07/27 Le songe de Jacob.

  • 07/27 Le songe de Jacob.

Genèse 28 (10-22)

28   10 Jacob quitta Bersabée et partit pour Harân. 11 il arriva d’aventure en un certain lieu et il y passa la nuit, car le soleil s’était couché. Il prit une des pierres du lieu, la mit sous sa tête et dormit en ce lieu. 12 il eut un songe : Voilà qu’une échelle était dressée sur la terre et que son sommet atteignait le ciel, et des anges de Dieu y montaient et y descendaient ; 13 Voilà que Yahvé se tenait devant lui et dit : « Je suis Yahvé, le Dieu d’Abraham ton ancêtre et le Dieu d’Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je la donne à toi et à ta descendance. 14 Ta descendance deviendra nombreuse comme la poussière du sol, tu déborderas à l’occident et à l’orient, au septentrion et au midi, et tous les clans de la terre se béniront par toi et par ta descendance. 15 je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras et te ramènerai en ce pays, car je ne t’abandonnerai pas que je n’aie accompli ce que je t’ai promis. » 16 Jacob s’éveilla de son sommeil et dit : « En vérité, Yahvé est en ce lieu et je ne le savait pas ! » 17 Il eut peur et dit : « Que ce lieu est redoutable ! Ce n’est rien de moins qu’une maison de Dieu et la porte du ciel ! » 18 Levé de bon matin, il prit la pierre qui lui avait servit de chevet, il la dressa comme une stèle et répandit de l’huile sur son sommet. * 19 À ce lieu, il donna le nom de Béthel, mais auparavant la ville s’appelait Luz.

            20 Jacob fit ce vœu : « Si Dieu est avec moi et me garde en la route où je vais, s’il me donne du pain à manger et des habits pour me vêtir, 21 si je reviens sain et sauf chez mon père, alors Yahvé sera mon Dieu 22 et cette pierre que j’ai dressée comme une stèle sera une maison de Dieu, et de tout ce que tu me donneras je te payerai fidèlement la dîme. »

Genèse 28 (10-22)

          Titre. Dans ce récit se joignent une tradition éloïste: le songe de l’échelle (plutôt un escalier) qui conduit au ciel, une idée mésopotamienne que symbolisaient les tours à étages, les ziggurât, le vœu de Jacob et la fondation du sanctuaire de béthel est une tradition yahviste: une apparition de Yahvé qui renouvelle les promesses faites à Abraham et à Isaac, et que Jacob reconnaît pour son Dieu. Toutes deux rehaussaient le prestige du sanctuaire de Béthel. Plusieurs Pères, à la suite de Philon, ont vu dans l’échelle de Jacob l’image de la providence que Dieu exerce sur la terre par le ministère des anges. Pour d’autres, elle préfigurait l’incarnation du Verbe, pont jeté entre ciel et terre. Le v 17 est utilisé par la liturgie dans l’office de la dédicace des églises.
          Verset 18. Sommet. La pierre localise la présence divine. Elle devient une ‘bêt El’, une maison de Dieu, ce qui explique le nom de Béthel, et elle reçoit une onction d’huile, en acte de culte. Mais de telles pratiques, se trouvant dans la religion cananéenne et dans tout le milieu sémitique, furent plus tard condamnées par la Loi et les Prophètes. Ici même à l’idée d’une demeure divine sur la terre se juxtapose une notion plus spirituelle : Béthel est ‘la porte du ciel’ où Dieu réside.

  • 07/27 Jacob arrive chez Laban. *

Genèse 29 (1-14)

29  1 Jacob se mit en marche et alla au pays des fils de l’Orient. 2 Et voici qu’il vit un puits dans la campagne, près duquel étaient couchés trois troupeau de petit bétail : c’était à ce puits qu’on abreuvait, mais la pierre qui en fermait l’ouverture était grande. 3 Quand tous les troupeaux étaient rassemblés là, on roulait la pierre de sur la bouche du puits, on abreuvait le bétail, puis on remettait la pierre en place sur la bouche du puits. 4 Jacob demanda aux bergers : « Mes frères, d’où êtes-vous ? » et ils répondirent : nous sommes de Harân. 5 Il leur dit : « Connaissez-vous Laban, fils de Nahors ? » – Nous le connaissons, répondirent-ils. 6 Il leur demanda : « Va-t-il bien, » ils répondirent : il va bien, et voici justement sa fille Rachel qui vient avec le troupeau. 7 Jacob dit : il fait encore grand jour, ce n’est pas le moment de rentrer le bétail. Abreuvez les bêtes et retournez au pâturage. 8 Mais ils répondirent : « nous ne pouvons le faire avant que soient rassemblés tous les troupeaux et qu’on roule la pierre de sur la bouche du puits ; alors nous abreuvons les bêtes. »

