AT-23 LES PSAUMES (01 à 50) – 1ère Partie

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PSAUME 16 (15)

Yahvé, ma part d’héritage.

1 A mi-voix. * De David. Garde-moi, ô Dieu, mon refuge est en toi. 2 J’ai dit à Yahvé : C’est toi mon Seigneur, mon bonheur n’est en aucun 3 de ces démons de la terre. Ceux-là en imposent à tous ceux qui les aiment, *

4 leurs idoles foisonnent, on court à leur suite. * Verser leurs libations de sang ? jamais ! Faire monter leurs noms sur mes lèvres ? jamais ! 5 Yahvé, ma part d’héritage et ma coupe, c’est toi qui garantis mon lot ;

6 le cordeau me marque un enclos de délices, et l’héritage est pour moi magnifique. * 7 Je bénis Yahvé qui s’est fait mon conseil, et même la nuit, mon cœur * m’instruit 8 J’ai mis Yahvé devant moi saris relâche ; puisqu’il est à ma droite, je ne bronche pas.

9 Aussi, mon cœur exulte, mes entrailles * jubilent, et ma chair reposera en sûreté ; 10 car tu ne peux abandonner mon âme au shéol, tu ne peux laisser ton ami voir la fosse. * 11 Tu m’apprendras le chemin de vie, devant ta face, plénitude de joie, en ta droite, délices éternelles.

  • Vers 1. mi-voix. Sens incertain. On trouve cette rubrique devant les Ps dont la récitation publique pouvait provoquer la colère des païens maîtres de Jérusalem.
  • Vers 2. les aiment. Le texte des vv. 2-3, très obscur, est traduit par conj. En changeant la vocalisation. L’hébr. se traduirait litt. : « Mon Seigneur, toi mon bonheur, non au-dessus de toi. Aux saints, ceux dans la terre, ceux-là et ceux qui imposent (?), tout mon plaisir est en eux. » – Ces vv. pourraient s’adresser à ceux qui prétendent unir l’adoration de Yahvé au culte des dieux locaux, syncrétisme qui fut longtemps la grande tentation d’Israël, cf. Is 57 6; 65 5; 66 3s.
  • Vers 4. leur suite. « on court à leur suite » versions; hébreu. corrompu (litt. : « paient le prix de l’étranger »). – « idoles », litt. « infirmités » : euphémisme.
  • Vers 6. magnifique. Allusion à la condition des Lévites. Leur part, désignée par les images traditionnelles de la coupe, cf. Ps 11 6+, et de la corde d’arpentage, Mi 2 4-5, c’est Yahvé. Le nom propre Hil-qiyyahu, « Yahvé est ma part » est fréquent.
  • Vers 7. mon cœur. Litt. « mes reins », siège des pensées et des affections secrètes, cf. Ps 7 10;Pr 23 16; Jr 12 2.
  • Vers 9. entrailles. Litt. « ma gloire », cf. Ps 7 6+.
  • Vers 10. la fosse. Le psalmiste a choisi Yahvé. Le réalisme de sa foi et les exigences de sa vie mystique réclament une intimité indissoluble avec lui : il lui faut donc échapper à la mort qui l’en séparerait, Ps 6 6, cf. Ps 49 16+. Espérance encore imprécise, qui prélude déjà à la foi en la résurrection, cf. Dn 12 2; 2 M 7 9+. Les versions traduisent « fosse » par « corruption ». L’application messianique admise par le Judaïsme s’est vue vérifiée par la résurrection du Christ.

PSAUME 17 (16)

Appel de l’innocent.

1 Prière. De David. Écoute, Yahvé, la justice, sois attentif à mes cris ; prête l’oreille à ma prière, point de fraude sur mes lèvres. 2 De ta face sortira mon jugement, tes yeux regardent la droiture.

3 Tu sondes mon cœur, tu me visites la nuit, tu m’éprouves sans rien trouver, aucun murmure en moi : ma bouche n’a point péché 4 à la façon des hommes. La parole de tes lèvres, moi je l’ai gardée, aux sentiers prescrits 5 attachant mes pas, à tes traces, que mes pieds ne trébuchent.

