02/19 Présentation de l’Épître aux Romains. Rm 1

  • 02/19 Présentation de l’Épître aux Romains. *

1 Paul, serviteur du Christ Jésus, apôtre * par vocation, mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu, 2 que d’avance il avait promis par ses prophètes dans les saintes Écritures, 3 concernant son Fils, issu de la lignée de David selon la chair, 4 établi * Fils de Dieu avec puissance selon l’Esprit de sainteté, par sa résurrection des morts, * Jésus Christ notre Seigneur, 5 par qui nous avons reçu grâce et apostolat pour prêcher, à l’honneur de son nom, l’obéissance de la foi * parmi tous les païens, 6 dont vous faites partie, vous aussi, appelés de Jésus Christ, 7 à tous les biens aimés de Dieu qui sont à Rome, aux saints par vocation. À vous grâce et paix de par Dieu notre Père et le Seigneur Jésus Christ.

Romains 1 (1-7)

  •                Titre. Selon un formulaire accoutumé de son temps, Paul commence ses épîtres par une adresse (nom de l’expéditeur et des destinataires, salutations selon un souhait) suivie d’une action de grâces et d’une prière. Mais il donne à ces formules un tour chrétien qui lui est propre, et surtout il les dilate en y coulant une pensée théologique qui annonce d’ordinaire les thèmes majeurs de chaque épître. – ici ces thèmes sont : la gratuité de l’élection divine, le rôle de la foi dans la justification, le salut par la mort et la résurrection du Christ, l’harmonie des deux testaments.  
  •   Verset 1, apôtre. Ce titre d’origine juive qui signifie « envoyé », cf Jn 13 16 ; 2 Co 8 23 ; Ph 2 25, est appliqué dans le NT, tantôt aux Douze disciples choisis par le Christ, pour être ses témoins, Ac 1 8, tantôt d’une façon plus large, aux missionnaires de l’Évangile, Rm 16 7 ; 1 Co 12 28 ; Ep 2 20, 3 5 ; 4 11.
  • Bien que Paul n’ait pas été incorporé au collège des Douze, son charisme exceptionnel de mission auprès des païens, Ac 26 17 ; Rm 11 13 ; 1 Co 1 1 etc., fait de lui un apôtre du Christ, Rm 1 1 ; 1 Co 1 1, etc., il a vu le Christ ressuscité, 1 Co 9 1, et reçu de lui, Rm 1 5, Ga 1 16, la mission d’être son témoin, Ac 26 16. Tout en se reconnaissant le dernier des apôtres, 1 Co 15 9, il marque clairement qu’il est leur égal, 1 Co 9 5 ; Ga 2 6-9, et ne leur doit pas son Évangile, Ga 1 1, 17, 19.     
  •    Verset 4, établi. Vulgate : « prédestiné » .
  •           Résurrection des morts. Paul attribue toujours la résurrection du Christ à l’action de Dieu, 1 Th 1 10 ; 1 Co 6 14 ; 15 15 etc., qui y a manifesté sa « puissance », 2 Co 13 4 ; Rm 6 4 ; Ph 3 10 ; Col 2 12 ; Ep 1 19s ; He 7 16. C’est par l’Esprit Saint qu’il a été ramené à la vie, Rm 8 11, et placé dans son état glorieux de « Kyrios », Ph 2 9-11 ; Ac 2 36 ; Rm 14 9, où il mérite un titre nouveau, messianique, son nom éternel de « Fils de Dieu », Ac 13 33 ; He 1 1-5 ; 5 5 ; cf Rm 8 11+ ; 9 5+.   
  •      Verset 5, l’obéissance de la foi. Moins sans doute l’obéissance due au message évangélique que celle qui est adhésion de foi, cf Ac 6 7 ; Rm 6 16-17 ; 10 16 etc.
  • 02/19 Action de grâce et prière.

1  8 Et d’abord je remercie mon Dieu par Jésus Christ à votre sujet à tous, de ce qu’on publie votre foi dans le monde entier. 9 Car Dieu m’est témoin, à qui je rends un culte * spirituel * en annonçant l’Évangile de son Fils, avec quelle continuité je fais mémoire de vous 10 et demande constamment dans mes prières d’avoir enfin une occasion favorable, si Dieu le veut, d’aller jusqu’à vous. 11 Car j’ai un vif désir de vous voir, afin de vous communiquer quelque don spirituel, pour vous affermir, 12 ou plutôt éprouver le réconfort parmi vous de votre foi commune à vous et à moi. 13 Je ne veux pas vous laisser ignorer, frères, que j’ai souvent projeté de me rendre chez vous – mais j’en fus empêché jusqu’ici – afin de recueillir aussi quelque fruit parmi vous comme parmi les autres païens. 14 Je me dois aux Grecs * comme aux barbares, aux savants comme aux ignorants : 15 de là mon empressement * à vous porter l’Évangile à vous aussi, habitants de Rome.

