AT-23 LES PSAUMES (51 à 100) 2ème Partie

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PSAUME 76 (75)

Ode au Dieu redoutable. *

1 Du maître de chant. Sur les instruments à cordes. Psaume. D’Asaph. Cantique. 2 En Juda Dieu est connu, en Israël grand est son nom ; 3 sa tente s’est fixée en Salem * et sa demeure en Sion ; 4 là, il a brisé les éclairs de l’arc, * le bouclier, l’épée et la guerre. *

5 Lumineux que tu es, et célèbre pour les monceaux de butin 6 qu’on leur a pris ; les braves ont dormi leur sommeil, tous ces guerriers, les bras leur ont manqué ; 7 sous ta menace, Dieu de Jacob, char et cheval se sont figés. 8 Toi, toi le terrible ! Qui tiendra devant ta face, sous le coup de ta fureur ? 9 Des cieux tu fais entendre la sentence, la terre a peur et se tait

10 quand Dieu se lève pour le jugement, pour sauver tous les humbles de la terre. 11 La colère de l’homme te rend gloire, des réchappés de la Colère, tu te ceindras ; * 12 faites des vœux, acquittez-les à Yahvé votre Dieu, ceux qui l’entourent, * faites offrande au Terrible ; 13 il coupe le souffle des princes, terrible aux rois de la terre.

  • Titre. Hymne eschatologique. Comme les Ps 46 et 48 6, il paraît évoquer la défaite de Sennachérib en 701 devant Jérusalem, 2 R 19 35, devenue le symbole du salut attendu par les « pauvres », v. 10. Le grec porte en titre : « Au sujet de l’Assyrien ».
  • Vers 3. en Salem. Nom abrégé de Jérusalem, cf. Gn 14 18; Jdt 4 4, la « cité de paix » (shalôm).
  • Vers 4. de l’arc. Les flèches.
  • Vers 4. la guerre. On traduit aussi : « les armes de guerre ».
  • Vers 11. tu te ceindras. L’image, prise à Jérémie, cf. Ps 109 19, symbolise l’étroite union. Comme la Terreur (- «le Terrible», v. 12), la Colère divine semble ici personnifiée, cf. Ps 58 10. Quant à « la colère de l’homme », impuissante, elle rend témoignage à la puissance et à la justice de Dieu.
  • Vers 12. l’entourent. Comme sa « ceinture », v. 11 ; comparer Is 49 18.

PSAUME 77(76)

Méditation sur le passé d’Israël. *

1 Du maître de chant… Yedutûn. D’Asaph. Psaume, 2 Vers Dieu ma voix : je crie, vers Dieu ma voix : il m’entend. 3 Au jour d’angoisse j’ai cherché le Seigneur ; la nuit, j’ai tendu la main sans relâche, mon âme a refusé d’être consolée. 4 Je me souviens de Dieu et je gémis, je médite et le souffle me manque.

5 Tu as retenu les paupières de mes yeux, je suis troublé, je ne puis parler ; 6 j’ai pensé aux jours d’autrefois, d’années séculaires 7 je me souviens ; je murmure * dans la nuit en mon cœur, je médite et mon esprit interroge : 8 Est-ce pour les siècles que le Seigneur rejette, qu’il cesse de se montrer favorable ? 9 Son amour est-il épuisé jusqu’à la fin, achevée pour les âges des âges la Parole ?

10 Est-ce que Dieu oublie d’avoir pitié, ou de colère ferme-t-il ses entrailles ? 11 Et je dis : « Voilà ce qui me blesse : elle est changée, la droite du Très-Haut. » 12 Je me souviens * des hauts faits de Yahvé, oui, je me souviens d’autrefois, de tes merveilles, 13 je me murmure toute ton œuvre, et sur tes hauts faits je médite :

14 O Dieu, saintes sont tes voies ! quel dieu est grand comme Dieu ? 15 Toi, le Dieu qui fait merveille, tu fis savoir parmi les peuples ta force ; 16 par ton bras tu rachetas ton peuple, les enfants de Jacob et de Joseph. 17 Les eaux te virent, ô Dieu, les eaux te virent et furent bouleversées, les abîmes aussi s’agitaient. 18 Les nuées déversèrent les eaux, les nuages donnèrent de la voix, tes flèches aussi filaient. *

19 Voix de ton tonnerre en son roulement tes éclairs illuminaient le monde, la terre s’agitait et tremblait. 20 Sur la mer fut ton chemin, ton sentier sur les eaux innombrables. Et tes traces, nul ne les connut. 21 Tu guidas comme un troupeau ton peuple par la main de Moïse et d’Aaron.

