C+11 – La foi et les œuvres. Jacques 2

Épître de Jacques Chap. 2 

La foi et les œuvres. *

2 14 À quoi cela sert-il, mes frères, que quelqu’un dise : « J’ai la foi », s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle sauver ? 15 Si un frère ou une sœur sont nus, s’ils manquent de leur nourriture quotidienne, 16 et que l’un d’entre vous leur dise : « Allez en paix, chauffez-vous, rassasiez-vous », sans leur donner ce qui est nécessaire à leur corps, à quoi cela sert-il ? 17 Ainsi en est-il de la foi : si elle n’a pas les œuvres, elle est tout à fait morte. *

 18 Au contraire, on dira : *  « Toi, tu as la foi, et moi j’ai les œuvres ; moi, c’est par les œuvres que je montrerai ma foi.  19 Toi, tu crois qu’il y a un seul Dieu ? Tu fais bien. Les démons le croient aussi, et ils tremblent. *  20 Veux-tu savoir, homme insensé, que la foi sans les œuvres est stérile ?  21 Abraham, notre père, *  ne fut-il pas justifié par les œuvres quand il offrit Isaac, son fils, sur l’autel ?  22 Tu le vois : la foi coopérait à ses œuvres et par les œuvres sa foi fut rendue parfaite. *  23 Ainsi fut accomplie cette parole de l’Écriture : Abraham crut à Dieu, cela lui fut compté comme justice et il fut appelé ami de Dieu. »

 24 Vous le voyez : c’est par les œuvres que l’homme est justifié et non par la foi seule.  25 De même Rahab, la prostituée, n’est-ce pas par les œuvres qu’elle fut justifiée quand elle reçut les messagers *  et les fit partir par un autre chemin ?  26 Comme le corps sans l’âme est mort, de même la foi sans les œuvres est elle morte. *

Jacques 2 (14-26)

–           Titre. Les développements précédents vont être éclairés par un exposé de principes. L’auditeur de la parole doit en être un exécuteur, 1 22-25 ; cf 4 11. Le point de vue de Jacques n’est pas inconciliable avec celui que défend Paul, Rm 3 20 ;  9 31 ; Ga 2 16, 3 2, 5,11s ; Ph 3 9. Ce que celui-ci refuse, c’est la valeur des œuvres humaines pour mériter le salut sans la foi au Christ.

–           Une telle confiance en l’effort de l’homme pour se rendre juste méconnaît qu’il est foncièrement pécheur, et rend vaine la foi au Christ, Ga 2 21 ; Rm 1 16+. Mais Paul admet lui aussi que, une fois la justification reçue par pure grâce, la foi doit être active par la charité, 1 Co 13 2 ; Ga 5 6 etc., et accomplir enfin vraiment la Loi, Rm 8 4, qui est la loi du Christ et de l’Esprit, la loi de l’amour, Rm 13 8-10 ; Ga 5 14. Chacun sera jugé selon ses œuvres, Rm 2 6+. La pensée de Jc, y compris sur l’histoire d’Abraham, v v 22-23, est cependant plus proche du Judaïsme que celle de Paul.

–          Verset 17, tout à fait morte. Litt. : « Elle est morte en elle-même ».

–          Verset 18, on dira. À l’interlocuteur des v v 14 et 16, que Jacques prend maintenant à partie.

–          Verset 19, et ils tremblent. L’insoumission des démons au vrai Dieu qu’ils reconnaissent, cf Mt 1, 24, etc… Ne les empêche pas de craindre sa colère à venir.

–          Verset 21, notre père. La tradition juive tenait Abraham pour le juste fidèle à Dieu, ami de Dieu, 2 Ch 20 7 ; Is 41 8, père des croyants, cf Mt 3 8 ; Jn 8 39. Jacques sur ce point rejoint Paul, Rm 4 1, 16.

–          Verset 22, rendue parfaite. Pas plus que Paul, Jc regarde la foi d’Abraham comme une œuvre, Gn 15 6, cité v 23 ; Rm 4 3; Ga 3 6, mais il insiste davantage des œuvres qui naissent de la foi, de la loi parfaite, 1 25; 2 8.

–          Verset 25, messagers. Var : « espions ». Le thème était populaire dans le Judaïsme.

–          Verset 26, est-elle morte. Les v v 17, 20, 24, trouvent leur conclusion dans la comparaison d’un corps privé du souffle de vie.

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Rm 3 20 ; , 20 puisque personne ne sera justifié devant lui par la pratique de la Loi : * la Loi ne fait que donner connaissance du péché.

Rm 1 16+. 1   16 Car je ne rougis pas de l’Évangile : Il est une force de Dieu pour le salut de tout homme qui croit, * du Juif d’abord, * puis du Grec. 17 Car en lui la justice * de Dieu se révèle de la foi à la foi, * comme il est écrit : Le juste vivra de la foi.

Rm 13 8-10 ; 13 8 N’ayez de dettes envers personne, sinon celle de l’amour mutuel. Car celui qui aime autrui a de ce fait accompli la loi. * 9 En effet, le précepte : Tu ne commettras pas d’adultère, tu ne tueras pas, tu ne voleras pas, * tu ne convoiteras pas, et tous les autres se résument en cette formule : Tu aimeras ton prochain * comme toi-même. 10 La charité ne fait point de tort au prochain. La charité est donc la Loi dans sa plénitude.

Mt 1, 24, . 24 Une fois réveillé, Joseph fit comme l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui sa femme ; 25 et il ne la connut pas jusqu’au jour où elle enfanta un fils, * et il l’appela du nom de Jésus.

Rm 4 1, 16. 4 1 Que dirons-nous d’Abraham, * notre ancêtre selon la chair ? * 2 Si Abraham tint sa justice des œuvres, il a de quoi se glorifier. * Mais non au regard de Dieu ! 3 Que dit en effet l’Écriture ? Abraham crut à Dieu, et ce lui fut compté comme justice. ———- 16 Aussi dépend-il de la foi, afin d’être don gracieux, et qu’ainsi la promesse soit assurée à toute la descendance, qui se réclame de la Loi seulement, mais encore de la foi d’Abraham, notre père à tous, 

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