6 Je suis là, je t’appelle, car tu réponds, ô Dieu ! Tends l’oreille vers moi, écoute mes paroles, 7 signale tes grâces, toi qui sauves ceux qui recourent à ta droite contre les assaillants. 8 Garde-moi comme la prunelle de l’œil, à l’ombre de tes ailes cache-moi 9 aux regards de ces impies qui me ravagent ; ennemis au fond de l’âme, ils me cernent.

10 Ils sont enfermés dans leur graisse, ils parlent, l’arrogance à la bouche. 11 Ils marchent contre moi, maintenant ils m’encerclent, ils ont l’œil sur moi pour me terrasser. 12 Leur apparence est d’un lion impatient d’arracher et d’un lionceau tapi dans sa cachette. 13 Lève-toi, Yahvé, affronte-le, renverse-le, par ton épée délivre mon âme de l’impie,

14 des mortels, par ta main, Yahvé, des mortels qui, dans la vie, ont leur part de ce monde ! * Avec tes réserves * tu leur rempliras le ventre, leurs fils seront rassasiés et ils laisseront le surplus à leurs enfants, 15 Moi, dans la justice, je contemplerai ta face, au réveil je me rassasierai de ton image. *

  • Vers 14. de ce monde. Texte incertain. On peut également comprendre : « des mortels qui ont en partage une vie non durable ». L’ambiguïté est peut-être voulue.
  • Vers 14. tes réserves. Litt. « Ce que tu caches ». Plutôt que de châtiments, il doit s’agir des biens périssables auxquels le fidèle préfère l’amitié divine.
  • Vers 15. ton image. L’heure du réveil matinal est le moment privilégié des largesses divines, Ps 54; 30 6; 46 6; 49 15; 57 9; 73 20; 90 14; 130 6; 143 8. Il est aussi le temps de la justice, Ps 101 8+. L’aurore et la lumière symbolisent le salut, Is 8 20; 9 1; 33 2; 58 10; Lm 3 23; So 3 5; cf. Jn 1 4-5+; 8 12+. Le soir et l’obscurité symbolisent au contraire l’épreuve et le malheur, ici v. 3; Ps 30 6; 59 7; 88 19; 107 10; Is 17 14; 50 10. Le mot « réveil » a parfois été considéré comme une allusion voilée à la résurrection, cf. 2R 4 31; Is 26 19; Dn 12 2; Ps 16 10+.

PSAUME 18 (17)

Te Deum royal. *

18 1 Du maître de chant. Du serviteur de Yahvé, David, qui adressa à Yahvé les paroles de ce cantique, quand Yahvé l’eut délivré de tous ses ennemis et de la main de Saül. Il dit :

2 Je t’aime, Yahvé, ma force (mon sauveur, tu m’as sauvé de la violence). * 3 Yahvé est mon roc et ma forteresse, mon libérateur, c’est mon Dieu. Je m’abrite en lui, mon rocher, * mon bouclier et ma force * de salut, ma citadelle et mon refuge. 4 J’invoque Yahvé, digne de louange et je suis sauvé de mes ennemis.

5 Les flots * de la Mort m’enveloppaient, les torrents de Bélial m’épouvantaient ; 6 les filets du Shéol me cernaient, les pièges de la Mort m’attendaient. 7 Dans mon angoisse j’invoquai Yahvé, vers mon Dieu je lançai mon cri ; * il entendit de son temple ma voix et mon cri parvint à ses oreilles. 8 Et la terre s’ébranla et chancela, * les assises des montagnes frémirent, (sous sa colère elles furent ébranlées) ;

9 une fumée monta à ses narines et de sa bouche un feu dévorait (des braises s’y enflammèrent). 10 II inclina les cieux et descendit, une sombre nuée sous ses pieds ; 11 il chevaucha un chérubin * et vola, il plana sur les ailes du vent. 12 II fit des ténèbres son voile, sa tente, ténèbres d’eau, nuée sur nuée ;

