- 12/07 L’arrestation de Jésus. (Évangile Marc.)
14 43 Et aussitôt, comme il parlait encore, survient Judas, l’un des Douze, et avec lui une bande armée de glaives et de bâtons, venant de la part des grands prêtres, des scribes et des anciens.
44 Or, le traître leur avait donné ce signe convenu : « Celui à qui je donnerai un baiser, c’est lui ; arrêtez-le et emmenez-le sous bonne garde. » 45 Et aussitôt arrivé, il s’approcha de lui en disant : « Rabbi », et il lui donna un baiser. 46 Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent. 47
Alors l’un des assistants, dégainant son glaive, frappa le serviteur du Grand Prêtre et lui enleva l’oreille.
48 S’adressant à eux, Jésus leur dit : « Suis-je un brigand, que vous vous soyez mis en campagne avec des glaives et des bâtons pour me saisir ! 49 Chaque jour j’étais auprès de vous dans le temple, à enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. » 50 Et, l’abandonnant, ils prirent tous la fuite. 51 Un jeune homme le suivait, n’ayant pour tout vêtement qu’un drap, on le saisit ; 52 mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu. *
Évangile Marc 14 (43-52)
- Verset 52, tout nu. Détail propre à Marc. Beaucoup de commentateurs ont vu dans ce jeune homme l’évangéliste lui-même.
- 12/07 Jésus devant le Sanhédrin.
14 53 Ils emmenèrent Jésus chez le Grand Prêtre, et tous les grands prêtres, les anciens et les scribes se rassemblent. 54 Pierre l’avait suivit de loin jusqu’à l’intérieur du palais du Grand Prêtre et, assis avec les valets, il se chauffait à la flambée.
55 Or, les grands prêtres et tout le Sanhédrin cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mourir et ils n’en trouvaient pas. 56 Car plusieurs déposaient faussement contre lui et leurs témoignages ne concordaient pas. 57 Quelques-uns se levèrent pour porter contre lui ce faux témoignage : 58 « Nous l’avons entendu qui disait : Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme. » 59 Et sur cela même leurs dépositions n’étaient pas d’accord.
60 Se levant alors au milieu, le Grand Prêtre interrogea Jésus : « Tu ne réponds rien ? Qu’est-ce que ces gens attestent contre toi ? » * 61 Mais lui se taisait et ne répondit rien. De nouveau le Grand Prêtre l’interrogeait, et il lui dit : «Tu es le Christ, le Fils du Béni ? » * – 62 « Je le suis, dit Jésus, et vous verrez le Fils de l’homme siégeant à la droite de la Puissance et venant avec les nuées du ciel. » 63 Alors le Grand Prêtre déchira ses tuniques et dit : « Qu’avons-nous encore besoin de témoins? 64 Vous avez entendu le blasphème ; que vous en semble ? »Tous prononcèrent qu’il était passible de mort. 65 Et quelques-uns se mirent à lui cracher au visage, à le gifler et à lui dire : « Fais le prophète ! » * Et les valets le bourrèrent de coups.
Évangile Marc 14 (53-65)
- Verset 60, contre toi. Comme en Mt 26 62, on traduit aussi : « Tu ne réponds rien à ce que ces gens attestent contre toi» ?
- Verset 61, le Fils du Béni. Qualificatif remplaçant le nom de Yahvé, que les Juifs évitaient de prononcer. De même « La Puissance » au v 62. – –
- Verset 65, fais le prophète. « Lui cracher au visage ». Texte césaréen, Peshitta ; « lui cracher dessus et à lui couvrir d’un voile le visage » la masse, par harmonisation avec Lc 22 64. Si Mc ne mentionne ni le voile ni la question, la scène n’a pas de caractère divinatoire et illustre seulement les outrages au prophète annoncés par Isaïe 50 6.
- 12/07 Reniement de Pierre.
14 66 Comme Pierre était en bas dans la cour, arrive une des servantes du Grand Prêtre. 67 Voyant Pierre qui se chauffait, elle le dévisagea et dit : « Toi aussi, tu étais avec le Nazarénien Jésus. » 68 Mais lui nia en disant : « Je ne sais pas, je ne comprends pas ce que tu dis ». Puis il se retira dehors vers le vestibule et un coq chanta. * 69 La servante, l’ayant vu, recommença à dire aux assistants : « Celui-là en est ! ». 70 Mais de nouveau il niait. Peu après, à leur tour, les assistants disaient à Pierre : « Vraiment tu en es ; et d’ailleurs tu es Galiléen ». 71 Mais il se mit à jurer avec force imprécations : « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez ». 72 Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta. Et Pierre se ressouvint de la parole que Jésus lui avait dite : » Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Et il éclata en sanglots.
Évangile Marc 14 (66-72)
- Verset 68, un coq chanta. Ce premier chant du coq qui n’émeut pas Pierre, et la fausse sortie qui l’accompagne, sont étranges et font pressentir un récit primitif qui ne contenait qu’un reniement, avec chant du coq et sortie. Sa combinaison avec deux récits parallèles, venant d’autres traditions, a produit le chiffre traditionnel de trois reniements : Mc 14 30p, 72p ; Jn 13 38 ; 21 15-17.
- La combinaison des textes, sensible chez Marc, a été estompée chez Mt et Luc, qui ont supprimé le premier chant du coq et atténué la première fausse sortie ; elle reste suggérée par la séparation chez Jean du premier reniement, Jn 18 17, et des deux autres, Jn 18 25-27.
- 12/07 Jésus devant Pilate.
15 1 Et aussitôt, le matin, les grands prêtres préparèrent un conseil avec les anciens, les scribes, et tout le Sanhédrin ; puis, après avoir ligoté Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.