            9 Il conversait encore avec eux lorsque Rachel arriva avec le troupeau de son père, car elle était bergère. 10 Dès que Jacob eut vu Rachel, la fille de son oncle Laban, et le troupeau de son oncle Laban, il s’approcha, roula la pierre de sur la bouche du puits et abreuva le bétail de son oncle Laban. 11 Jacob donna un baiser à Rachel puis éclata en sanglots. 12 Il apprit à Rachel qu’il était le parent de son père et le fils de Rébecca, et elle courut en informer son père. 13 dès qu’il entendit qu’il s’agissait de Jacob, le fils de sa sœur, Laban courut à sa rencontre, il le serra dans ses bras, le couvrit de baisers et le conduisit dans sa maison. Et Jacob lui raconta toute cette histoire. 14 Alors Laban lui dit : « Oui, tu es de mes os et de ma chair ! » et Jacob demeura chez lui un mois entier.

Genèse 29 (1-14)

 –      Titre. Récit yahviste qui continue le Ch 28 et se rattache à Gn 27 41- 45.

  • 07/27 Les deux mariages de Jacob. *

Genèse 29 (15-30)

29      15 Alors Laban dit à Jacob : « Parce que tu es mon parent, vas-tu me servir pour rien ? Indique-moi quel doit être ton salaire. » 16 Or Laban avait deux filles : l’aînée s’appelait Léa, et la cadette, Rachel. 17 Les yeux de Léa étaient doux, mais Rachel avait belle tournure et beau visage 18 et Jacob aimait Rachel. Il répondit : « Je te servirai sept années pour Rachel, ta fille cadette. » 19 Laban dit : « Mieux vaut la donner à toi qu’à un étranger ; reste chez-moi. »

          20 Donc Jacob servit pour Rachel, pendant sept années qui lui parurent comme quelques jours, tellement il l’aimait. 21 Puis Jacob dit à Laban : « Accorde-moi ma femme car mon temps est accompli, et que j’aille vers elle ! » 22 Laban réunit tous les gens du lieu et donna un banquet. 23 Mais voici qu’au soir il prit la fille Léa et la conduisit à Jacob ; et celui-ci s’unit à elle ! – Laban donna sa servante Zilpa comme servante à sa fille Léa.- 25 Le matin arriva, et voilà que c’était Léa ! * Jacob dit à Laban : « Que m’as-tu fait là ? N’est-ce pas pour Rachel que j’ai servi chez toi ? Pourquoi m’as-tu trompé ? » Laban répondit : « Ce n’est pas l’usage dans notre contrée de marier la plus jeune avant l’aînée. 27 Mais achève cette semaine de noces * et je te donnerai aussi l’autre comme prix du service que tu feras chez-moi pendant encore sept autres années. » * 28 Jacob fit ainsi : il acheva cette semaine de noces et Laban lui donna sa fille Rachel pour femme. – 29 Laban donna sa servante Bilha comme servante à sa fille Rachel. 30 Jacob s’unit aussi à Rachel et il aima Rachel plus que Léa ; il servit chez son oncle encore sept autres années.

Genèse 29 (15-30)

          Titre. Récit yahviste, comme le précédent qu’il continue.
        Verset 25. Léa. La ruse de Laban et l’erreur de Jacob s’expliquent par l’usage – encore vivant – de garder la fiancée voilée jusqu’à la nuit de noces.
 –       Verset 27. Noces. La fête des noces durait sept jours.
 –      Autres années. Le mariage avec deux sœurs ne fut interdit que par la loi de Lv 18 18.

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Gn 27 41- 45. 41 Ésaü prit Jacob en haine à cause de la bénédiction que son père avait donnée à celui-ci et il se dit en lui-même : « Proche est le temps ou l’on fera le deuil de mon père. Alors je tuerai mon frère Jacob. » 42 Lorsqu’on rapporta à Rébecca les paroles d’Ésaü , son fils aîné, elle fit appeler Jacob, son fils cadet, et lui dit : « Ton frère Ésaü veut se venger de toi en te tuant. 43 Maintenant, mon fils, écoute-moi : pars, enfuis-toi chez mon frère Laban à Harân. 44 Tu habiteras avec lui quelque temps, jusqu’à ce que se détourne la fureur de ton frère, 45 jusqu’à ce que la colère de ton frère se détourne de toi et qu’il oublie ce que tu lui as fait ; alors je t’enverrai chercher là-bas. Pourquoi vous perdrais-je tous les deux en un seul jour ? » 

Lv 18 18. 18 Tu ne prendras pas pour ton harem une femme en même temps que sa sœur en découvrant la nudité de celle-ci du vivant de sa sœur.