Romains 1 (8-15)

  •          Verset 9, je rends un culte. Litt : « je rends un culte en mon esprit ». Le ministère apostolique est un acte de culte rendu à Dieu, cf 15 16, comme aussi, toute la vie chrétienne animée par la charité, 12 1 ; Ph 2 17 ; 3 3 ; 4 18 ; Ac 13 2 ; 2 Tm 1 3 ; etc.   
  •     Spirituel. L’esprit (pneuma) désigne parfois chez Paul la partie supérieure de l’homme, Rm 1 9; 8 16 ; 1 Co 2 11 ; 16 18 ; 2 Co 2 13 ; 7 13 ; Ga 6 18 etc., qui se distingue de sa partie inférieure, la chair (1 Co 5 5 ; 2 Co 7 1 ; Col 2 5 ; Mt 26 41 ; 1 P 4 6 ; Rm 7 5), le corps (1 Co 5 3s ; 7 34 ; cf Jc 2 26 ; Rm 7 24), voire la psyché (1 Th 5 23 ; cf He 4 12 ; Jude 1.9), et qui correspond d’une certaine manière au « Noûs » (Rm 7 25+ ; Ep 4 23).
  • Comparez le sens analogue de « disposition d’esprit », 1 Co 4 21 ; 2 Co 12 18 ; Ga 6 1 ; Ph 1 27. En adoptant ce terme de préférence au « Noûs » de la philosophie grecque, la tradition biblique, cf Gn 6 17+ ; Is 11 2+, laisse entendre la correspondance profonde entre l’esprit de l’homme et l’Esprit de Dieu qui le suscite et le dirige, Rm 5 5+; Ac 1 8+. Cette correspondance est telle qu’en plusieurs des textes cités et en d’autres encore, cf Rm 12 11 ; 2 Co 6 6 ; Ep 4 3, 23 ; 6 18 ; Ph 3 3 etc., il est malaisé de dire de quel esprit il s’agit, naturel ou surnaturel, personnel ou participé.      
  •     Verset 14, aux Grecs. Les « Grecs » opposés aux « barbares », désignent tous les hommes « cultivés », y compris les Romains (qui avaient adopté la culture grecque) ; opposés aux « Juifs », ils désignent tous les païens, 1 16 ; 2 9-10 ; 3 9 ; 10 12 ; 1 Co 1 22-24 ; etc.   
  •    Verset 15, mon empressement. On peut aussi traduire : « aussi, autant qu’il est en moi, suis-je prêt ».

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Ac 13 2 ; 1 Il y avait dans l’Église établie à Antioche des prophètes et des docteurs : Barnabé, Syméon appelé Niger, Lucius de Cyrène, Manaën, ami d’enfance d’Hérode le tétrarque, et Saul. 2 Or un jour, tandis qu’ils célébraient le culte du Seigneur et jeûnaient, l’Esprit Saint dit : « Mettez-moi donc à part Barnabé et Saul en vue de l’œuvre à laquelle je les ai appelés ». 3 Alors, après avoir jeûné et prié, ils leurs imposèrent les mains et les laissèrent à leur mission.

2 Tm 1 3 ; 3 Je rends grâces à Dieu que je sers, à la suite de mes ancêtres, avec une conscience pure, lorsque, sans cesse, nuit et jour, je fais mémoire de toi dans mes prières. 4 En me rappelant tes larmes, je brûle de désir de te revoir, afin d’être rempli de joie. 

Rm 1 9 ; Car Dieu m’est témoin, à qui je rends un culte spirituel en annonçant l’Évangile de son Fils, avec quelle continuité je fais mémoire de vous 10 et demande constamment dans mes prières d’avoir enfin une occasion favorable, si Dieu le veut, d’aller jusqu’à vous. 

Rm 8 16 ; 16 L’Esprit en personne se joint à notre esprit pour attester que nous sommes enfants de Dieu. 17 Enfants, et donc héritiers de Dieu, et cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour être aussi glorifiés avec lui.

Rm 12 11 ; 11 d’un zèle sans nonchalance, dans la ferveur de l’esprit, au service du Seigneur, 12 avec la joie de l’espérance, constants dans la tribulation, assidus à la prière, 13 prenant par aux besoins des saints, avides de donner l’hospitalité.

2 Co 6 6 ; 4 Au contraire, nous nous recommandons en tout comme des ministres de Dieu : par une grande constance dans les tribulations, dans les détresses, dans les angoisses, 5 sous les coups, dans les prisons, dans les désordres, dans les fatigues, dans les veilles, dans les jeûnes ; 6 par la pureté, par la science, par la patience, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sans feinte, 7 par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice ; 

Rm 1 16 ; 16 Car je ne rougis pas de l’Évangile : Il est une force de Dieu pour le salut de tout homme qui croit, du Juif d’abord, puis du Grec. 17 Car en lui la justice de Dieu se révèle de la foi à la foi, comme il est écrit : Le juste vivra de la foi.

Rm 2 9-10 ; Tribulations et angoisse à toute âme humaine qui s’adonne au mal, au Juif d’abord, puis au Grec ; 10 gloire, honneur et paix à quiconque fait le bien, au Juif d’abord, puis au Grec ; 11 car Dieu ne fait pas acception des personnes.