2 Pilate l’interrogea : « Tu es le roi des juifs ? » Jésus lui répond : « Tu le dis ». 3 Et les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations. 4 Et Pilate de l’interroger à nouveau : « Tu ne réponds rien ? Vois tout ce dont ils t’accusent ! ». 5 Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate était étonné. 6 À chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient. 7 Or il y avait en prison le nommé Barabbas, arrêté avec les émeutiers qui avaient commis un meurtre dans la sédition. 8 La foule étant montée * se mit à demander la grâce accoutumée. 9 Pilate leur répondit : « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » * 10 Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré. 11 Cependant, les grands prêtres excitèrent la foule à demander qu’il leur relâchât plutôt Barabbas. 12 Pilate, prenant de nouveau la parole, leur disait : « Que ferai-je donc de celui que vous appelez le roi des Juifs? » 13 Mais eux crièrent de nouveau : « Crucifie-le ! » 14 Et Pilate de leur dire : « Qu’a-t-il donc fait de mal ? » Mais ils n’en crièrent que plus fort : « Crucifie-le ! » 15 Pilate alors, voulant contenter la foule, leur relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour être crucifié.
Évangile Marc 15 (1-15)
- Verset 8, étant montée. Cette notation suppose que le prétoire se trouvait en un lieu élevé, ce qui se vérifie mieux de la colline occidentale, où était l’ancien palais d’Hérode le Grand.
- Verset 9, le roi des Juifs. Chez Mc, la foule vient au prétoire pour demander la grâce d’un prisonnier, sans songer au cas de Jésus. C’est Pilate qui met à profit cette demande pour proposer la grâce de Jésus et se tirer d’un cas embarrassant ; mais sa manœuvre est déjouée par les grands-prêtres qui lui opposent le nom de Barabbas. Mt 27 17 a perdu ces nuances en prêtant à Pilate la maladresse de proposer lui-même le choix entre Barabbas et Jésus.
—————————————
Mt 26 62, 62 Se levant alors, le Grand Prêtre lui dit : «Tu ne réponds rien ? Qu’est-ce que ces gens attestent contre toi ? » 63 Mais Jésus se taisait. Le Grand Prêtre lui dit : « je t’adjure par le Dieu Vivant de nous dire si tu es le Christ, le Fils de Dieu ». 64 « Tu l’as dit, lui dit Jésus. D’ailleurs je vous le déclare : dorénavant, vous verrez le Fils de l’homme siégeant à la droite de la Puissance et venant sur les nuées du ciel ».
Mc 14 30p, 30 Jésus lui dit : « En vérité, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois » 31 Mais lui reprenait de plus belle : « Dussé-je mourir avec toi, non, je ne te renierai pas ». Et tous disaient de même.
Jean 13 38 ; 37 Pierre lui dit : « Pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerais ma vie pour toi. » 38 Jésus répond : “ Tu donneras ta vie pour moi ? En vérité, en vérité, je te le dis, le coq ne chantera pas que tu m’aies renié trois fois ”.
Jean 21 15-17. 15 Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : “ Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? ” Il lui répondit : « Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime ». Jésus lui dit : “ Pais mes agneaux ”. 16 Il lui dit à nouveau, une deuxième fois : “ Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? ” – « Oui, Seigneur, lui dit-il, tu sais que je t’aime ». Jésus lui dit : “ Pais mes brebis ”. 17 Il lui dit pour la troisième fois : “ Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? ” Pierre fut peiné de ce qu’il eût dit pour la troisième fois : « M’aimes-tu ? », et il lui dit : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime ». Jésus lui dit : “ Pais mes brebis.
Jn 18 17, 17 La servante, celle qui gardait la porte, dit alors à Pierre : « N’es-tu pas, toi aussi, des disciples de cet homme ? » Lui dit : « Je n’en suis pas ». 18 Les serviteurs et les gardes, qui avaient fait un feu de braise, parce que le temps était froid, se tenaient là et se chauffaient. Pierre aussi se tenait là avec eux et se chauffait.
Jn 18 25-27 ; 25 Or Simon-Pierre se tenait là et se chauffait. Ils lui dirent : « N’es-tu pas, toi aussi, de ses disciples ? » Lui le nia et dit : « Je n’en suis pas. » 26 Un des serviteurs du grand prêtre, un parent de celui à qui Pierre avait tranché l’oreille, dit : « Ne t’ai-je pas vu dans le jardin avec lui ? » 27 De nouveau Pierre nia, et aussitôt un coq chanta.
Lc 22 64. 63 Les hommes qui le gardaient le bafouaient et le battaient ; 64 ils lui voilaient le visage et l’interrogeaient en disant : « Fais le prophète ! Qui est-ce qui t’a frappé ? » 65 Et ils proféraient contre lui beaucoup d’autres injures.
Isaïe 50 6. 6 J’ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m’arrachaient la barbe ; je n’ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats. 7 Le Seigneur Yahvé va me venir en aide, c’est pourquoi je ne me suis pas laissé abattre, c’est pourquoi j’ai rendu mon visage dur comme la pierre, et je sais que je ne serai pas confondu.
Mt 27 17 ; 17 Pilate dit aux gens qui se trouvaient rassemblés : « Lequel voulez-vous que je vous relâche, Barabbas, ou Jésus que l’on appelle Christ ? » 18 Il savait bien que c’était par jalousie qu’on l’avait livré. 19 Or, tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire : « Ne te mêle point de l’affaire de ce juste ; car aujourd’hui j’ai été très affectée dans un songe à cause de lui. »