12/22 Paul comparait devant le roi Agrippa.

  • 12/22 Paul comparait devant le roi Agrippa. (Actes des apôtres.)

25  13 Quelques jours plus tard, le roi Agrippa et Bérénice * arrivèrent à Césarée et vinrent saluer Festus. 14 Comme leur séjour se prolongeait, Festus exposa au roi l’affaire de Paul : « Il y a ici, dit-il un homme que Félix a laissé en captivité. 15 Pendant que j’étais à Jérusalem, les grands prêtres et les anciens des Juifs ont porté plainte à son sujet, demandant sa condamnation. 16 Je leur ai répondu que les Romains n’ont pas l’habitude de céder un homme avant que, ayant été accusé, il ait eu ses accusateurs en face de lui et qu’on lui ait donné la possibilité de se défendre contre l’inculpation. 17 Ils sont donc venu ici avec moi, et, sans y apporter aucun délai, dès le lendemain, j’ai siégé à mon tribunal et fait amener l’homme. 18 Mis en sa présence, les accusateurs n’ont soulevé aucun grief concernant des forfaits que, pour ma part, j’aurais soupçonnés. 19 Ils avaient seulement avec lui je ne sais quelles contestations touchant leur religion à eux et touchant un certain Jésus, qui est mort, et que Paul affirme être en vie. 20 Pour moi, embarrassé devant un débat de ce genre, je lui ai demandé s’il voulait aller à Jérusalem pour y être jugé là-dessus. 21 Mais Paul ayant interjeté appel pour que son cas fût réservé au jugement de l’auguste empereur, * j’ai ordonné de le garder jusqu’à ce que je l’envoie à César. » 22 Agrippa dit à Festus : « Je voudrais, moi aussi, entendre cet homme». * – « Demain, dit-il, tu l’entendras. » 23 Le lendemain donc, Agrippa et Bérénice vinrent en grande pompe et se rendirent à la salle d’audience, entourés des tribuns et des notabilités de la ville. Sur l’ordre de Festus, on amena Paul. 24 Festus dit alors : « Roi Agrippa et vous tous ici présents avec nous, vous voyez cet homme au sujet duquel la communauté Juive tout entière est intervenue auprès de moi, tant à Jérusalem qu’ici, protestant à grands cris qu’il ne fallait pas le laisser vivre davantage. 25 Pour moi, j’ai reconnu qu’il n’a rien fait qui mérite la mort ; cependant, comme il en a lui-même appelé à l’auguste empereur, j’ai décidé de le lui envoyer. 26 Je n’ai rien de bien précis à écrire au seigneur * sur son compte ; c’est pourquoi je l’ai fait comparaître devant vous, devant toi surtout, roi Agrippa, afin qu’après cet interrogatoire, j’aie quelque chose à écrire. 27 Il me parait absurde, en effet, d’envoyer un prisonnier sans indiquer en même temps les charges qui pèsent sur lui ».

26 1 Agrippa dit à Paul : « Tu es autorisé à plaider ta cause ». Alors, étendant la main, Paul présenta sa défense :

Actes 25 (13-27)  26 (1)

  •           Verset 13, Agrippa et Bérénice et Drusille étaient trois enfants d’Hérode-Agrippa (2), l’aîné, était né en 27. Sa sœur Bérénice vivait alors auprès de lui, non sans faire jaser; elle se trouvera, quelques années plus tard, aux cotés de Titus. Sur les territoires gouvernés par Agrippa (2).
  •           Verset 21, l’auguste empereur. Litt « au jugement d’Auguste », de même au v 25. Comme « César », « Auguste » était un titre de l’empereur régnant (qui était alors Néron, 54-68).
  •           Verset 22, entendre cet homme. De même, son grand oncle Hérode-Antipas avait désiré voir Jésus, Luc 9 9; 23 8.
  •           Verset 26, à écrire au seigneur. Désignation de l’empereur considéré comme le détenteur d’un pouvoir royal absolu et universel, jouissant donc d’une prérogative plus ou moins divine.
  • 12/22 Discours de Paul devant le roi Agrippa. *

26  2 « De tout ce dont me chargent les Juifs, je m’estime heureux, roi Agrippa, d’avoir aujourd’hui à me disculper devant toi, 3 d’autant plus que tu es au courant de toutes les coutumes et controverses des Juifs. Aussi, je te prie de m’écouter avec patience.

 4 «Ce qu’à été ma vie depuis ma jeunesse, comment depuis le début j’ai vécu au sein de ma nation, à Jérusalem même, tous les Juifs le savent. 5 Ils me connaissent de longue date et peuvent, s’ils le veulent, témoigner que j’ai vécu suivant le parti le plus strict de notre religion, en Pharisien. 6 Maintenant encore, si je suis mis en jugement, c’est à cause de mon espérance en la promesse faite par Dieu à nos pères 7 et dont nos douze tribus, dans le culte qu’elles rendent à Dieu avec persévérance, nuit et jour, espèrent atteindre l’accomplissement. * C’est pour cette espérance, ô roi, que je suis mis en accusation par les Juifs. 8 Pourquoi juge-t-on incroyable parmi vous que Dieu ressuscite les morts ? » *

 9 «Pour moi donc, j’avais estimé devoir employer tous les moyens pour combattre le nom de Jésus le Nazôréen. 10 Et c’est ce que j’ai fait à Jérusalem; j’ai moi-même jeté en prison un grand nombre de saints, ayant reçu ce pouvoir des grands prêtres, et quand on les mettait à mort, j’apportait mon suffrage. 11 Souvent aussi, parcourant toutes les synagogues, je voulais, par mes sévices, les forcer à blasphémer et, dans l’excès de ma fureur contre eux, je les poursuivais jusque dans les villes étrangères».

