(07)-PREMIÈRE ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS

Chapitres : 1 –  9 10 11 

1  Épître aux Corinthiens Chap. 10 

Le point de vue de la prudence et les leçons du passé d’Israël. *

1 épître Corinthiens 10 (1-13)

 –              Titre. Cette section commente le dernier mot de la section précédente : « disqualifié ». Le danger d’être rejeté existe : les exemples tirés de l’histoire d’Israël le montrent. Et la cause de cette élimination a été l’orgueil et la présomption. Que les « forts » se gardent donc de ces vices.

          Verset 4, breuvage spirituel. Paul évoque la nuée et le passage de la Mer Rouge, figures du baptême, la manne et l’eau du rocher, figures de l’eucharistie, pour inviter les Corinthiens à la prudence et à l’humilité : les Hébreux au désert ont, d’une certaine façon, bénéficié des mêmes dons qu’eux ; ils ont néanmoins déplu à Dieu pour la plupart, v 5.

Rocher spirituel. Selon une tradition rabbinique, le rocher de Nb 20 8 suivait Israël au désert. Pour Paul, ce rocher symbolise le Christ préexistant, agissant dans l’histoire d’Israël.

          Verset 6, servir d’exemple. Litt : « de type », que Dieu a suscités pour figurer par avance les réalités spirituelles de l’ère messianique (« antitypes », 1 P 3 21, mais cf He 9 24). Bien que dépassant la conscience claire des auteurs inspirés, ce sens « typique » (ou « allégorique », Ga 4 24) des Livres Saints n’en est pas moins scripturaire parce que voulu de Dieu, auteur de toute l’Écriture. Ordonné à l’instruction de tous les chrétiens, il a été souvent dégagé par les auteurs du NT. Paul l’inculque à plusieurs reprises, v 11 et 9 9s ; Rm 4 23s ;  5 14 etc. Et des écrits entiers comme le quatrième Évangile ou l’épître aux Hébreux sont fondés sur une typologie de l’A.T.

          Verset 13, de la supporter. Tenter, c’est d’abord éprouver, mettre à l’épreuve, reconnaître la réalité derrière les apparences. Dieu « tente » l’homme, bien qu’il le connaisse à fond, Jr 11 20+, 2 Ch 32 31, pour lui donner l’occasion de manifester l’attitude profonde de son cœur, Gn 22 1+; Ex 16 4; Dt 8 2, 16; 13 4; Jdt 8 25-27. Mais cette épreuve est souvent provoquée par des circonstances extérieures, ou encore par le Diable, le « Tentateur », Jb 1 8-12; Mt 4 1+; 1 Co 7 5; 1 Th 3 5; Ap 2 10, ou par la convoitise, Jc 1 13-14; 1 Tm 6 9, ce qui donne au mot le sens d’une séduction, d’une attirance vers le mal, dont le fidèle peut néanmoins triompher avec l’aide de Dieu, Si 44 20; Mt 6 13 etc. Jésus a voulu lui-même être tenté pour renforcer ainsi sa soumission à la volonté du Père, Mt 4 1+ ; 26 39-41p ; He 2 18 ; 4 15. Quant à l’homme qui « tente » Dieu, son attitude est blasphématoire, Ex 17 2, 7 ; Ac 15 10+.

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Rm 4 23s ;  5 14 4  23 Or quand l’Écriture dit que sa foi lui fut comptée, ce n’est point pour lui seul ; elle nous visait également, 24 nous à qui la foi doit être comptée, nous qui croyons en celui qui ressuscita d’entre les morts Jésus notre Seigneur, 25 livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification. ———– 5 14 cependant la mort a régné d’Adam à Moïse même sur ceux qui n’avaient point péché d’une transgression semblable à celle d’Adam, figure * de celui qui devait venir…

2 Ch 32 31, 31 Et même avec les interprètes des officiers babyloniens envoyés près de lui pour enquêter sur le miracle qui avait eu lieu dans le pays, c’est pour l’éprouver que Dieu l’abandonna, et pour connaître le fond de son cœur.

Gn 22 1+; 22  1 Après ces événements, il arriva que Dieu éprouva Abraham et lui dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! » 2 Dieu dit : « Prends ton fils, ton unique, que tu chéris, Isaac, et va-t’-en au pays de Moriyya, * et là tu l’offriras en holocauste sur une montagne que je t’indiquerai. »

Jb 1 8-12; 8 Et Yahvé reprit : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’a point son pareil sur la terre : un homme intègre et droit, qui craint Dieu et se garde du mal ! » ———- . 11 Mais étends la main et touche à ses biens ; je te jure qu’il te maudira en face ! » – 12 « Soit ! dit Yahvé au Satan, tous ses biens sont en ton pouvoir. Évite seulement de porter la main sur lui. » Et le Satan sortit de l’audience de Yahvé.

