02/02 Les noces de Cana.

  • 02/02 Les noces de Cana.

2 1 Le troisième jour, * il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était. * 2 Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples. 3 Or il n’y avait plus de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit : « Ils n’ont pas de vin. » 4 Jésus lui dit : “ Que me veux-tu, * femme? * Mon heure n’est pas encore arrivée ”. * 5 Sa mère dit aux servants : « tout ce qu’il vous dira, faites-le. »

 6 Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures. 7 Jésus leur dit : “ Remplissez d’eau ces jarres ”. Ils les remplirent jusqu’au bord. 8 Il leur dit : “ Puisez maintenant et portez en au maître du repas ”. Ils lui en portèrent. 9 Lorsque le maître du repas eut goûté l’eau changée en vin – et il ne savait pas d’où il venait, tandis que les servants le savaient, eux qui avaient puisé l’eau – le maître du repas appelle le marié 10 et lui dit : « Tout homme sert d’abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon. Toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à présent ! » 11 Tel fut le premier des signes * de Jésus, il l’accomplit à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui. 12 Après quoi, il descendit à Capharnaüm ; lui ainsi que sa mère et ses frères et ses disciples, et ils n’y demeurèrent que peu de jours.

Évangile Jean 2 (1-12)

  •           Verset 1, le troisième jour. Trois jours après la rencontre avec Philippe et Nathanaël ; l’évangile s’ouvre ainsi par une semaine complète comptée presque jour par jour, et aboutissant à la manifestation de la gloire de Jésus.
  •         Mère de Jésus y était. Marie est présente au premier miracle qui révèle la gloire de Jésus, et de nouveau à la croix. Par une intention manifeste, plusieurs traits se répondent dans les deux scènes.
  •         Verset 4, que me veux-tu. Litt. : « Quoi à moi et à toi ? « , sémitisme assez fréquent dans l’A T, Jg 11 12 ; 2 S 16 10 etc., et dans le N T, Mt 8 29 ; Mc 1 24 ; 5 7 ; Lc 4 34 ; 8 28. On l’emploie pour repousser une intervention jugée inopportune ou même pour signifier à quelqu’un qu’on ne veut avoir aucun rapport avec lui. Le contexte seul permet de préciser la nuance exacte. Ici, Jésus objecte à sa mère le fait que « son heure n’est pas encore arrivée ».
  •         Femme. Cette appellation, insolite d’un fils à sa mère, sera reprise en 19 26, où sa signification s’éclaire comme un rappel de Gn 3 15-20 : Marie est la nouvelle Ève, « la mère des vivants ».
  •           Mon heure. « L’heure » de Jésus est l’heure de sa glorification, de son retour à la droite du Père. L’évangile en marque l’approche, 7 30 ; 8 20 ; 12 23, 27 ; 13 1 ; 17 1. Fixée par le Père, elle ne saurait être avancée. Le miracle obtenu par l’intervention de Marie en sera cependant l’annonce symbolique.
  •         Verset 11, le premier des signes. Tout prophète devait prouver l’authenticité de sa mission par des « signes », des prodiges accomplis au nom de Dieu, Is 7 11 etc. ; Jn 3 2 ; 6 29, 30 ; 7 3, 31 ; 9 16, 33 ; on attendait spécialement du Messie qu’il renouvelât les prodiges de Moïse, 1 21+. Jésus accomplit donc des signes pour inciter les hommes à croire en sa mission divine, 2 11, 23 ; 4 48-54 ; 11 15, 42 etc., car ses œuvres témoignent que Dieu l’a envoyé, que le Père est en lui, 10 30+, avec la puissance de sa gloire, 1 14+, le Père accompli lui-même ces œuvres. Beaucoup cependant refusent de croire. Leur péché demeure, 9 41 ; 15 24, Mt 8 3+.

B). LA PREMIÈRE PÂQUE

  • 02/02 La purification du Temple.

