- 10/29 Parabole des vignerons homicides.
20 9 Il se mit alors à dire au peuple la parabole que voici : « Un homme planta une vigne, puis il la loua à des vignerons et partit en voyage pour un temps assez long. »
10 « Le moment venu, il envoya un serviteur aux vignerons pour qu’ils lui donnent une part du fruit de la vigne ; mais les vignerons le renvoyèrent les mains vides, après l’avoir battu. 11 Il recommença, envoyant un autre serviteur ; et celui-là aussi, ils le battirent, le couvrirent d’outrages et le renvoyèrent les mains vides. 12 Il recommença, envoyant un troisième ; et celui-là aussi, ils le blessèrent et le jetèrent dehors. 13 Le maître de la vigne se dit alors : « Que faire ? Je vais envoyer mon fils bien aimé ; peut-être respecteront-ils celui-là. » 14 Mais, à sa vue, les vignerons faisaient entre eux ce raisonnement : « Celui-ci est l’héritier ; tuons-le, pour que l’héritage soit à nous. »15 Et, le jetant hors de la vigne, ils le tuèrent.
« Que leur fera donc le maître de la vigne ? 16 Il viendra, fera périr ces vignerons et donnera la vigne à d’autres. » À ces mots, ils dirent : « à Dieu ne plaise ! » 17 Mais, fixant sur eux son regard, il dit : « Que signifie donc ceci qui est écrit :
La pierre qu’avaient rejetée les bâtisseurs, c’est elle qui est devenue pierre de faîte ?
18 Quiconque tombera sur cette pierre s’y fracassera, et celui sur qui elle tombera, elle l’écrasera. » 19 Les scribes et les grands prêtres cherchèrent à porter les mains sur lui à cette heure même, mais ils eurent peur du peuple. Ils avaient bien compris, en effet, que c’était pour eux qu’il avait dit cette parabole.
Évangile Luc 20 (9-19)
- 10/29 Le tribut dû à César.
20 20 Ils se mirent alors aux aguets et lui envoyèrent des espions, qui jouèrent les justes pour le prendre en défaut sur quelque parole, de manière à le livrer à l’autorité et au pouvoir du gouverneur. 21 Ils l’interrogèrent donc en disant : « maître, nous savons que tu parles et enseigne avec droiture et que tu ne tiens pas compte des personnes, mais que tu enseignes en toute vérité la voie de Dieu. 22 Nous est-il permis ou non de payer le tribut à César ? » 23 mais, pénétrant leur astuce, il leur dit : 24 « Montrez-moi un denier. De qui porte-t-il l’effigie et l’inscription ? » ils dirent « De César ». 25 Alors il leur dit : « Eh bien ! Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ».
26 Et ils ne purent le prendre en défaut sur quelque propos devant le peuple et, tout étonné de sa réponse, ils gardèrent le silence.
Évangile Luc 20 (20-26)
- 10/29 Parabole du figuier.
13 28 « Du figuier apprenez cette parabole. Dés que sa ramure devient flexible et que ses feuilles poussent, vous comprenez que l’été est proche. 29 Ainsi vous, lorsque vous verrez cela arriver, comprenez qu’Il est proche, aux portes. 30 En vérité je vous le dis, cette génération ne passera pas que tout cela ne soit arrivé. 31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
32 Quand à la date de ce jour, ou à l’heure, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, personne que le Père. »
Évangile Marc 13 (28-32)
- 10/29 Veiller pour ne pas être surpris.
13 33 « Soyez sur vos gardes, veillez, car vous ne savez pas quand ce sera le moment. 34 Il en sera comme d’un homme partis en voyage : Il a quitté sa maison, donné pouvoir à ses serviteurs, à chacun sa tâche, et au portier il a recommandé de veiller. 35 Veiller donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison va venir, le soir, à minuit, au chant du coq ou le matin, * 36 de peur que, venant à l’improviste, il ne vous trouve endormis. 37 Et ce que je vous dis à vous, je le dis à tous : veillez » !
Évangile Marc 13 (33-37)
- Verset 35, ou le matin. Ces quatre veilles divisaient la nuit, chacune étant de trois heures.
La passion et la résurrection de Jésus.
- 10/29 Complot contre Jésus.
14 1 La Pâque et les Azymes allaient avoir lieu dans les deux jours, et les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse pour le tuer. 2 Car ils se disaient : « Pas en pleine fête, de peur qu’il y ait du tumulte parmi le peuple. »
Évangile Marc 14 (1-2)
14 3 Comme il se trouvait à Béthanie, chez Simon le lépreux, alors qu’il était à table, une femme vint, avec un flacon d’albâtre contenant un nard pur, * de grand prix. Brisant le flacon, elle le lui versa sur la tête. 4 Or il y en eu qui s’indignèrent entre eux : « A quoi bon ce gaspillage de parfum ? 5 Ce parfum pouvait être vendu plus de trois cents deniers et donné aux pauvres. » Et ils la rudoyaient. 6 Mais Jésus dit : « Laissez-la ; pourquoi la tracassez-vous ? C’est une bonne œuvre qu’elle a accomplie sur moi. 7 Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous et, quand vous le voudrez, vous pourrez leur faire du bien, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. 8 Elle a fait ce qui était en son pouvoir : d’avance elle a parfumé mon corps pour l’ensevelissement. 9 En vérité, je vous le dis, partout ou sera proclamé l’Évangile, au monde entier, on redira aussi, à sa mémoire, ce qu’elle vient de faire.
Évangile Marc 14 (3-9)
- Verset 3, un nard pur. Mc précise, avec Jn 12 3, la qualité du parfum : du nard, extrait d’une plante aromatique de l’Inde, et il note seul que la femme brise le flacon pour verser plus abondamment et plus vite, geste d’une touchante prodigalité.
- 10/29 La trahison de Judas.
14 10 Judas Iscariote, l’un des Douze, s’en alla auprès des grands prêtres pour le leur livrer. 11 À cette nouvelle ils se réjouirent et ils promirent de lui donner de l’argent. Et ils cherchaient une occasion favorable pour le livrer.
Évangile Marc 14 (10-11)
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Jn 12 3, 3 Alors Marie, prenant une livre de parfum de nard pur, de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux ; et la maison s’emplit de la senteur du parfum. 4 Mais Judas l’Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit : 5 « Pourquoi ce parfum n’a-t-il pas été vendu trois cents deniers qu’on aurait donné à des pauvres ? » 6 Mais il dit cela non par souci des pauvres, mais parce qu’il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu’on y mettait.