AT-04 LES  NOMBRES

Chapitre : 1—  21  22  23 

Le roi de Moab fait appel à Balaam. *

  •           Titre. Les récits qui encadrent les oracles de Balaam combinent les deux traditions yahviste et élohiste, avec prédominance de l’élohiste : les oracles eux-mêmes doivent être plus anciens. – Ce long épisode présente un cas singulier de prophétisme. Balaam est un devin des bords de l’Euphrate, qui reconnaît Yahvé pour son Dieu, 22 18, etc., et bénit Israël, 23 11-12, 25-26 : 24 10, cf. Mi 6 5. Mais les traditions plus récentes considèrent Balaam comme un ennemi, contraint par la toute-puissance de Dieu de bénir Israël contre sa volonté. Dt 23 5-6 ; Jos 24 9-10, cf. Ne 13 2, et qui l’entraîna dans l’idolâtrie de Péor, Nb 31 8, 16. Cette tradition sera reprise par le Nouveau Testament.
  •           Vers 5. fils d’Ammav.  Pétor (sur « le Fleuve », c’est-à-dire l’Euphrate) et le pays d’Ammav (avec l’hébr., contre « Ammon » de sam. syr. Vulg.) sont connus par les textes cunéiformes.
  •           Vers 21. son ânesse. Monture d’honneur au deuxième millénaire av. J.-C. Cf. Jg. 5 10; 10 4; 12 14.

L’ânesse de Balaam.

  •           Vers 22. le passage. Yahvé » avec sam. et quelques mss grecs ; « Dieu » hébr. – La contradiction avec le v. 20 semble indiquer un changement de tradition, cf. 22 2+ ; ce récit, plus coloré et plus populaire que le précédent, est attribué au Yahviste. Il fait parler les animaux comme Gn 3 1s.
  •           Vers 32. n’aboutit pas. Litt. « La route renverse ». Autre traduction : « car ce voyage me déplaisait ».
  •           Vers 34. j’ai péché. Tout acte de l’homme, conscient ou non, qui se trouve en opposition avec la volonté divine est ici considéré comme un péché.

Balaam et Balaq.

  •           Vers 36. d’Ar Moab. Le texte porte ‘ îr mo ‘ab, « une ville de Moab », mais il s’agit de Ar, ville forte qui domine la Gorge de l’Arnon, cf. 21 15.
  • Mais Balaam va prononcer ses oracles en se déplaçant vers le Nord jusqu’au mont Nébo, en longeant le bord du plateau qui domine la steppe occupée par les Israélites. On est loin au nord de l’Arnon, frontière de Moab, et dans l’ancien territoire de Sihôn conquis par les Israélites. Ces récits reflètent une situation postérieure à la conquête, mais antérieure à l’époque de David, où Moab s’était étendu vers le Nord. Il ira un moment jusqu’à Jéricho, cf. Jg 3 13.
  •           Vers 40. l’accompagnaient.  C’est un sacrifice de communion, Lv 3 1+, qui sera suivi, 23 2, de l’holocauste, lequel prépare la manifestation divine, cf. Jg 6 25s.
  •           Vers 41. du camp. Litt. « l’extrémité du peuple ».

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