  • Titre. A l’époque difficile du retour de l’Exil, le psalmiste évoque les bienfaits passés de Yahvé pour Israël, les merveilles de la sortie d’Égypte, gage d’interventions futures de Yahvé pour son peuple.
  • Vers 6. je murmure. « je murmure » grec, syr.; « (je me souviens) de ma musique » hébr. – On coupe les vv. 6-7 comme les versions.
  • Vers 12. je me souviens. « je me souviens » qeré, versions; « je ferai connaître » ketib.
  • Vers 18. filaient. Le miracle de la mer des Roseaux est présenté dans une perspective cosmique, cf. Jb 7 12+. La suite, v. 19, évoque la théophanie du Sinaï, Ex 19 16+.

PSAUME 78 (77)

Les leçons de l’histoire d’Israël. *

1 Poème. D’Asaph. Ecoute, o mon peuple, ma loi ; tends l’oreille aux paroles de ma bouche ; 2 j’ouvre la bouche en paraboles, * j’évoque du passé les mystères. 3 Nous l’avons entendu et connu, nos pères nous l’ont raconté ; 4 nous ne le tairons pas à leurs enfants, nous le raconterons à la génération qui vient : les titres de Yahvé et sa puissance, ses merveilles telles qu’il les fit ; 5 il établit un témoignage en Jacob, il mit une loi en Israël ; il avait commandé à nos pères de le faire connaître à leurs enfants, 6 que la génération qui vient le connaisse, les enfants qui viendront à naître. Qu’ils se lèvent, qu’ils racontent à leurs enfants,

7 Qu’ils mettent en Dieu leur espoir, qu’ils n’oublient pas les hauts faits de Dieu, et ses commandements, qu’ils les observent ; 8 qu’ils ne soient pas, à l’exemple de leurs pères, une génération de révolte et de bravade, génération qui n’a point le cœur sûr et dont l’esprit n’est point fidèle à Dieu.

9 Les fils d’Éphraïm, tireurs d’arc, se retournèrent, le jour du combat ; * 10 ils ne gardaient pas l’alliance de Dieu, ils refusaient de marcher dans sa loi ; 11 ils avaient oublié ses hauts faits, ses merveilles qu’il leur donna de voir : * 12 devant leurs pères il fit merveille en terre d’Égypte, aux champs de Tanis.

13 II fendit la mer et les transporta, il dressa les eaux comme une digue ; 14 il les guida de jour par la nuée, par la lueur d’un feu toute la nuit ; 15 il fendit les rochers au désert, il les abreuva à la mesure du grand abîme ; 16 du roc il fit sortir des ruisseaux et descendre les eaux en torrents.

17 Mais de plus belle ils péchaient contre lui et bravaient le Très-Haut dans le lieu sec ; 18 ils tentèrent Dieu dans leur cœur, demandant à manger à leur faim. 19 Or ils parlèrent contre Dieu ; ils dirent : « Est-il capable, Dieu, de dresser une table au désert ?

20 « Voici qu’il frappe le rocher, les eaux coulent, les torrents s’échappent : mais du pain, est-il capable d’en donner, ou de fournir de la viande à son peuple ? » 21 Alors Yahvé entendit, il s’emporta ; un feu flamba contre Jacob, et puis la Colère monta contre Israël, 22 car ils étaient sans foi en Dieu, ils étaient sans confiance en son salut.

23 Aux nuées d’en haut il commanda, il ouvrit les battants des cieux ; 24 pour les nourrir il fit pleuvoir la manne, il leur donna le froment des cieux ; 25 du pain des Forts * l’homme se nourrit, il leur envoya des vivres à satiété. 26 II fit lever dans les cieux le vent d’est, il fit venir par sa puissance le vent du sud, 27 il fit pleuvoir sur eux la viande comme poussière, la volaille comme sable des mers, 28 il en fit tomber au milieu de son camp, tout autour de sa demeure.

