- 02/24 La foi d’Abraham et la foi du chrétien.
4 18 Espérant contre toute espérance, il crut et devint ainsi le père d’une multitude de peuples, selon qu’il fut dit : Telle sera ta descendance. 19 C’est d’une foi sans défaillance qu’il considéra son corps déjà mort * – il avait quelque cent ans – et le sein de Sara, mort également ; 20 appuyé sur la promesse de Dieu, sans hésitation ni incrédulité, mais avec une foi puissante, * rendit gloire à Dieu, 21 certain que tout ce que Dieu avait promis, il est assez puissant ensuite pour l’accomplir. 22 Voilà pourquoi ce lui fut compté comme justice.
23 Or quand l’Écriture dit que sa foi lui fut comptée, ce n’est point pour lui seul ; elle nous visait également, 24 nous à qui la foi doit être comptée, nous qui croyons en celui qui ressuscita d’entre les morts Jésus notre Seigneur, 25 livré pour nos fautes et ressuscité pour notre justification. *
Epitre aux Romains 4 (18-25)
- – Verset 19, déjà mort. Texte reçu et Vulg.: « il ne faiblit pas dans sa foi ni ne tint compte de son corps déjà mort ».
- – Verset 20, une foi puissante. La foi est toute puissante, Mt 9 23. Elle permet à Dieu de déployer en nous sa propre puissance, cf 2 Co 12 9-10.
- – Verset 25, notre justification. La justice est en effet une première participation à la vie du Christ ressuscité, 6 4 ; 8 10, etc.; Paul ne disjoint jamais la mort de Jésus de sa résurrection. Dans l’AT, Dieu justifie en jugeant, Ps 9 9+. Dans le NT, il sera « juge » au dernier jour, 2 6 ; il « justifie » par le Christ, 3 24, c’est-à-dire confère le don de la justice en considération de la foi seule, 1 17+, et non des œuvres de la Loi, 3 27+ ; 7 7+.
2. LE SALUT
- 02/24 La justification gage de salut. *
5 1 Ayant donc reçu notre justification de la foi, nous sommes * en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, 2 lui qui nous a donné d’avoir accès par la foi à cette grâce * en laquelle nous sommes établis et nous nous glorifions dans l’espérance * de la gloire de Dieu. 3 Que dis-je ? Nous nous glorifions encore des tribulations, sachant bien que la tribulation produit la constance, 4 la constance une vertu éprouvée, la vertu éprouvée l’espérance. 5 Et l’espérance ne déçoit point, parce que l’amour de Dieu * a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous fut donné. * 6 C’est en effet, alors que nous étions sans force, c’est alors, au temps fixé, que le Christ est mort pour des impies ; – 7 à peine en effet voudrait-on mourir pour un homme juste ; pour un homme de bien, oui, peut-être osera-t-on mourir ; – 8 mais la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous. 9 Combien plus, maintenant justifiés dans son sang, serons-nous par lui sauvés de la colère. 10 Si, étant ennemis, nous fûmes réconciliés à Dieu par la mort de Son Fils, combien plus, une fois réconciliés, serons-nous sauvés par sa vie, 11 et pas seulement cela, mais nous nous glorifions en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ par qui dès à présent nous avons obtenu la réconciliation.
Romains 5 (1-11)
- Titre. Thème de la seconde partie, 5-11 : le chrétien justifié, cf 1 – 4 trouve dans l’amour de Dieu et le don de l’Esprit la garantie du salut. Ce thème sera repris au ch. 8 après le développement antithétique de 5 12 – 7 25.
- Verset 1, nous sommes. Var : « soyons ».
- Verset 2, à cette grâce. La faveur de vivre dans l’amitié divine, « l’état de grâce ».
- L’espérance. L’espérance chrétienne est l’attente des biens eschatologiques : la résurrection du corps, Rm 8 18-23; 1 Th 4 13s; cf Ac 2 26; 23 6; 24 15; 26 6-8; 28 20, l’héritage des saints, Ep 1 18; etc., la vie éternelle, Tt 1 2; 1 Co 15 19; etc., la gloire, Rm 5 2; 2 Co 3 7-12; etc., la vision de Dieu, 1 Jn 3 2s, en un mot le salut, 1 Th 5 8; 1 P 1 3-5, de soi et des autres, 2 Co 1 6s; 1 Th 2 19.
