- 07/23 Paul se voit contraint de faire son propre éloge. (suite)
2 Corinthiens 12 (1-18)
12 1 Il faut se glorifier ? (Cela ne vaut rien pourtant) Eh bien ! J’en viendrai aux visions et révélations du Seigneur. 2 Je connais un homme dans le Christ qui, voici quatorze ans – était-ce en son corps ? Je ne sais ; était-ce hors de son corps ? Je ne sais ; Dieu le sait – …cet homme-là fut ravi jusqu’au troisième ciel. * 3 Et cet homme-là – était-ce en son corps ? Était-ce sans son corps ? Je ne sais, Dieu le sait -, je sais 4 qu’il fut ravi jusqu’au paradis et qu’il entendit des paroles ineffables, qu’il n’est pas permis à un homme de redire. 5 Pour cet homme-là je me glorifierai ; mais pour moi, je ne me glorifierai que de mes faiblesses. 6 Oh ! Si je voulais me glorifier, je ne serais pas insensé ; je dirais la vérité. Mais je m’abstiens, de peur qu’on ne se fasse de moi une idée supérieure à ce qu’on voit en moi ou à ce qu’on m’entend dire.
7 Et pour que l’excellence même de ces révélations ne m’enorgueillisse pas, il m’a été mis une écharde en la chair, * un ange de Satan chargé de me souffleter – pour que je ne m’enorgueillisse pas ! * 8 À ce sujet, par trois fois j’ai prié le Seigneur pour qu’il s’éloigne de moi. 9 Mais il m’a déclaré : « Ma grâce te suffit : car la puissance se déploie dans la faiblesse ». C’est donc de grand cœur que je me glorifierai surtout de mes faiblesses afin que repose sur moi la puissance du Christ. 10 C’est pourquoi je me complais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les détresses, dans les persécutions et les angoisses endurées pour le Christ : car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.
11 Me voilà devenu insensé ! C’est vous qui m’y avez contraint. C’était à vous de me recommander. Car je n’ai été en rien inférieur à ces « archiapôtres », bien que je ne sois rien. 12 Les traits distinctifs de l’apôtre ont été réalisés chez vous ; parfaite constance, signes, prodiges et miracles. 13 Qu’avez vous eu de moins que les autres Églises, sinon que personnellement je ne vous ai pas été à charge ? Pardonnez-moi cette injustice. * 14 Voici que, pour la troisième fois, je suis prêt à me rendre chez vous et je ne vous serai pas à charge ; car ce que je recherche, ce ne sont pas vos biens, mais vous. Ce ne sont pas les enfants qui doivent thésauriser pour les parents, mais les parents pour les enfants. 15 Pour moi, je dépenserai très volontiers et je me dépenserai moi-même tout entier pour vos âmes. Faut-il que, vous aimant davantage, * je sois moins aimé ? * 16 Soit, dira-t-on ; personnellement je ne vous ai pas grevés. Mais en fourbe que je suis, je vous ai pris par la ruse. 17 Vous aurais-je donc exploités par l’un quelconque de ceux que je vous ai envoyé ? 18 J’ai insisté auprès de Tite, et j’ai envoyé avec lui le frère. Tite vous aurait-il exploité ? N’avons-nous pas marché dans le même esprit ? Suivit les mêmes traces ?
2 Corinthiens 12 (1-18)
– Verset 2, troisième ciel. C’est-à-dire au plus haut des cieux.
– Verset 7, en la chair. Peut-être une maladie à excès sévères et imprévisibles ; peut-être la résistance d’Israël, les frères de Paul selon la chair, à la foi chrétienne.
– Ne m’enorgueillisse pas. (Omission), – on peut aussi rattacher le début du v 7 au v 6: « de peur qu’on ne se fasse de moi une idée supérieure à ce qu’on voit en moi ou à ce qu’on m’entend dire, en raison même de l’excellence de ces révélations. Voilà pourquoi, afin que je ne m’enorgueillisse pas… ». La phrase est embarrassée et le texte n’est pas critiquement sûr.