Ap 2 10, 10 Ne crains pas les souffrances qui t’attendent : voici, le diable va jeter des vôtres en prison pour vous tenter, et vous aurez dix jours * d’épreuve. Reste fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de vie. 11 Celui qui a des oreilles, qu’il entende ce que l’Esprit dit aux Églises : le vainqueur n’a rien à craindre de la seconde mort.

Mt 6 13 12 Remets-nous nos dettes comme nous-mêmes avons remis à nos débiteurs. 13 Et ne nous soumets pas à la tentation ; mais délivre-nous du Mauvais.  14 Oui, si vous remettez aux hommes leurs manquements votre Père céleste vous remettra aussi ; 

Ex 17 2, 7 ; 2 Celui-ci s’en prit à Moïse ; ils dirent : « Donne-nous de l’eau, que nous buvions ! » Moïse leur dit : « Pourquoi vous en prenez-vous à moi ? Pourquoi mettez-vous Yahvé à l’épreuve ? » ——— 7 II donna à ce lieu le nom de Massa et Meriba, parce que les Israélites cherchèrent querelle et parce qu’ils mirent Yahvé à l’épreuve en disant : « Yahvé est-il au milieu de nous, ou non ? »

Les repas sacrés. Ne point pactiser avec l’idolâtrie.

1 épitre Corinthiens 10 (14-22)

               Verset 16, nous bénissons. C’est-à-dire la coupe sur laquelle nous prononçons la bénédiction comme le Christ lors de la dernière Cène.

          Verset 17, pain unique. Par la communion au corps du Christ les chrétiens sont unis au Christ et entre eux. L’Eucharistie réalise l’unité de l’Église dans le Christ, cf 12 12.

          Verset 18, selon la chair. C’est-à-dire l’Israël de l’histoire, cf Rm 7 5+. Les chrétiens, eux, sont : « l’Israël de Dieu », Ga 6 16, le véritable Israël.

          Verset 21, des démons. Aux v v 16-18, la communion eucharistique au Christ est comparée aux repas sacrificiels de l’AT où les fidèles sont en communion avec l’autel. Au v 21, la table eucharistique est opposée à celle des repas sacrés qui suivent les sacrifices païens. Paul situe nettement l’Eucharistie dans une perspective sacrificielle.

          Verset 22, la jalousie. La jalousie de Dieu, Ex 20 5 ; Dt 4 24, que l’A T liait au thème nuptial, Os 2 21s+, reparaît plusieurs fois dans le N T. Ici le mot a son sens plein, où l’adoration du vrai Dieu exclut toute « communion » avec l’idolâtrie ; ailleurs il insiste sur une fidélité qu’il faut garder à tout prix, 2 Co 11 2, ou sur l’ardeur au service de la foi, Ac 22 3 ; Rm 10 2 ; Ga 1 13-14 ; Ph 36.

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Ga 6 16, 15 Car la circoncision n’est rien, ni l’incirconcision ; il s’agit d’être une créature nouvelle. 16 Et à tous ceux qui suivront cette règle, paix et miséricorde, ainsi qu’à l’Israël de Dieu. 

Dt 4 24, ; 24 Car Yahvé ton Dieu est un feu dévorant, un Dieu jaloux.

Os 2 21s+, 21 Je te fiancerai * à moi pour toujours ; je te fiancerai dans la justice et dans le droit, dans la tendresse * et la miséricorde ; 22 je te fiancerai à moi dans la fidélité, et tu connaîtras Yahvé.

2 Co 11 2,  2 J’éprouve à votre égard en effet une jalousie divine ; car je vous ai fiancés à un époux unique, comme une vierge pure à présenter au Christ. * 3 Mais j’ai bien peur qu’à l’exemple d’Ève, que le serpent a dupée par son astuce, vos pensées ne se corrompent en s’écartant de la simplicité envers le Christ.

Ga 1 13-14 ; * 13 Vous avez certes entendu parler de ma conduite jadis dans le judaïsme, de la persécution effrénée que je menais contre l’Église de Dieu et des ravages que je lui causais, 14 et de mes progrès dans le judaïsme, où je surpassais bien des compatriotes de mon âge, en partisan acharné des traditions de mes pères.

Les idolothytes. Solutions pratiques.

1 épitre Corinthiens 10 (23-30)

               Verset 29, conscience étrangère. Il faut agir ainsi pour respecter la conscience erronée de l’autre, non pour se soumettre à son jugement faux.

Conclusion.

1 épître Corinthiens 10 (31-33)

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