(02)-ÉVANGILE SELON SAINT MARC

Chapitres : 1 – 15 16

Évangile Marc  Chap. 16 

Le tombeau vide. Message de l’Ange.

Évangile Marc 16 (1-8)

–  Verset 1, oindre le corps. Le but de la démarche des femmes, chez Mc suivi par Lc est moins vraisemblable qu’une pieuse visite supposée par Mt 28 1 et Jn 20 1. Quoi qu’il en soit de la garde du tombeau mentionnée par Mt seul, il eût été peu naturel d’ouvrir la tombe après un ensevelissement d’un jour et demi, et le projet d’oindre le corps de Jésus s’accorde mal avec ce que Jn 19 39 dit des soins apportés par Joseph d’Arimathie et Nicodème. Mais Mt 26 12 et Jn 12 7 témoignent à leur façon que le mode de l’ensevelissement de Jésus a préoccupé la première communauté et s’est vu expliquer de diverses manières.

–  Verset 8, rien à personne. D’après Mt 28 8, Lc 24 10-22s ; Jn 20 18, elles ont cependant parlé. Si l’on n’imagine pas que Mc le disait lui-même dans une suite de son Évangile qui serait perdue pour nous, il faut admettre qu’il aura choisi de taire ce fait pour ne pas engager un récit des apparitions qu’il avait décidé de ne pas joindre à son Évangile.

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Mt 28 1 28  1 Après le jour du sabbat, * comme le premier jour de la semaine commençait à poindre, Marie de Magdala et l’autre Marie * vinrent visiter * le sépulcre. 

Jn 20 1. 20 1 Le premier jour de la semaine, * Marie de Magdala vient de bonne heure au tombeau, comme il faisait encore sombre, et elle aperçoit la pierre enlevée du tombeau. 

Mt 26 1212 Si elle a répandu ce parfum sur mon corps, c’est pour m’ensevelir qu’elle l’a fait. 13 En vérité je vous le dis, partout où sera proclamé cet Évangile, dans le monde entier, on redira aussi, à sa mémoire, ce qu’elle vient de faire. »

Jn 20 18, 18 Marie de Magdala vient annoncer aux disciples qu’elle a vu le Seigneur et qu’il lui a dit cela.

Apparitions de Jésus ressuscité. *

Évangile Marc 16 (9-20)

–  Titre. La « finale de Marc », v v 9-20, fait partie des Écritures inspirées ; elle est tenue pour canonique. Cela ne signifie pas nécessairement qu’elle ait été rédigée par Marc. En fait, son appartenance à la rédaction du second Évangile est mise en question.

–  Les difficultés proviennent d’abord de la tradition manuscrite. Plusieurs miss, dont Vat et Sin, omettent la finale actuelle. Au lieu de la finale ordinaire, un miss donne une finale plus courte qui continue le v 8 : « elles racontèrent brièvement aux compagnons de Pierre ce qui leur avait été annoncé. Ensuite Jésus lui-même fit porter par eux, de l’orient jusqu’au couchant, le message sacré et incorruptible du salut éternel ». Quatre miss donnent à la suite les deux finales, la courte et la longue. Enfin un des miss qui donne la finale longue intercale entre le v 14 et le v 15 le morceau suivant : « et ceux-ci alléguèrent pour leur défense : « ce siècle d’iniquité et d’incrédulité est sous la domination de Satan, qui ne permet pas que celui qui est sous le joug des esprits impurs conçoive la vérité et la puissance de Dieu; révèle donc dès maintenant ta justice ».

–  C’est ce qu’ils disaient au Christ et le Christ leur répondit : « le terme des années du pouvoir de Satan est comble ; et cependant d’autres choses terribles sont proches. Et j’ai été livré à la mort pour ceux qui ont péché, afin qu’ils se convertissent à la vérité et qu’ils ne pêchent plus, afin qu’ils héritent de la gloire de justice spirituelle et incorruptible qui est dans le ciel… « . La tradition patristique témoigne de même d’un certain flottement. – Ajoutons qu’entre les v 8 et 9 il y a dans le récit solution de continuité. Par ailleurs on a peine à admettre que le second Évangile dans sa première rédaction s’arrêtait brusquement au v 8.

–  D’où la supposition que la finale primitive a disparu pour une cause inconnue de nous et que la finale actuelle a été rédigée pour combler la lacune. Elle se présente comme un résumé sommaire des apparitions du Christ ressuscité, dont la rédaction est sensiblement différente de la manière habituelle de Marc, concrète et pittoresque. Toutefois, la finale actuelle a été connue dès le 2° siècle par Tatien et saint Irénée et elle a trouvé place dans l’immense majorité des mss grecs et autres. Si l’on ne peut prouver qu’elle a eu Marc pour auteur, il reste qu’elle constitue selon le mot de Swete, « une authentique relique de la première génération chrétienne ».

Fin du dernier chapitre de l’Évangile selon Saint Marc.

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