13 un éclat devant lui enflammait * grêle et braises de feu. 14 Yahvé tonna des cieux, le Très-Haut donna de la voix ; * 15 il décocha ses flèches et les dispersa, il lança les éclairs et les chassa. 16 Et le lit de la mer * apparut, les assises du monde se découvrirent, au grondement de ta menace, Yahvé, au vent du souffle de tes narines. 17 II envoie d’en haut et me prend, il me retire des grandes eaux,

18 il me délivre d’un puissant ennemi, d’adversaires plus forts que moi. 19 Ils m’attendaient au jour de mon malheur, mais Yahvé fut pour moi un appui ; 20 il m’a dégagé, mis au large, il m’a sauvé, car il m’aime. 21 Yahvé me rend selon ma justice, selon la pureté de mes mains me rétribue, 22 car j’ai gardé les voies de Yahvé sans faillir loin de mon Dieu.

23 Ses jugements sont tous devant moi, ses décrets, je ne les ai pas écartés, 24 mais je suis irréprochable avec lui, je me garde contre le péché. 25 Et Yahvé me rétribue selon ma justice, ma pureté * qu’il voit de ses yeux. 26 Tu es fidèle avec le fidèle, sans reproche avec l’irréprochable, 27 pur avec qui est pur mais rusant avec le fourbe,

28 toi qui sauves le peuple des humbles, et rabaisses les yeux hautains. 29 C’est toi, Yahvé, ma lampe, * mon Dieu éclaire ma ténèbre ; 30 avec toi je force l’enceinte, * avec mon Dieu je saute la muraille. 31 Dieu, sa voie est sans reproche et la parole de Yahvé sans alliage. Il est, lui, le bouclier de quiconque s’abrite en lui.

32 Qui donc est Dieu, hors Yahvé ? qui est Rocher, sinon notre Dieu ? 33 Ce Dieu qui me ceint de force et rend ma voie irréprochable, 34 qui égale mes pieds à ceux des biches et me tient debout sur les hauteurs, 35 qui instruit mes mains au combat, mes bras à bander l’arc d’airain.

36 Tu me donnes ton bouclier de salut (ta droite me soutient), tu ne cesses de m’exaucer, * 37 tu élargis mes pas sous moi et mes chevilles n’ont point fléchi. 38 Je poursuis mes ennemis et les atteins, je ne reviens pas qu’ils ne soient achevés ; 39 je les frappe, ils ne peuvent se relever, ils tombent, ils sont sous mes pieds.

40 Tu m’as ceint de force pour le combat, tu fais ployer sous moi mes agresseurs ; 41 mes ennemis, tu me fais voir leur dos, ceux qui me haïssent, je les extermine. 42 Ils crient, et pas de sauveur, vers Yahvé, mais pas de réponse ; 43 je les broie comme poussière au vent, je les foule comme la boue des ruelles.

44 Tu me délivres des querelles de mon peuple, * tu me mets à la tête des nations ; le peuple que j’ignorais m’est asservi, 45 les fils d’étrangers me font leur cour, ils sont tout oreille et m’obéissent ; 46 les fils d’étrangers faiblissent, ils quittent en tremblant leurs réduits. 47 Vive Yahvé, et béni soit mon rocher, exalté, le Dieu de mon salut,

48 le Dieu qui me donne les vengeances et prosterne les peuples sous moi ! 49 Me délivrant d’ennemis furieux, tu m’exaltes par-dessus mes agresseurs, tu me libères de l’homme de violence. 50 Aussi je te louerai, Yahvé, chez les païens, et je veux jouer pour ton nom : 51 « II multiplie pour son roi les délivrances et montre de l’amour pour son oint, pour David et sa descendance à jamais. » *

Psaume 18 (1-50)

