- 10/15 Histoire de Salomon le magnifique.
SALOMON LE SAGE.
3 1 Salomon devint le gendre de Pharaon, * le roi d’Égypte ; il prit pour femme la fille de Pharaon et l’introduisit dans la cité de David, en attendant d’avoir achevé de construire son palais, le Temple de Yahvé et le rempart de Jérusalem. 2 Le peuple sacrifiait sur les hauts lieux, car on n’avait pas encore bâti en ce temps-là une maison pour le Nom de Yahvé. 3 Salomon aima Yahvé : il se conduisait selon les préceptes de son père David ; seulement il offrait des sacrifices et de l’encens sur les hauts lieux.
1 ROIS 3 (1-3)
- Verset 1. Pharaon. Probablement Psousennès II, dernier roi de la XXIe dynastie. – La « Cité de David » correspond à la ville primitive de Jérusalem, cf. 2 S 5 9+.
- 10/15 Le jugement de Salomon.
3 16 Alors deux prostituées vinrent vers le roi et se tinrent devant lui. 17 L’une des femmes dit : « S’il te plaît, Monseigneur ! Moi et cette femme nous habitons la même maison, et j’ai eu un enfant, alors qu’elle était dans la maison. 18 II est arrivé que, le troisième jour après ma délivrance, cette femme aussi a eu un enfant ; nous étions ensemble, il n’y avait pas d’étranger avec nous, rien que nous deux dans la maison. 19 Or le fils de cette femme est mort une nuit parce qu’elle s’était couchée sur lui. 20 Elle se leva au milieu de la nuit, prit mon fils d’à côté de moi pendant que ta servante dormait ; elle le mit sur son sein et son fils mort elle le mit sur mon sein.
21 Je me levai * pour allaiter mon fils, et voici qu’il était mort ! Mais, au matin, je l’examinai, et voici que ce n’était pas mon fils que j’avais enfanté ! » 22 Alors l’autre femme dit : « Ce n’est pas vrai ! Mon fils est celui qui est vivant, et ton fils est celui qui est mort ! » et celle-là reprenait : « Ce n’est pas vrai ! Ton fils est celui qui est mort et mon fils est celui qui est vivant ! » Elles se disputaient ainsi devant le roi 23 qui prononça : « Celle-ci dit : « Voici mon fils qui est vivant et c’est ton fils qui est mort ! » et celle-là dit : « Ce n’est pas vrai ! Ton fils est celui qui est mort et mon fils est celui qui est vivant ! » 24 Apportez-moi une épée », ordonna le roi ; et on apporta l’épée devant le roi, 25 qui dit : « Partagez l’enfant vivant en deux et donnez la moitié à l’une et la moitié à l’autre. » 26 Alors la femme dont le fils était vivant s’adressa au roi, car sa pitié s’était enflammée pour son fils, et elle dit : « S’il te plaît, Monseigneur ! Qu’on lui donne l’enfant vivant, qu’on ne le tue pas ! » Mais celle-là disait : « II ne sera ni à moi ni à toi, partagez ! » 27 Alors le roi prit la parole et dit : « Donnez l’enfant vivant à la première, ne le tuez pas. C’est elle la mère. » 28 Tout Israël apprit le jugement qu’avait rendu le roi, et ils révérèrent le roi car ils virent qu’il y avait en lui une sagesse divine pour rendre la justice. *
1 ROIS 3 (16-28)
- – Verset 21. me levai. Le texte ajoute « le matin », d’après la suite.
- – Verset 28. la justice. Dans tout l’ancien Orient, la première qualité du roi est d’être juste. Pour Israël, cf. Ps 72 1-2 ; Pr 16 12 ; 25 5 ; 29 14 ; Is 9 6. Salomon l’a demandé, v. 9, Dieu l’a accordé, vv. 11-12, et l’histoire des vv. 16-28 montre cette justice en action.
- 10/15 La renommée de Salomon.
5 9 Dieu donna à Salomon une sagesse et une intelligence extrêmement grande et un cœur aussi vaste que le sable qui est au bord de la mer. 10 La sagesse de Salomon fut plus grande que la sagesse de tous les fils de l’Orient et que toute la sagesse de l’Égypte. 11 II fut sage plus que n’importe qui, plus que l’Ezrahite * Étân, que les fils de Mahôl, Hémân, Kalkol et Darda ; sa renommée s’étendait à toutes les nations d’alentour. 12 II prononça trois mille sentences et ses cantiques étaient au nombre de mille cinq. 13 II parla des plantes, depuis le cèdre qui est au Liban jusqu’à l’hysope qui croît sur les murs ; il parla aussi des quadrupèdes, des oiseaux, des reptiles et des poissons. * 14 On vint de tous les peuples pour entendre la sagesse de Salomon et il reçut un tribut * de tous les rois de la terre, qui avaient ouï parler de sa sagesse.
1 ROIS 5 (9-14)
- – Verset 11. l’Ezrahite. C’est-à-dire « l’autochtone ». Les noms qui suivent étaient probablement ceux de sages célèbres en Canaan. Le ps 89 est attribué à Étân.
- – Verset 13. des poissons. Salomon est le premier « sage d’Israël » et il n’est pas douteux qu’il eut une activité littéraire et poétique, cf. 8 12-13. Une partie de Pr peut remonter à lui. On a mis sous son nom les Ps 72 et Ps 127 ainsi que Qo, Ct, Sg.
- – Verset 14. un tribut. « il reçut un tribut » versions ; omis par hébreu.
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2 S 5 9+. 9 David s’installa dans la forteresse et l’appela Cité de David. Puis David construisit un mur sur son pourtour, depuis le Millo vers l’intérieur. 10 David allait grandissant et Yahvé, Dieu Sabaot, était avec lui. 11 Hiram, roi de Tyr, envoya une ambassade à David, avec du bois de cèdre, des charpentiers et des tailleurs de pierres, qui construisirent une maison pour David. 12 Alors David sut que Yahvé l’avait confirmé comme roi sur Israël et qu’il exaltait sa royauté à cause d’Israël son peuple.
Ps 72 1-2 ; 1 de Salomon. Ô Dieu, donne au roi ton jugement, au fils de roi ta justice, 2 qu’il rende à ton peuple sentence juste et jugement à tes petits.
Pr 16 12 ; 12 Abomination pour les rois : commettre le mal, car sur la justice le trône est établi.
Is 9 6. 6 pour que s’étende le pouvoir dans une paix sans fin sur le trône de David et sur son royaume, pour l’établir et pour l’affermir dans le droit et la justice. Dès maintenant et à jamais, l’amour jaloux de Yahvé Sabaot fera cela.
Ps 72 ; 5 II durera sous le soleil et la lune siècle après siècle ; 6 il descendra comme la pluie sur le regain, comme la bruine mouillant la terre. 7 En ses jours justice fleurira et grande paix jusqu’à la fin des lunes ; 8 il dominera de la mer à la mer, du Fleuve jusqu’aux bouts de la terre. 9 Devant lui se courbera la Bête, ses ennemis lécheront la poussière ; 10 les rois de Tarsis et des îles rendront tribut.
Ps 127 ; 3 C’est l’héritage de Yahvé que des fils, récompense, que le fruit des entrailles ; 4 comme flèches en la main du héros, ainsi les fils de la jeunesse. 5 Heureux l’homme, celui-là qui en a rempli son carquois ; point de honte pour eux, quand ils débattent à la porte, avec leurs ennemis.