- – Désignant d’abord la vertu qui attend ces biens, elle peut parfois désigner ces biens célestes eux-mêmes, Ga 5 5; Col 1 5 etc., jadis déposés en Israël, Ep 1 11-12 etc., à l’exclusion des païens, Ep 2 12; 1 Th 4 13, elle y préparait une espérance meilleure, He 7 19, qui est aujourd’hui offerte même aux païens, Ep 1 18; Col 1 27 etc., dans le mystère du Christ, Rm 16 25+.
- – Elle se fonde sur Dieu, 1 Tm 5 5; 6 17; 1 P 1 21; 3 5, son amour, 2 Th 2 16, son appel, 1 P 1 13-15, sur sa puissance, Rm 4 7-21, sa véracité, Tt 1 2; He 6 18, et sa fidélité, He 10 23, à tenir ses promesses, qu’il a exprimées par les Écritures, Rm 15 4, et l’Évangile, Col 1 23, et réalisées en la personne du Christ, 1 Tm 1 1; 1 P 1 3, 21.
- – Aussi ne peut-elle décevoir, Rm 5 5. Tendue par définition vers les biens invisibles, Rm 8 24; He 11 1, elle s’appuie sur la foi, Rm 4 18; 5 1 etc., et se nourrit de la charité, Rm 5 5; 1 Co 13 7, les deux autres vertus théologales avec lesquelles elle a un lien étroit, 1 Co 13 13+. L’Esprit Saint, le don eschatologique par excellence déjà possédé partiellement, Rm 5 5+ ; Ac 1 8, est sa source privilégiée, Ga 5 5, qui l’éclaire, Ep 1 17, la fortifie, Rm 15 13, la fait prier, Rm 8 25-27, et opère par elle l’unité du Corps, Ep 4 4.
- – Fondée sur la justification par la foi au Christ, Rm 5 1; cf Ga 5 5, elle est pleine d’assurance, 2 Co 3 12; He 3 6, de réconfort, 2 Th 2 16; He 6 18, de joie, Rm 12 12; 15 13; 1 Th 2 19, et de fierté, Rm 5 2; 1 Th 2 19; He 3 6; elle ne se laisse point abattre par les souffrances présentes, qui comptent peu auprès de la gloire promise, Rm 8 18, mais les supporte au contraire avec une « constance », Rm 8 25; 12 12 etc., qui l’éprouve, Rm 5 4, et l’affermit, 2 Co 1 7.
- Verset 5, l’amour de Dieu. L’amour dont Dieu nous aime et dont le Saint Esprit est un gage, et, par sa présence active en nous, un témoin : cf 8 15 et Ga 4 6. En lui nous nous adressons à Dieu comme un fils à son père ; l’amour est réciproque. En lui également, nous aimons nos frères de l’amour même dont le Père aime le Fils et dont il nous aime (cf Jn 17 26).
- Nous fut donné. L’Esprit Saint de la promesse, Ep 1 13; Ga 3 14 etc., qui caractérise la nouvelle alliance par opposition à l’ancienne, Rm 2 29; 7 6; 2 Co 3 6 etc., n’est pas seulement une manifestation extérieure de puissance thaumaturgique et charismatique, Ac 1 8; il est aussi et surtout un principe intérieur de vie nouvelle que Dieu donne, 1 Th 4 8 etc., envoie, fournit, verse, Tt 3 5; Ac 2 33+.
- Reçu par la foi, et le baptême, il habite dans le chrétien, dans son esprit, Rm 8 16 ; 1 9, et même dans son corps, 1 Co 6 19. Cet Esprit qui est l’Esprit du Christ, rend le chrétien fils de Dieu, Rm 8 14-16 ; Ga 4 6, et fait habiter le Christ en son cœur, Ep 3 16. Il est pour le chrétien (comme pour le Christ lui-même, Rm 1 4) un principe de résurrection, Rm 8 11, par un don eschatologique qui dès à présent le marque comme d’un sceau, 2 Co 1 22 ; Ep 1 13 ; 4 30, et se trouve en lui à titre d’arrhes, 2 Co 1 22 ; 5 5 ; Ep 1 14, et de prémices, Rm 8 23.
