AT-04 LES  NOMBRES

Chapitre :1—  20 21  22 

Prise de Horma. *

  •           Titre. Récit de tradition ancienne, mais qui se trouve ici hors de son contexte. Horma, cf. 14 45+, a été prise par les Siméonites montant directement du sud, Jg 1 16-17+. La défaite de Horma, Nb 14 39+, est postérieure.
  •           Vers 3. Horma. Le mot est rattaché à une racine signifiant « vouer par anathème ». L’auteur insinue déjà le caractère religieux de la conquête.

Le serpent d’airain. *

Nombres 21 (4-9)

  •           Titre. Cette histoire est à mettre en relation avec les mines de cuivre de la Araba, où le métal était déjà exploité au XIIIe s. av. J.-C. On a retrouvé à Meneiyeh (aujourd’hui Timna) plusieurs petits serpents de cuivre qui étaient sans doute utilisés, comme celui de Moïse, pour se protéger contre les serpents venimeux. Cette région minière de la Araba se trouve sur la route de Cadès à Aqaba, cf. v. 4+.
  •           Vers 4. mer de Suph. En direction du golfe d’Aqaba, cf. Dt 2 1 ; 1 R 9 26, à ne pas confondre avec le Suph de l’Exode. L’occupation sédentaire d’Edom n’avait pas encore atteint le golfe d’Aqaba et les Israélites ont pris la route normale qui leur permettait de contourner le territoire édomite. Cette notation est la seule indication ancienne sur la route qu’ils ont prise.
  •           Vers 6. serpents brûlants. « Brûlant » traduit saraph, que Is 30 6 représente comme un serpent ailé ou dragon. Le nom des Séraphins d’Is 6 2-6 vient de la même racine.

Étapes vers la Transjordanie. *

Nombres 21 (10-20)

  •           Titre. Ce morceau tardif a voulu combler les lacunes de la source ancienne en utilisant des indications de Mb 33 et Dt 2 pour décrire l’itinéraire. Dans celui-ci, il a inséré deux fragments de l’ancienne poésie hébraïque, vv. 14-15 et 17-18.

Conquête de la Transjordanie. *

Nombres 21 (21-35)  22 (1)

  •           Titre. Suite de la source ancienne, interrompue depuis 20 22″.
  •           Vers 21. Amorites. Petit royaume cananéen établi au nord de l’Arnon, avec Heshbôn pour capitale. Envahi par les Moabites, Sihôn avait remporté sur eux une victoire (qui sera rappelée aux vv. 28-29, cf. 27+) mais il sera battu par les Israélites.
  •           Vers 27. les poètes disent. Ce poème, dont le v. 30 qui est crucial est irrémédiablement corrompu, est susceptible de deux interprétations. 1° C’est un chant de victoire amorite célébrant la défaite de Moab par Sihôn, et inséré comme un commentaire du v. 26 ; mais cela suppose une correction plus radicale du v. 30, qui signifierait que Heshbôn a détruit Moab. 2° C’est un chant israélite, annonce par les vv. 25-26, qui célèbre la victoire d’Israël sur Sihôn, vv. 27b et 30 (corrigé), mais qui rappelle à ce propos la victoire de Sihôn sur Moab, vv. 28-29 : Heshbôn a dévoré les villes de Moab, mais nous, les Israélites, nous avons détruit Heshbôn. Quant au v. 27, il est une invitation ironique à venir la reconstruire.
  •           Vers 30. Médba.  Leur postérité » grec ; « leur lampe » hébr. « et nous avons mis le feu jusqu’à Nophah et jusqu’à Médba » Conn. Hébr. inintelligible.
  •           Vers 33. à Èdréï. Le récit de la guerre contre Og sert à compléter la conquête de la TransJordanie et à justifier les prétentions de la demi-tribu de Manassé sur le Bashân que les Israélites n’ont jamais possédé en fait. Le personnage de Og est légendaire, cf. Dt 3 11.
  •           Vers 1. Jéricho. Litt. « Au-delà du Jourdain de Jéricho », c’est-à-dire à la hauteur de Jéricho mais de l’autre côté du Jourdain, du point de vue d’un habitant de la Palestine.

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