29 Ils mangèrent et furent bien rassasiés, il leur servit ce qu’ils désiraient ; 30 eux n’étaient pas revenus de leur désir, leur manger encore en la bouche, 31 que la colère de Dieu monta contre eux : il massacrait parmi les robustes, abattait les cadets d’Israël. 32 Malgré tout, ils péchèrent encore, ils n’eurent pas foi en ses merveilles. *

33 II consuma en un souffle leurs jours, leurs années en une panique. 34 Quand il les massacrait, ils le cherchaient, ils revenaient, s’empressaient près de lui, 35 Ils se souvenaient : Dieu leur rocher, Dieu le Très-Haut, leur rédempteur ! 36 Mais ils le flattaient de leur bouche, mais de leur langue ils lui mentaient, 37 leur cœur n’était pas sûr envers lui ils étaient sans foi en son alliance.

38 Lui alors, dans sa tendresse, effaçait les torts au lieu de dévaster ; sans se lasser, il revenait de sa colère au lieu de réveiller tout son courroux. 39 II se souvenait : eux, cette chair, souffle qui s’en va et ne revient pas. 40 Que de fois ils le bravèrent au désert, l’offensèrent parmi les solitudes ! 41 Ils revenaient tenter Dieu, affliger le Saint d’Israël, 42 sans nul souvenir de sa main, ni du jour qu’il les sauva de l’adversaire.

43 Lui qui en Égypte mit ses signes, * ses miracles aux champs de Tanis, 44 fit tourner en sang leurs fleuves, leurs ruisseaux pour les priver de boire. 45 II leur envoya des taons qui dévoraient, des grenouilles qui les infestaient ; 46 il livra au criquet leurs récoltes et leur labeur à la sauterelle ; 47 il massacra par la grêle leur vigne et leurs sycomores par la gelée ; 48 il remit à la grêle leur bétail et leurs troupeaux aux éclairs.

49 II lâcha sur eux le feu de sa colère, emportement et fureur et détresse, un envoi d’anges de malheur ; 50 il fraya un sentier à sa colère. Il n’exempta pas leur âme de la mort, à la peste il remit leur vie ; 51 il frappa tout premier-né en Égypte, la fleur de la race aux tentes de Cham. 52 II poussa comme des brebis son peuple, * les mena comme un troupeau dans le désert ;

53 il les guida sûrement, ils furent sans crainte, leurs ennemis, la mer les recouvrit. 54 II les amena vers son saint territoire, la montagne que sa droite a conquise ; 55 il chassa devant eux les païens, il leur marqua au cordeau un héritage ; il installa sous leurs tentes les tribus d’Israël.

56 Ils tentaient, ils bravaient Dieu le Très-Haut, se refusaient à garder ses témoignages ; * 57 ils déviaient, ils trahissaient comme leurs pères, se retournaient comme un arc infidèle ; 58 ils l’indignaient avec leurs hauts lieux, par leurs idoles ils le rendaient jaloux.

59 Dieu entendit et s’emporta, il rejeta tout à fait Israël ; 60 il délaissa la demeure de Silo, la tente où il demeurait chez les hommes. 61 II livra sa force à la captivité, aux mains de l’ennemi sa splendeur ; * 62 il remit son peuple à l’épée, contre son héritage il s’emporta.

63 Ses cadets, le feu les dévora, ses vierges n’eurent pas de chant de noces ; 64 ses prêtres tombèrent sous l’épée, ses veuves ne firent pas de lamentations. 65 II s’éveilla comme un dormeur, le Seigneur, comme un vaillant terrassé par le vin, 66 il frappa ses ennemis au dos, * les livra pour toujours à la honte.

67 II rejeta la tente de Joseph, il n’élut pas la tribu d’Éphraïm ; 68 il élut la tribu de Juda, la montagne de Sion qu’il aime. 69 II bâtit comme les hauteurs * son sanctuaire, comme la terre qu’il fonda pour toujours.