– Verset 13, cette injustice. Bel exemple d’ironie paulinienne.
– Verset 15, vous aimant davantage. Paul insiste souvent sur l’amour profond qu’il éprouve pour les chrétiens des communautés auxquelles il écrit : 2 4 ; 6 12 ; 11 11 ; 12 5 etc., amour souvent comparé à celui d’une mère, Ga 4 19 ; Ph 1 8, amour d’un Père, 1 Co 4 14s ; 1 Co 6 13. Il est prêt à donner sa vie pour eux, Ph 2 17. Il demande aux fidèles de lui rendre la pareille, 2 Co 6 13. Mais, au nom de cet amour, il n’hésite pas à les corriger et à les reprendre, même si cette attitude refroidit leur amour, 2 Co 7 8 ; 12 15 ; Ga 4 16.
– Moins aimé. Var : « et me dépenserai moi-même pour vos âmes, même si, vous aimant davantage, je dois être moins aimé ».
- 07/23 Appréhensions et inquiétudes de Paul.
2 Corinthiens 12 (19-21) 13 (1-10)
12 19 Depuis longtemps, vous vous imaginez * que nous nous défendons devant vous. C’est devant Dieu, dans le Christ, que nous parlons. Et tout cela, bien aimés, pour votre édification. 20 Je crains, en effet, qu’à mon arrivée je ne vous trouve pas tels que je voudrais, et que vous me trouviez tel que vous ne voudriez pas ; qu’il y ai discorde, jalousie, animosités, disputes, calomnies, commérages, insolences, désordres. 21 Je crains qu’à ma prochaine visite mon Dieu ne m’humilie à votre sujet, et que j’aie à mener le deuil sur plusieurs de ceux qui ont péché précédemment et ne sont pas repentis pour leurs actes d’impureté, de fornication et de leur débauche.
13 1 C’est la troisième fois * que je vais me rendre chez vous. Toute affaire se décidera sur la parole de deux témoins ou de trois. 2 Je l’ai déjà dis à ceux qui ont péché précédemment et à tous les autres, et je le redis d’avance aujourd’hui que je suis absent, comme lors de mon second séjour : si je reviens, je serai sans ménagement, 3 puisque vous cherchez une preuve que le Christ parle en moi, lui qui n’est pas faible à votre égard, mais qui est puissant parmi vous. 4 Certes, il a été crucifié en raison de sa faiblesse, mais il est vivant par la puissance de Dieu. Et nous aussi, nous sommes faibles en lui, bien sûr, mais nous vivrons par lui, par la puissance de Dieu, à votre égard. *
5 Examinez-vous vous-mêmes pour voir si vous êtes dans la foi. Éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus Christ est en vous ? à moins peut-être que l’épreuve ne tourne contre vous. 6 Vous reconnaîtrez, je l’espère, qu’elle ne tourne pas contre nous. 7 Nous prions Dieu que vous ne fassiez aucun mal ; notre désir n’est pas de paraître l’emporter dans l’épreuve, * mais de vous voir faire le bien, et de succomber ainsi dans l’épreuve. 8 Car nous n’avons aucun pouvoir contre la vérité ; nous n’en avons que pour la vérité. 9 Oui, nous nous réjouissons, quand nous sommes faibles et que vous êtes forts. Ce que nous demandons dans nos prières, c’est votre affermissement. 10 Voilà pourquoi je vous écris cela, étant absent, afin de n’avoir pas, une fois présent, à user de sévérité selon le pouvoir que le Seigneur m’a donné pour édifier, et non pour détruire.
2 Corinthiens 12 (19-21) 13 (1-10)
– Verset 19, vous imaginez. Var : « vous vous imaginez encore ».
– Verset 1, la troisième fois. La première lors de la fondation de l’Église ; la seconde, lors de la visite « intermédiaire ».
– Verset 4, à votre égard. « Omission ».