  • Titre. Cette ode triomphale joint à une prière d’action de grâces, vv. 5-28, un cantique royal de victoire, w. 32-51, à finale messianique. La recension parallèle de 2 S 22 permet de corriger le texte souvent défectueux.
  • Vers 2. la violence. Stique omis par hébr. et placé par 2 S à la fin du v. 3. On le rapproche du v. 2 qui est le seul à s’adresser à Dieu à la deuxième personne.
  • Vers 3. mon rocher. Yahvé est appelé fréquemment dans les Ps le Rocher d’Israël : rempart de ses fidèles et avant tout de la lignée davidique.Cf. Mt 16 18+.
  • Vers 3. ma force. Litt. « ma corne », symbole de puissance et de vigueur, Ps 75 5; 89 18; 92 11, etc., cf. Dt 33 17; 1 R 22 11; Za 2 4, avec parfois une portée messianique, Ps 132 17; Ez 29 11.
  • Vers 5. les flots. « flots » 2 S, cf. v. 6; « filets » hébreu. – Les eaux symbolisent les périls mortels, cf. Ps 32 6; 40 3; 42 8; 66 12; 69 2s, 15s; 88 18; 130 1 ; Is 8 7; 30 28; Jb 22 11 ; 27 20; Jon 2 6.
  • Vers 7. mon cri. Hébreu. ajoute « devant sa face »; omis par 2 S.
  • Vers 8. chancela. Ici commence la description de la théophanie victorieuse de Yahvé, venant au secours de son fidèle, vv. 8-18. Cf. Ex 13 22+; 19 16+.
  • Vers 11. chérubin. Les chérubins qui surmontaient l’arche, Ex 25 18+, et qui inspirèrent à Ézéchiel sa vision du char divin, Ez 1 5s+, servent de trône à Yahvé, 1 S 4 4; 2 S 6 2; 2 R 19 15. Après la destruction du Temple, ils symbolisent des êtres célestes.
  • Vers 13. enflammait. « un éclat enflammait » 2 S; hébr. corrompu (litt. « ses nuées passèrent »).
  • Vers 14. la voix. Hébr. répète ici 13b, omis par grec et 2 S.
  • Vers 16. la mer. « de la mer » 2 S; « des eaux » hébr.
  • Vers 25. ma pureté. « ma pureté » 2 S; « la pureté de mes mains » hébreu. qui harmonise avec 21b.
  • Vers 29. ma lampe. Avant « ma lampe » hébr. ajoute « tu éclaires », glose omise dans 2 S et adoucissant l’anthropomorphisme.
  • Vers 30. l’enceinte. « je force l’enceinte » Çaroç geder) 2 S; « je cours à la razzia » Çarûç gedûd) hébr.
  • Vers 36. m’exaucer. «tu ne cesses de m’exaucer», litt. «tu me multiplies ta réponse » Çanôteka), d’après grec et 2 S, cf. Ps 20 7; « ton humi- litc (ou « ton souci », sens araméen, ‘anewateka) me fait grandir » hébr.
  • Vers 44. mon peuple. « mon peuple » 2 S; « un peuple » hébr.; « des peuples » grec (pour ps et 2 S). La leçon de 2 S doit être primitive; on aurait ensuite généralisé à cause de la suite du v. et peut-être aussi pour éliminer l’allusion défavorable à Israël.
  • Vers 51. à jamais. Finale liturgique qui rappelle les promesses de victoire et de salut faites à la dynastie davidique, cf. Ps 89 2s, 29s; 1 S 2 10.

PSAUME 19 (18)

Yahvé, soleil de justice. *

1 Du maître de chant. Psaume. De David. 2 Les cieux racontent la gloire de Dieu, et l’œuvre de ses mains, le firmament l’annonce ; 3 le jour au jour en publie le récit et la nuit à la nuit transmet la connaissance.

4 Non point récit, non point langage, nulle voix qu’on puisse entendre, * 5 mais pour toute la terre en ressortent les lignes et les mots jusqu’aux limites du monde. Là-haut, pour le soleil il dressa une tente, 6 et lui, comme un époux qui sort de son pavillon, se réjouit, vaillant, de courir sa carrière. * 7 A la limite des cieux il a son lever et sa course atteint à l’autre limite, a sa chaleur rien n’est caché.

8 La loi de Yahvé est parfaite, réconfort pour l’âme ; le témoignage de Yahvé est véridique, sagesse du simple. 9 Les préceptes de Yahvé sont droits, joie pour le cœur ; le commandement de Yahvé est limpide, lumière des yeux.