70 II élut David son serviteur, il le tira des parcs à moutons, 71 de derrière les brebis mères il l’appela pour paître Jacob son peuple et Israël son héritage ; 72 il les paissait d’un cœur parfait, et d’une main sage les guidait.

  • Titre. Méditation didactique, inspirée du Dt, sur l’histoire d’Israël, les fautes de la nation et leur châtiment. Le Ps met en relief la responsabilité d’Éphraïm, ancêtre des Samaritains, l’élection de Juda et le choix de David.
  • Vers 2. en paraboles. Parabole (mashaî) : sentence rythmée en vers parallèles,
  • Vers 9. du combat. Le Psalmiste, s’inspirant d’Os 7 16, rejette ainsi les péchés du peuple sur les Éphraïmites, en anticipant sur l’histoire ultérieure du royaume du Nord, cf. v. 67, ou en faisant allusion au schisme des Samaritains, cf. Za 11 14.
  • Vers 11. de voir. Les miracles de l’Exode,
  • Vers 25. des Forts. Les Forts sont les Anges, cf. Ps 103 20.
  • Vers 32. ses merveilles. Rappel général, vv. 32-39, de l’inconstance d’Israël et de la patience divine. « lui » ‘elaw syr.; « Dieu » ‘el hébr.
  • Vers 43. ses signes. Les « plaies » d’Égypte, cf. Ex 7 8-11-, que les vv. 43-51 vont résumer.
  • Vers 52. son peuple. Lors de la sortie d’Égypte et de l’entrée en Canaan, vv. 52-55.
  • Vers 56. ses témoignages. Allusion aux fautes d’Israël au temps de Samuel et de Saül, vv. 56-64.
  • Vers 61. sa splendeur. L’arche d’alliance, cf. Ps 132 8; 2 Ch 6 41.
  • Vers 66. au dos. Litt. « par derrière ». il s’agit du mal humiliant dont furent frappés les Philistins, détenteurs de l’arche. Rejet d’Éphraïm, v. 67, élection de Sion, demeure de Yahvé et réplique du sanctuaire céleste, vv. 68-69, et de David, oint de Yahvé, pasteur de son peuple et type du messie attendu, vv. 70-72.
  • Vers 69. les hauteurs. « les hauteurs » conj.; « les (êtres) hauts » hébr.

PSAUME 79 (78)

Plainte nationale. *

1 Psaume. D’Asaph. Dieu, ils sont venus, les païens, dans ton héritage, ils ont souillé ton temple sacré ; ils ont fait de Jérusalem un tas de ruines, 2 ils ont livré le cadavre de tes serviteurs en pâture à l’oiseau des cieux, la chair des tiens aux bêtes de la terre.

3 Ils ont versé le sang comme de l’eau alentour de Jérusalem, et pas un fossoyeur. 4 Nous voici l’insulte de nos voisins, fable et risée de notre entourage. 5 Jusques à quand, Yahvé, ta colère ? jusqu’à la fin ? ta jalousie brûlera-t-elle comme un feu ?

6 Déverse ta fureur sur les païens, eux qui ne te connaissent pas, et sur les royaumes, ceux-là qui n’invoquent pas ton nom. 7 Car ils ont dévoré Jacob et dévasté sa demeure. 8 Ne retiens pas contre nous les fautes des ancêtres, hâte-toi, préviens-nous par ta tendresse, nous sommes à bout de force ; 9 aide-nous, Dieu de notre salut, par égard pour la gloire de ton nom ; efface, Yahvé, * nos péchés, délivre-nous, à cause de ton nom.

10 Pourquoi les païens diraient-ils : « Où est leur Dieu ? » Que sous nos yeux les païens connaissent la vengeance du sang de tes serviteurs, qui fut versé ! * 11 Que vienne devant toi la plainte du captif, par ton bras puissant, épargne les clients de la mort ! 12 Fais retomber sept fois sur nos voisins, à pleine mesure, leur insulte, l’insulte qu’ils t’ont faite, Seigneur. 13 Et nous, ton peuple, le troupeau de ton bercail, nous te rendrons grâce à jamais et d’âge en âge publierons ta louange.