Actes 26 (2-11) 

  •          Titre. Après un exorde flatteur, Paul proclame la parfaite conformité de sa foi chrétienne avec la croyance pharisienne en la résurrection ; il raconte ensuite les circonstances de sa conversion. Il termine par un résumé de sa prédication, qui n’annonce le christianisme que comme l’accomplissement des écritures. Derrière le différent actuel, on voit apparaître ici toutes la question des rapports entre judaïsme et christianisme.
  •           Verset 7, l’accomplissement. L’espérance messianique se concrétise dans la croyance en la résurrection des justes, destinés à prendre part au Royaume de la fin des temps. Cette espérance a reçu un commencement de réalisation dans la résurrection du Christ, qui devient ainsi le fondement de l’espérance chrétienne.
  •           Verset 8, Dieu ressuscite les morts. Var : « cette promesse pour laquelle nos douze tribus rendent à Dieu, nuit et jour, un culte persévérant, dans l’espoir d’en atteindre l’accomplissement ; c’est pour elle que je suis mis maintenant en accusation par les Juifs : à savoir que Dieu ressuscite les morts ».

26 12 «C’est ainsi que je me rendis à Damas avec pleins pouvoirs et mission des grands prêtres. 13 En chemin, vers midi, je vis, ô roi, venant du ciel et plus éclatante que le soleil, une lumière qui resplendit autour de moi et de ceux qui m’accompagnaient. 14 Tous nous tombâmes à terre, et j’entendis une voix qui me disait en langue hébraïque : < Saoul, Saoul, pourquoi me persécutes-tu ? Il est dur pour toi de regimber contre l’aiguillon > * 15 Je répondis : « Qui es-tu, Seigneur ? » Le Seigneur me dit : « Je suis Jésus, que tu persécutes ». 16 Mais relève-toi et tiens-toi debout. Car voici pourquoi je suis apparu : Pour t’établir serviteur et témoin de la vision dans laquelle tu viens de me voir et de celles où je me montrerai encore à toi. 17 C’est pour cela que je te délivrerai du peuple et des nations païennes, vers lesquelles je t’envoie, moi, 18 pour leur ouvrir les yeux, afin quelles reviennent des ténèbres à la lumière * et de l’empire de Satan à Dieu, et qu’elles obtiennent, par la foi en moi, la rémission de leurs péchés * et une part d’héritage avec les sanctifiés >.

 19 Dès lors, roi Agrippa, je n’ai été rebelle à la vision céleste. 20 Bien au contraire, aux habitants de Damas d’abord, à Jérusalem et dans tout le pays de Judée, puis aux païens, j’ai prêché qu’il fallait se repentir et revenir à Dieu en faisant des œuvres qui conviennent au repentir. 21 Voilà pourquoi les Juifs, s’étant saisis de moi dans le Temple, essayaient de me tuer. 22 Soutenu par la protection de Dieu, j’ai continué jusqu’à ce jour à rendre mon témoignage devant petits et grands, sans jamais rien dire en dehors de ce que les prophètes et Moïse avaient déclaré devoir arriver : 23 que le Christ souffrirait et que, ressuscité le premier d’entre les morts, il annoncerait la lumière au peuple et aux nations païennes».

Actes 26 (12-23) 

  •           Verset 14, contre l’aiguillon. Expression proverbiale chez les Grecs pour caractériser une résistance inutile : comme celle du bœuf qui, en donnant de la patte contre l’aiguillon, on ne réussit qu’à se blesser.
  •           Verset 18, des ténèbres à la lumière. La mission de Paul est ici décrite à l’aide de traits bibliques relatifs aux grandes missions prophétiques : Jérémie est le Serviteur de Yahvé.
  •           Rémission de leurs péchés. En 9 17-18, c’est Paul qui passe des ténèbres à la lumière en recouvrant la vue, c’est Paul qui doit se purifier de ses péchés en recevant le baptême. Ainsi ce qu’il a éprouvé lui-même devient un symbole de sa mission à l’égard des autres.

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Luc 9 9;  7 Hérode, le tétrarque, apprit tout ce qui se passait, et il était fort perplexe, car certains disaient : « C’est Jean qui est ressuscité d’entre les morts ». 8 Certains : « C’est Élie qui est reparu» ; d’autres : « C’est un des anciens prophètes qui est ressuscité ». 9 Mais Hérode dit : « Jean ! Moi je l’ai fait décapiter. Quel est-il donc, celui dont j’entends dire de telles choses ? » Et il cherchait à le voir.

Luc 23 8. 8 Hérode, en voyant Jésus, fut tout joyeux ; car depuis assez longtemps il désirait le voir, pour ce qu’il entendait dire de lui ; il espérait lui voir faire quelque miracle. 9 Il l’interrogea donc avec force parole, mais il ne lui répondit rien. 10 Cependant les grands prêtres et les scribes se tenaient là, l’accusant avec véhémence. 11 Après l’avoir, ainsi que ses gardes, traités avec mépris et bafoué, Hérode le revêtit d’un habit splendide et le renvoya à Pilate. 12 Et, ce même jour, Hérode et Pilate devinrent deux amis, d’ennemis qu’ils étaient auparavant.