10 La crainte de Yahvé est pure, immuable à jamais ; les jugements de Yahvé sont vérité, équitables toujours, 11 désirables plus que l’or, que l’or le plus fin ; ses paroles * sont douces plus que le miel, que le suc des rayons. 12 Aussi ton serviteur s’en pénètre, les observer est grand profit. 13 Mais qui s’avise de ses faux pas ? Purifie-moi du mal caché.

14 Préserve aussi ton serviteur de l’orgueil, * qu’il n’ait sur moi nul empire ! Alors je serai irréprochable et pur du grand péché. 15 Agrée les paroles de ma bouche et le murmure de mon cœur, sans trêve * devant toi, Yahvé, mon rocher, mon rédempteur ! *

  • Titre. L’hymne célèbre en Yahvé le créateur du ciel, spécialement du soleil, vv. 5b-7, et l’auteur de la Loi : la nature et la Loi manifestent les perfections divines. Dans l’ancien Orient, le soleil était le symbole de la justice, cf. Sg 56; Ml 3 20 : ainsi s’explique l’union des deux parties du Ps. Celui-ci est appliqué par la liturgie de Noël au Verbe de Dieu, Soleil de justice, Mt 3 20; Jn 1 9; Le 1 78. Le v. 5 est appliqué aux Apôtres, cf. Rm 10 18.
  • Vers 4. entendre. Les versions ont compris au contraire : « dont on n’entende pas le son », mais la suite fait allusion au thème assyro-babylonien des astres, silencieuse « écriture des cieux ».
  • Vers 6. sa carrière. Le Psalmiste, parlant du soleil créature de Yahvé, emploie des expressions qu’on trouve également dans la mythologie babylonienne.
  • Vers 11. ses paroles. « ses paroles » debarayw conj.; « surabondent » rab hébreu. (placé à la fin de 113).
  • Vers 14. l’orgueil. Litt. « des orgueilleux » ou « des choses orgueilleuses ». Grec : « des (dieux) étrangers ». – Le Ps 119 oppose constamment l’orgueil à la pratique de la Loi. etc., à Yahvé qui venge, sauve, et arrache à la mort ses fidèles et son peuple.
  • Vers 15. sans trève. « sans trêve » grec; omis par hébr.
  • Vers 15. rédempteur. En hébreu go’el. Le mot, qui désigne le vengeur du sang, Mb 35 19+, et le rédempteur, Lv 25 25, 47-49, est appliqué par Jb 19 25; Ps 19 15; 78 35; Jr 50 34, et fréquemment dans la seconde partie d’Isaïe, Is 41 14; 43 14; 44 6, 24; 49 7; 59 20.

PSAUME 20 (19)

Prière pour le roi. *

1 Du maître de chant. Psaume. De David 2 Qu’il te réponde, Yahvé, au jour d’angoisse, qu’il te protège, le nom du Dieu de Jacob ! 3 Qu’il t’envoie du sanctuaire un secours et de Sion qu’il te soutienne ! 4 Qu’il se rappelle toutes tes offrandes, ton holocauste, qu’il le trouve savoureux ! 5 Qu’il te donne selon ton cœur et tous tes desseins, qu’il les seconde !

6 Que nous criions de joie en ton salut, qu’au nom de notre Dieu nous pavoisions ! Que Yahvé accomplisse toutes tes requêtes ! 7 Maintenant je connais que Yahvé donne le salut à son messie, * des cieux de sainteté il lui répondra par les gestes sauveurs de sa droite.

8 Aux uns les chars, aux autres les chevaux, à nous d’invoquer le nom de Yahvé notre Dieu. 9 Eux, ils plient, ils tombent, nous, debout, nous tenons. 10 Yahvé, sauve le roi, réponds-nous * au jour de notre appel.

  • Titre. Prière pour le roi au départ en campagne, cf. 1 R 8 44; 2 Ch 20 18s, en deux parties suivies chacune d’une antienne chorale.
  • Vers 7. son messie. Ou son « oint », son « christ » (cf. Ex 30 22+; 1 S 9 26+) : le roi d’Israël.
  • Vers 10. réponds-nous. « réponds-nous » versions; « il nous répond » hébreu.