  • Titre. Ce Ps peut se rapporter à la prise de Jérusalem par les Chaldéens, en 587, et au pillage de la ville par les voisins d’Israël, Édom, Moab, etc., cf. 2 R 24 2.
  • Vers 9. Yahvé. « Yahvé » grec; omis par l’hébreu.
  • Vers 10. fut versé. Dieu est le « vengeur du sang » d’Israël, cf. Nb 35 19+.

PSAUME 80 (79)

Prière pour la restauration d’Israël. *

1 Du maître de chant. Sur l’air : Des lys sont les préceptes. D’Asaph. Psaume. 2 Pasteur d’Israël, écoute, toi qui mènes Joseph comme un troupeau ; toi qui sièges sur les Chérubins, resplendis 3 devant Éphraïm, Benjamin et Manassé, * réveille ta vaillance et viens à notre secours.

4 Dieu, fais-nous revenir, fais luire ta face et nous serons sauvés. 5 Jusques à quand, Yahvé Dieu Sabaot, prendras-tu feu contre la prière de ton peuple ? 6 Tu l’as nourri d’un pain de larmes, abreuvé de larmes à triple mesure ; 7 tu fais de nous une question pour nos voisins et nos ennemis se moquent de nous.

8 Dieu Sabaot, fais-nous revenir, fais luire ta face et nous serons sauvés. 9 II était une vigne: * tu l’arraches d’Égypte, tu chasses des nations pour la planter ; 10 devant elle tu fais place nette, elle prend racine et remplit le pays. 11 Les montagnes étaient couvertes de son ombre, et de ses pampres les cèdres de Dieu ; * 12 elle étendait ses sarments jusqu’à la mer et du côté du Fleuve * ses rejetons.

13 Pourquoi as-tu rompu ses clôtures, et tout passant du chemin la grappille, 14 le sanglier des forêts la ravage et la bête des champs la dévore ? 15 Dieu Sabaot, reviens enfin, observe des cieux et vois, visite cette vigne : 16 protège-la, celle que ta droite a plantée. * 17 Ils l’ont brûlée * par le feu comme une ordure, au reproche de ta face ils périront.

18 Ta main soit sur l’homme de ta droite, le fils d’Adam que tu as confirmé ! * 19 Jamais plus nous n’irons loin de toi ; rends-nous la vie, qu’on invoque ton nom. 20 Yahvé Dieu Sabaot, fais-nous revenir, fais luire ta face et nous serons sauvés.

  • Titre. Ce Ps s’applique aussi bien au royaume du Nord (cf. vv. 2-3) dévasté par les Assyriens (que mentionne le titre du grec), cf. Jr 31 15s, qu’à Juda après le sac de Jérusalem en 586, cf. Jr 12 7-13. Le Psalmiste, peut-être un lévite réfugié à Miçpa de Benjamin sous Godolias, cf. 2 R 25 22-23, 27, espère la restauration du royaume unifié, cf. Is 49 5; Ez 37 16; Za 9 13; 10 6, dans ses limites idéales, v. 12, cf. Jg 20 1+.
  • Vers 3. Manassé. Éphraïm et Manassé, fils de Joseph, auxquels est parfois rattaché Benjamin, sont les deux principales tribus du Nord.
  • Vers 9. une vigne. Allégorie familière aux prophètes, cf. Is 5 1+.
  • Vers 11. de Dieu. Ou : « les pampres étaient des cèdres de Dieu », c’est-à-dire les cèdres les plus hauts, cf. Ps 36 7; 68 16.
  • Vers 12. du Fleuve. L’Euphrate.
  • Vers 16. a plantée. L’hébr. ajoute : « et sur le fils que tu as confirmé », anticipation de 18b.
  • Vers 17. brulée. « ils l’ont brûlée » serapûha conj.; « brûlée » serûpah hébr.
  • Vers 18. confirmé. Allusion probable à Zorobabel, Esd 3 2; Ag 1 1, plutôt qu’à Benjamin (« fils de la droite »), à Amasias (« Yahvé est assuré ») ou à Israël.