AT-04 LES  NOMBRES

Chapitre : 1—  23  24 25 

  •           Vers 3. il dit. Ici commence une nouvelle série d’oracles appartenant au cycle yahviste.
  •           Vers 3. regard pénétrant. Litt. « Dont l’œil est parfait », sheitam, en suivant le grec ; « dont l’œil est fermé », snetûm hébr.
  •           Vers 4. ses yeux s’ouvrent. Sens discuté. Autre traduction : « il tombe et ses yeux s’ouvrent.
  •           Vers 7. peuple nombreux. On suit le grec : cet oracle semble se référer au « messianisme royal », et viser directement, soit Saül, vainqueur d’Agag, roi amalécite, 1 S 15 8, soit David qui lui aussi combattit les Amalécites, 1 S 30. L’hébr. est tout différent et peut se traduire : « Peau déborde de son seau, et sa semence est dans une eau abondante ».
  •           Vers 8. il dévore.  Israël. La suite du v. est incertaine et le texte corrompu. Au lieu de « cadavre » les massorètes ont compris « nations ».
  •           Vers 17. un astre. L’étoile est dans l’ancien Orient signe d’un dieu, et par suite d’un roi divinisé. Voir également Is 14 12. Ce terme paraît évoquer ici la monarchie davidique, et pour l’avenir le Messie.
  •           Vers 17. un sceptre. Au lieu de « sceptre » le grec a « un homme », et au lieu de « tempes » il a « princes ». – Le même mot hébreu signifie les « tempes » et les « confins ».
  •           Vers 17. fils de Seth. Ici, tribus bédouines. Le poète va passer en revue les adversaires d’Israël en marge de Canaan.
  •           Vers 20. d’Ar. « ennemi » est transposé du v. 18, où l’hébr. le met après « Séïr ». – « Ar », cf. 22 36, au lieu d’hébr. « ville » Çîr
  •           Vers 20. pour toujours. « périra pour toujours » sam. « sera jusqu’à la ruine (?) » hébr. De même au v. 24.
  •           Vers 21. et ton nid. Jeu de mots entre qen, nid, et qyn, Qayîn, restitué pour le rythme. – Les Qénites sont des nomades (cf. 1 Ch. 2 55 où ils sont frères des Rékabites), en relations étroites avec Madiân (cf. Nb 10 29 et Jg 1 16). Refoulés par les Édomites (le Béor du v. 22 semble être celui de On 36 32), ils gagnent le pays des Amalécites, Jg 1 16 ; 1 S 15 4-6, cf. 27 10 et 30 29, et on en rencontrera jusque dans la plaine d’Esdrelon, Jg 4 11, 17 ; 5 24. Qayîn doit être rapproché de Qenaz, le nom du père d’Otniel, lui-même frère (ou neveu ?) de « Caleb le Qenizzite » (ailleurs assimilé à la tribu de Juda), Nb 32 12 ; Jos 14 6, 14 ; 15 17 ; Jg 1 13 ; 3 9-11 ; 1 Ch. 4 13. En Gn 15 19 les Qenizzites sont nommés entre les Qénites et les Qadmonites (les « fils de l’Orient » de Gn 29 1 ; Jg 6 3, etc.), et en Gn 36 11, 42, Qenaz est le petit-fils d’Ésaï et le demi-frère d’Amaleq, ce qui exprime une relation géographique plutôt qu’ethnographique.
  •           Vers 22. captif d’Assur. Le texte, très incertain, est corrigé d’après le grec. La mention d’Assur, ici et v. 24, est étonnante : il ne peut s’agir de l’Assyrie, car cela mettrait l’oracle très tard (vm* s. av. J.-C.), il s’agit peut-être de la tribu d’Assur mentionnée en Gn 25 3 et 2S 29.
  •           Vers 23. de la mer. Litt. « des îles », moyennant corr. Ces « Peuples de la Mer ». Dont les Philistins faisaient partie, ont déferlé sur Égypte et la Palestine à la fin du XIIIe s. av. J.-C.
  •           Vers 24. Èbèr. Kittim : Chypre, mais aussi les côtes de la Méditerranée orientale. – Éber : cf. Gn 10 21 ; 11 14, population à laquelle se rattache Abraham, Gn 11 26 ; il faut en rapprocher le nom des « Hébreux » (cf. « Abram l’Hébreu », Gn 14 13), quelle que soit l’origine réelle de ce nom.

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