2  13 La Pâque des Juifs était proche et Jésus monta à Jérusalem. 14 Il trouva dans le Temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de colombes et les changeurs assis. 15 Se faisant un fouet de cordes, il les chassa du Temple, et les brebis et les bœufs ; il répandit la monnaie des changeurs et renversa leurs tables, 16 et aux vendeurs de colombes il dit : « Enlevez cela d’ici. Ne faites pas de la maison de mon père une maison de commerce. » 17 Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit :

« Le zèle pour ta maison me dévorera. »

 18 Alors les Juifs prirent la parole et lui dirent : « Quel signe nous montres-tu pour agir ainsi ? » 19 Jésus leur répondit : “ Détruisez ce sanctuaire et en trois jours je le relèverai ”. * 20 Les Juifs lui dirent alors : « Il a fallu quarante six ans pour bâtir ce sanctuaire, * et toi, en trois jours tu le relèveras ? » 21 Mais lui parlait du sanctuaire de son corps. * 22 Aussi, quand il ressuscita d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela, et ils crurent à L’écriture et à la parole qu’il avait dite.

Évangile Jean 2 (13-22)

  •          Verset 19, je le relèverai. Le Christ johannique aime à se servir des mots qui, outre leur sens naturel (seul compris par les interlocuteurs) sont susceptibles d’en revêtir un autre, surnaturel ou figuré, cf 2 21 (Temple); 3 4+ (renaissance); 4 15 (eau vive); 6 34 (pain vivant); 7 35 (partir); 8 33 (servitude); 11 11s (réveiller); 12 34 (élever); 13 9 (laver); 13 36 (partir); 14 22 (se manifester). D’ou une méprise, qui donne au Christ l’occasion de développer son enseignement, cf 13 11+.
  •         Verset 20, ce sanctuaire. La reconstruction du Temple avait été entreprise en 19 avant notre ère. Ce qui situe la scène à la Pâque de l’an 28.
  •         Verset 21, sanctuaire de son corps. Le corps du Christ ressuscité sera le centre du culte en esprit et vérité, 4 21s, le lieu de la présence divine, 1 14, le temple spirituel d’où jailli la source d’eau vive, 7 37-39 ; 19 34. C’est là un des grands symboles johanniques.
  • 02/02 Séjour à Jérusalem.

2  23 Comme il était à Jérusalem durant la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il faisait. 24 Mais Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous 25 et qu’il n’avait pas besoin d’un témoignage sur l’homme : car lui-même connaissait ce qu’il y avait dans l’homme.

Évangile Jean 2 (23-25)

  • 02/02 Entretien avec Nicodème.

3 1 Or il y avait parmi les Pharisiens un homme du nom de Nicodème, un notable des Juifs. 2 Il vint de nuit trouver Jésus et lui dit : « Rabbi, nous le savons, tu viens de la part de Dieu comme un Maître : personne ne peut faire les signes que tu fais, si Dieu n’est pas avec lui ». 3 Jésus lui répondit : “ En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d’en haut, nul ne peut voir le Royaume de Dieu ” * 
4 Nicodème lui dit : « Comment un homme peut-il naître, étant vieux ? Peut-il une seconde fois entrer dans le sein de sa mère et naître ? » 5 Jésus répondit :
« En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître * d’eau et d’Esprit, nul ne peut entrer dans le Royaume de Dieu.
6 Ce qui est né de la chair est chair, ce qui est né de l’Esprit est esprit.
7 Ne t’étonnes pas, si je t’ai dit : Il vous faut naître d’en haut.
8 Le vent * souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. “ Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit ”.
9 Nicodème lui répondit : « Comment cela peut-il se faire ? »
10 Jésus lui répondit : “ Tu es Maître en Israël, et ces choses-là, tu ne les saisis pas ?
11 En vérité, en vérité, je te le dis, nous parlons de ce que nous savons * et nous attestons ce que nous avons vu ; mais vous n’accueillez pas notre témoignage. *
 12 Si vous ne croyez pas quand je vous dis les choses de la terre comment croirez-vous quand je vous dirai les choses du ciel. *
 13 Nul n’est monté au ciel, * hormis celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme.
14 Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi faut-il que soit élevé le Fils de l’homme, *
 15 afin que quiconque croit ait par lui la vie éternelle. *
 16 Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais ait la vie éternelle.
17 Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
18 Qui croit en lui n’est pas jugé ; qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au Nom * du Fils unique de Dieu.
19 Et tel est le jugement : la lumière est venue dans le monde et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises.
20 Quiconque, en effet, commet le mal hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient démontrées coupables,
21 mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, afin que soit manifesté que ses œuvres sont faites en Dieu ”.