- Se substituant au principe mauvais de la chair, Rm 7 5+, il devient en l’homme un principe de foi, 1 Co 2 10-16 etc., de connaissance surnaturelle, 1 Co 2 10-16 ; 7 40 ; 12 8, etc., et d’amour, de sanctification, de conduite morale, de courage apostolique, d’espérance, et de prière. Il ne faut pas l’éteindre, 1 Th 5 19, ni la contrister, Ep 4 30. Unissant au Christ, il fait l’unité de son Corps, 1 Co 12 13 ; Ep 2 16, 18 ; 4 4.
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2 Co 12 9-10 ; 7 Et pour que l’excellence même de ces révélations ne m’enorgueillisse pas, il m’a été mis une écharde en la chair, un ange de Satan chargé de me souffleter – pour que je ne m’enorgueillisse pas ! 8 À ce sujet, par trois fois j’ai prié le Seigneur pour qu’il s’éloigne de moi. 9 Mais il m’a déclaré : « Ma grâce te suffit : car la puissance se déploie dans la faiblesse. » C’est donc de grand cœur que je me glorifierai surtout de mes faiblesses afin que repose sur moi la puissance du Christ. 10 C’est pourquoi je me complais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les détresses, dans les persécutions et les angoisses endurées pour le Christ : car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort.
Rm 8 18-23 ; 18 J’estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous. 19 Car la création en attente aspire à la révélation des fils de Dieu : 20 si elle fut assujettie à la vanité, – non qu’elle l’eût voulu, mais à cause de celui qui l’y a soumise, – c’est avec l’espérance 21 d’être elle aussi libérée de la servitude de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu. 22 Nous le savons en effet, toute la création jusqu’à ce jour gémit en travail d’enfantement. 23 Et non pas elle seule : nous-mêmes qui possédons les prémices de l’Esprit, nous gémissons nous aussi intérieurement dans l’attente de la rédemption de notre corps.
Ep 1 18; 18 Puisse-t-il illuminer les yeux de votre cœur pour vous faire voir quelle espérance vous ouvre son appel, quels trésors de gloire renferme son héritage parmi les saints,
Tt 1 2 ; , 2 dans l’espérance de la vie éternelle promise avant tous les siècles par le Dieu qui ne ment pas 3 et qui, aux temps marqués, a manifesté sa parole par une proclamation dont un ordre de Dieu notre Sauveur m’a confié la charge, 4 à Tite mon véritable enfant en notre foi commune, grâce et paix de par Dieu le Père et le Christ Jésus notre Sauveur.
1 Co 15 19 ; 19 Si c’est pour cette vie seulement que nous avons mis notre espoir dans le Christ, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes.
Rm 5 2; 1 Ayant donc reçu notre justification de la foi, nous sommes en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, 2 lui qui nous a donné d’avoir accès par la foi à cette grâce en laquelle nous sommes établis et nous nous glorifions dans l’espérance de la gloire de Dieu. 3 Que dis-je ? Nous nous glorifions encore des tribulations, sachant bien que la tribulation produit la constance, 4 la constance une vertu éprouvée, la vertu éprouvée l’espérance.
1 Jean 3 2s, 2 Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté. Nous savons que lors de cette manifestation nous lui seront semblables, parce que nous le verrons tel qu’il est.
1 P 1 3-5, 3 Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ : dans sa grande miséricorde, il nous a engendrés de nouveau par la résurrection de Jésus Christ d’entre les morts, pour une vivante espérance, 4 pour un héritage exempt de corruption, de souillure, de flétrissure, et qui vous est réservé dans les cieux, à vous 5 que, par la foi, la puissance de Dieu garde pour le salut prêt à se manifester au dernier moment.
2 Co 1 6s ; . 6 Sommes-nous dans la tribulation ? C’est pour votre consolation et salut. Sommes-nous consolés ? C’est pour votre consolation, qui vous donne de supporter avec constance les mêmes souffrances que nous endurons, nous aussi. 7 Et notre espoir à votre égard est ferme : nous savons que, partageant nos souffrances, vous partagez aussi notre consolation.
1 Co 2 10-16 ; 10 Car c’est à nous que Dieu l’a révélé par l’Esprit ; l’Esprit en effet sonde tout, jusqu’aux profondeurs de Dieu. — 16 Qui en effet a connu la pensée du Seigneur, pour pouvoir l’instruire ? Et nous l’avons, nous, la pensée du Christ.