Prière pour la délivrance et la restauration d’Israël. *
36 1 Aie pitié de nous, maître, Dieu de l’univers, et regarde, répands ta crainte sur toutes les nations. 2 Lève la main contre les nations étrangères, de même, à nos yeux, montre-toi grand envers elles. 4 Qu’elles te connaissent, tout comme nous avons connu qu’il n’y a pas d’autre Dieu que toi, Seigneur.
5 Renouvelle les prodiges et fais d’autres miracles, glorifie ta main et ton bras droit. 6 Réveille ta fureur, déverse ta colère, détruis l’adversaire, anéantis l’ennemi. 7 Hâte le temps, souviens-toi du serment, que l’on célèbre tes hauts faits. * 8 Qu’un feu vengeur dévore les survivants, que les oppresseurs de ton peuple soient voués à la ruine.
9 Brise la tête des chefs étrangers qui disent : « II n’y a que nous. » 10 Rassemble toutes les tribus de Jacob, rends-leur leur héritage comme au commencement. * 11 Aie pitié, Seigneur, du peuple appelé de ton nom, d’Israël dont tu as fait un premier-né. 12 Aie compassion de ta ville sainte, de Jérusalem le lieu de ton repos.
13 Remplis Sion de ta louange et ton sanctuaire de ta gloire. * 14 Rends témoignage à tes premières créatures, * accomplis les prophéties faites en ton nom. 15 Donne satisfaction à ceux qui espèrent en toi, que tes prophètes soient véridiques.
16 Exauce, Seigneur, la prière de tes serviteurs * selon la bénédiction d’Aaron sur ton peuple. 17 Et que tous, sur la terre, reconnaissent que tu es le Seigneur, le Dieu éternel !
- Titre. Cette prière est révélatrice des sentiments des Juifs pieux vers 190, à la veille du soulèvement national des Maccabées. Chose rare chez Ben Sira, elle est marquée de messianisme, de même que le psaume final hébreu, Si 51 12+.
- Vers 7. hauts faits. Hébr. : « fais hâter la fin, souviens-toi du terme. Car qui te dira : Que fais-tu? »
- Vers 10. commencement. Cette espérance d’un rassemblement des tribus, particulièrement vivace au temps de l’Exil, se perpétua dans le Judaïsme bien après le retour des exilés; les Juifs considérèrent toujours la dispersion à l’étranger comme une situation provisoire et regrettable à laquelle la venue du messie doit mettre fin.
- Vers 13. ta gloire. « de ta louange »; var. hébr. : « de ta majesté ». – « ton sanctuaire »(naon) avec hébr.; «ton peuple » (laon) grec.
- Vers 14. créatures. S’agit-il du peuple d’Israël dans son ensemble, ou des patriarches, qu’un ancien midrash range parmi les sept choses créées avant le monde? ou de la sagesse créée, prémices de la création(Pr 8 22)? Ou l’auteur considère-t-il que le messie ou le règne messianique, créés avant toutes choses, vont bientôt se manifester sur la terre? Il est difficile de préciser la pensée.
- Vers 16. tes serviteurs. « tes serviteurs » mss grec, hébr.; « ceux qui te prient » texte reçu.
Du discernement.
18 L’estomac accueille toute sorte de nourriture, mais tel aliment est meilleur qu’un autre. 19 Le palais reconnaît à son goût le gibier, de même le cœur avisé discerne les paroles mensongères. 20 Un cœur pervers donne du chagrin, l’homme d’expérience le paie de retour.
Choix d’une femme.
21 Une femme accepte n’importe quel mari, mais il y a des filles meilleures que d’autres. * 22 La beauté d’une femme réjouit le regard, c’est le plus grand de tous les désirs de l’homme. 23 Si la bonté et la douceur sont sur ses lèvres, son mari est le plus heureux des hommes. 24 Celui qui acquiert une femme a le principe de la fortune, une aide semblable à lui, * une colonne d’appui.
25 Faute de clôture le domaine est livré au pillage, sans une femme l’homme gémit et va à la dérive. 26 Comment se fier à un voleur de grand chemin qui court de ville en ville ? 27 De même à l’homme qui n’a pas de nid, qui s’arrête là où la nuit le surprend.
- Vers 21. d’autres. On s’est demandé, en se basant sur le parallélisme, s’il ne fallait pas lire plutôt : » un mari prend n’importe quelle femme, mais… » Pourtant l’hébr. donne la même construction que le grec. Tel qu’il se présente, le texte semble souligner l’avantage de l’homme qui peut choisir sa femme, tandis que celle-ci n’a pas le choix.
- Vers 24. à lui. Hébr. : « une ville fortifiée ».