Évangile Jean 3 (1-21)

  •           Verset 3, le Royaume de Dieu. Seul exemple en Jn, avec le v 5, de cette expression fréquente dans les synoptiques, Mt 4 17+. Au Royaume correspond chez Jn la « vie » ou la « vie éternelle ».
  •         Verset 5, à moins de naître. Allusion au baptême et à sa nécessité absolue, cf Rm 6 4+.
  •         Verset 8, le vent. En grec comme en hébreux, le même mot désigne le vent et l’esprit.
  •           Verset 11, ce que nous savons. Le Christ ne parle pas de son propre chef, il dit ce qu’il a vu auprès du Père, il transmet les paroles et l’enseignement du Père, 3 34 ; 8 28 etc. Il est la parole 1 1, 14. Parole efficace : par elle tout fut tiré du néant, les morts sortent vivants du tombeau, les hommes sont vivifiés, purifiés ; l’homme devient enfant de Dieu ; par le don de l’Esprit, principe d’immortalité.
  • Une seule condition pour l’homme : croire en la parole, demeurer en elle, la garder, suivre son commandement d’amour. Mais la Parole est mystérieuse, dure à entendre ; en l’entendant les hommes sont divisés : les uns croient, les autres se retirent, déçus, 6 66, malgré les « signes », 2 11+ ; cette Parole qu’ils ont rejetée les condamnera au dernier jour, 12 48.
  •           Notre témoignage. Le recours constant au témoignage donne à l’évangile de Jean le mouvement d’un immense procès. Annoncé par le témoignage de Jean le Baptiste, Jésus rends témoignage à la vérité, 18 37, contre le monde, 7 7, au Père et à lui-même comme envoyé du Père, 3 11, 31-32 etc. Le Père à son tour témoigne en faveur du Fils, 5 31-37 ; 8 18, et également l’Esprit, 15 26. À ce faisceau de témoignages les apôtres joindront le leur, 15 27 etc.
  •         Verset 12, les choses du ciel. La foi, consiste chez Jean à « recevoir » Jésus, à le « connaître », et le Père avec lui, à reconnaître en lui l’envoyé et le Fils ; à venir à lui, à le « voir ». Provoquée par des signes, et appuyée par des témoignages, elle introduit à la vie éternelle. Elle s’exerce dans l’amour qui garde la parole et les commandements. C’est d’après cette attitude fondamentale envers lui que Jésus juge les hommes, 3 17-18, 36 ; 5 29, 44-47.
  •         Verset 13, monté au ciel. Allusion à l’Ascension, qui manifestera l’origine céleste de Jésus et l’intronisera dans la gloire du Fils de l’homme.
  •         Verset 14, le Fils de l’homme. Doit être « élevé », à la fois dressé sur la croix et réintroduit dans la gloire du Père, 1 51 ; 8 28 etc. Pour être sauvé, il faudra regarder le Christ élevé sur la croix, Nb 21 8 ; Za 12 10 ; Jn 19 37+, c’est-à-dire croire qu’il est le Fils unique de Dieu. On sera alors purifié par l’eau de son coté transpercé, Jn 19 34 ; Za 13 1. Le titre, chez Jn, dénote une insistance sur l’humanité de Jésus, bien que son origine divine, fortement marquée, motive les actes où il anticipe sur les prérogatives eschatologiques, 5 26-29 ; 6 27, 53 ; 9 35.
  •         Verset 15, par lui la vie éternelle. Dieu, maître absolu de la vie a transmis sa maîtrise au Fils. Le fils est lui-même la vie. Il a la vie en lui et la donne à ceux qui croient en lui. Cette vie est symbolisée par l’eau, et nourrie par la parole, 6 35+. Elle est souvent qualifiée d’éternelle, mot qui dénote une qualité proprement divine par laquelle la vie est au-delà de ce qui est corporel et du temps, de la durée mesurable, Gn 21 33 etc. Elle est promise aux croyants, mais elle leur est déjà donnée, Jn 3 36 ; 5 24 ; 6 40 etc. ; elle s’achèvera dans la résurrection Jn 6 39-40, 54 ; 11 25-26 etc.
  • Verset 18, au Nom. Sémitisme : le nom représente la personne.