– Verset 7, dans l’épreuve. Cette épreuve sera le comportement de Paul et des Corinthiens lors de la visite annoncée en 13 1, où Paul fera la preuve que le Christ agit par lui, 13 3s. Cette épreuve se réalisera au détriment des Corinthiens, 13 6, s’ils ne se convertissent pas. Par ses sanctions Paul triomphera, 13 7. Mais si les Corinthiens se convertissent, Paul n’aura pas à faire usage de sa puissance, il paraîtra faible et eux forts, 13 9 ; et il paraîtra succomber dans l’épreuve, 13 7, car on pourra encore dire que ses menaces sont purement verbales, cf 10 9s. Il accepte pourtant avec joie cette éventualité, humiliante pour lui mais glorieuse pour ses chers fidèles.
- 07/23 Salutations. Souhait final. Conclusion.
2 Corinthiens 13 (11-13)
13 11 Au demeurant, frères, soyez joyeux ; affermissez-vous ; exhortez-vous. Ayez même sentiment ; vivez en paix, et le Dieu de la charité et de la paix sera avec vous. 12 Saluez-vous mutuellement d’un saint baiser. *
Tous les saints vous saluent. 13 La grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint Esprit soient avec vous tous ! *
2 Corinthiens 13 (11-13)
– Verset 12, d’un saint baiser. C’est le baiser liturgique, symbole de la fraternité chrétienne, Rm 16 16 ; 1 Co 16 20 ; 1 Th 5 26.
– Verset 13, vous tous. Cette formule trinitaire, probablement d’origine liturgique, a son écho dans maints passages des épîtres où les rôles respectifs des Trois Personnes sont présentés en fonction de divers contextes. On remarquera en 1 Co 6 11 ; Ep 4 4-6 les formulations ternaires qui renforcent la pensée trinitaire. Comparer aussi la triade des vertus théologales, 1 Co 13 13+.
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Ga 4 19 ; , 19 mes petits enfants, vous que j’enfante à nouveau dans la douleur jusqu’à ce que le Christ soit formé en vous. 20 Que ne suis-je près de vous en cet instant pour adapter mon langage, car je ne sais comment m’y prendre avec vous.
1 Co 4 14s ; 14 Ce n’est pas pour vous confondre que j’écris cela; c’est pour vous avertir comme mes enfants bien aimés. 15 Auriez-vous en effet des milliers de pédagogues dans le Christ, que vous n’avez pas plusieurs pères ; car c’est moi qui, par l’Évangile, vous ai engendrés dans le Christ Jésus.
1 Co 6 13. 13 Les aliments sont pour le ventre et le ventre pour les aliments, et Dieu détruira ceux-ci comme celui-là. Mais le corps n’est pas pour la fornication ; il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps. 14 Et Dieu, qui a ressuscité le Seigneur, nous ressuscitera, nous aussi par sa puissance.
Ph 2 17. 17 Au fait, si mon sang même doit se répandre en libation pour le sacrifice et l’oblation de votre foi, j’en suis heureux et je m’en réjoui avec vous tous, 18 comme vous devez, de votre coté, en être heureux et vous en réjouir avec moi.
2 Co 6 13. 13 Payez-nous donc de retour ; je vous parle comme à mes enfants, ouvrez tout grand votre cœur, vous aussi.14 Ne formez pas d’attelage disparate avec des infidèles. Quel rapport en effet entre la justice et l’impiété ? Quelle union entre la lumière et les ténèbres ?
Ga 4 16. 16 Alors, suis-je devenu votre ennemi en vous disant la vérité ? 17 Leur attachement pour vous n’est pas bon ; ils veulent vous séparer de moi, pour vous attacher à eux.
Ep 4 4-6 ; . 4 Il n’y a qu’un Corps et qu’un Esprit, comme il n’y a qu’une espérance au terme de l’appel que vous avez reçu ; 5 un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême ; 6 un seul Dieu et Père de tous, qui est au-dessus de tous, par tous et en tous.
1 Co 13 13+. 12 Car nous voyons, à présent, dans un miroir, en énigme, mais alors ce sera face à face. À présent, je connais d’une manière partielle ; mais alors je connaîtrai comme je suis connu. 13 Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d’entre elles c’est la charité.