15 1 Ainsi fait celui qui craint le Seigneur ; celui qui se saisit de la loi * reçoit la sagesse. 2 Elle vient au-devant de lui comme une mère, comme une épouse vierge elle l’accueille ; 3 elle le nourrit du pain de la prudence, elle lui donne à boire l’eau de la sagesse ; 4 il s’appuie sur elle et ne chancelle pas, il s’attache à elle et n’est pas confondu.
5 Elle l’élève au-dessus de ses compagnons, au milieu de l’assemblée elle lui ouvre la bouche. 6 II trouve le bonheur et une couronne de joie, il reçoit en partage une renommée éternelle. 7 Jamais les insensés ne la posséderont, et les pécheurs jamais ne la verront.
8 Elle se tient à distance de l’orgueil et les menteurs ne songent pas à elle. 9 La louange ne sied pas à la bouche du pécheur puisqu’elle ne lui est pas accordée par le Seigneur. 10 Car c’est en sagesse que s’exprime la louange, et c’est le Seigneur qui la guide.
- Vers 21. ses secrets. Cf. le Ps 119, en particulier les vv. 15, 23, 148 sur le bonheur que donne la méditation de la Loi. Ici l’objet de l’étude est la sagesse, qui se découvre surtout dans les proverbes et les maximes des sages.
- Vers 24. ses murailles. Pour y fixer sa propre tente. – Plusieurs images sont employées pour caractériser la recherche de la sagesse : celle du chasseur qui la poursuit, de l’espion qui tente de surprendre ses paroles, du nomade qui campe sous son ombre.
- Vers 27. sa gloire. Cette « gloire » (hébr. « refuge ») désigne peut-être la nuée qui manifestait la présence de Yahvé, cf. Ex 16 10; 24 16+. C’est la shekinah (« Présence ») de la littérature rabbinique.
- Vers 1. la loi. Jr 28 connaît quatre fonctions officielles : le prêtre, le légiste, le chef, le prophète. « Celui qui se saisit de la loi » se rattache au second de ces états, celui du « scribe », du « docteur de la Loi », qui devint de plus en plus important dans le judaïsme, cf. Esd 7 6+.
La liberté humaine.
15 11 Ne dis pas : « C’est le Seigneur qui m’a fait pécher », car il ne fait pas ce qu’il a en horreur. * 12 Ne dis pas : « C’est lui qui m’a égaré », car il n’a que faire d’un pécheur. 13 Le Seigneur hait toute espèce d’abomination et aucune n’est aimée de ceux qui le craignent. 14 C’est lui qui au commencement a fait l’homme et il l’a laissé à son conseil. *
15 Si tu le veux tu garderas les commandements pour rester fidèle à son bon plaisir. 16 Devant toi il a mis le feu et l’eau, selon ton désir étends la main. 17 Devant les hommes sont la vie et la mort, à leur gré l’une ou l’autre leur est donnée.
18 Car grande est la sagesse du Seigneur, il est tout-puissant et voit tout. 19 Ses regards sont tournés vers ceux qui le craignent, il connaît lui-même toutes les œuvres des hommes. 20 II n’a commandé à personne d’être impie, il n’a donné à personne licence de pécher.
- Vers 11. horreur. « il ne fait pas » hébreu. et 1 ms grec ; « ne fais pas » grec.
- Vers 14. conseil. Ce v. est souvent invoqué pour soutenir la doctrine de la liberté. L’hébreu. : « . il l’a livré a son ennemi et l’a laissé à son penchant », en fait plutôt une explication de l’origine du mal, mais le v. suivant affirme la liberté de choix.