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Nb 21 8 ; 6 Dieu envoya alors contre le peuple les serpents brûlants, dont la morsure fit périr beaucoup de monde en Israël. 7 Le peuple vint dire à Moïse : « Nous avons péché en parlant contre Yahvé et contre toi. Intercède auprès de Yahvé pour qu’il éloigne de nous ces serpents. » Moïse intercéda pour le peuple 8 et Yahvé lui répondit : « Façonne-toi un Brûlant que tu placeras sur un étendard. Quiconque aura été mordu et le regardera restera en vie. » 9 Moïse façonna donc un serpent d’airain qu’il plaça sur l’étendard, et si un homme était mordu par quelque serpent, il regardait le serpent d’airain et restait en vie.

Za 12 10 ; 9 II arrivera en ce jour-là que je chercherai à détruire toutes les nations qui viendront contre Jérusalem. 10 Mais je répandrai sur la maison de David et sur l’habitant de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils regarderont vers moi. Celui qu’ils ont transpercé, ils se lamenteront sur lui comme on se lamente sur un fils unique ; ils le pleureront comme on pleure un premier-né. 11 En ce jour-là grandira la lamentation dans Jérusalem,

Jean 19 34 ; 33 Venus à Jésus, quand ils virent qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, 34 mais l’un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l’eau. 35 Celui qui a vu rend témoignage – son témoignage est véritable, et celui-là sait qu’il dit vrai – pour que vous aussi vous croyiez. 36 Car cela est arrivé afin que l’écriture fût accomplie : Pas un os ne lui sera brisé. 37 Et une autre écriture dit encore : Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé.

Jean 6 35+ 32 Jésus leur répondit : “ En vérité, en vérité, je vous le dis, non, ce n’est pas Moïse qui vous a donné le pain qui vient du ciel ; mais c’est mon Père qui vous le donne, le pain qui vient du ciel, le vrai ; 33 car le pain de Dieu, c’est celui qui descend du ciel et donne la vie au monde ”. 34 Ils lui dirent alors : « Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. » 35 Jésus leur dit : “ Je suis le pain de vie. Qui vient à moi n’aura jamais faim ; qui croit en moi n’aura jamais soif. 36 Mais je vous l’ai dit : vous me voyez et vous ne me croyez pas. 37 Tout ce que me donne le Père viendra à moi, et celui qui vient à moi, je ne le jetterai pas dehors ; 38 car je suis descendu du ciel pour faire non pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. 39 Or c’est la volonté de celui qui m’a envoyé que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je les ressuscite au dernier jour. 40 Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour ”.

Jean 5 26-29 ;  25 En vérité, en vérité, je vous le dis, l’heure vient – et c’est maintenant, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.  26 Comme le père en effet a la vie en lui même, de même a-t-il donné au Fils d’avoir aussi la vie en lui même 27 et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement parce qu’il est Fils d’homme. 28 N’en soyez pas étonnés, car elle vient, l’heure où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix 29 et sortiront ; ceux qui auront fait le bien, pour une résurrection de vie, ceux qui auront fait le mal, pour une résurrection de jugement.

Gn 21 33 ; 33 Abraham planta un tamaris à Bersabée et il y invoqua le nom de Yahvé, Dieu d’éternité. 34 Abraham séjourna longtemps au pays des Philistins.

Jn 3 36 ; 36 Qui croit au Fils a la vie éternelle ; qui refuse de croire au Fils ne verra pas la vie ; mais la colère de Dieu demeure sur lui ”.

Jn 6 39-40, 54 ; 39 Or c’est la volonté de celui qui m’a envoyé que je ne perde rien de tout ce qu’il m’a donné, mais que je les ressuscite au dernier jour. 40 Oui, telle est la volonté de mon Père, que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle, et je le ressusciterai au dernier jour ”. — 54 Qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour. 55 Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang vraiment une boisson. 56 Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui. 57 De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé et que je vis par le Père, de même celui qui me mange, lui aussi vivra par moi.