur, dans la crainte du Maître. * 23 Quel que soit votre travail, faites-le avec âme, comme pour le Seigneur et non pour des hommes, 24 sachant que le Seigneur vous récompensera en vous faisant ses héritiers. 

Rm 1 4. 1 1 Paul, serviteur du Christ Jésus, apôtre * par vocation, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu, 2 que d’avance il avait promis par ses prophètes dans les saintes Écritures, concernant son Fils, issu de la lignée de David selon la chair, établi * Fils de Dieu avec puissance selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection des morts, * Jésus Christ notre Seigneur,

1 P 3 22.21 Ce qui y correspond, * c’est le baptême qui vous sauve à présent et qui n’est pas l’enlèvement d’une souillure charnelle, * mais l’engagement * à Dieu d’une bonne conscience par la résurrection de Jésus Christ, 22 lui qui, passé au ciel, est à la droite de Dieu, * après s’être soumis les Anges, les Dominations et les Puissances. 

Jn 20 28  28 Thomas lui répondit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » 29 Jésus lui dit : « Parce que tu me vois, tu crois. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru. »

Travailler au salut.

Philippiens 2 (12-18)

          Verset 17. De votre foi. Paul fait de l’usage (grec et juif) des libations répandues sur les victimes dans les sacrifices une application métaphorique au culte spirituel des temps nouveaux : le sang versé dans sa condamnation à mort viendrait s’ajouter au sacrifice que constitue chez les chrétiens le service de la foi, cf 3 3; 4 18; Rm 1 9+.

Mission de Timothée et d’Épaphrodite.

Philippiens 2 (19-30)

          Verset 30, l’œuvre du Christ. Var : « l’œuvre du Seigneur » ou « l’œuvre ».

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