AT-08 LE LIVRE DE RUTH

Chapitre : 12  3 4

RUTH DANS LES CHAMPS DE BOOZ

  •                Vers 2. grâce. C’est le droit des pauvres selon la Loi. Mais son exercice dépend des bonnes grâces du propriétaire.
  •                Vers 5. jeune femme. En Orient, toute femme appartient à quelqu’un, père, mari, frère ou maître.
  •                Vers 7. reposée. Fin du v. corrompue, corr. d’après grec.
  •                Vers 14. vinaigre. II s’agit en fait d’un mélange d’eau, de vinaigre de vin et d’une quelconque boisson fermentée, ce qui en fait un breuvage interdit aux nazirs, cf. Nb 6 3.
  •                Vers 14. un tas. « lui fit un tas » grec ; « lui tendit » hébr.
  •                Vers 15. les gerbes. La loi permettait de glaner ce qui tombait des gerbes derrière les moissonneurs, Lv 19 19 ; 23 22 ; Dt 24 19, mais cette autorisation est une faveur contraire à la coutume.
  •                Vers 16. après elle. Ces recommandations répétées, cf. vv. 9 et 15, montrent que, malgré la loi autorisant à glaner, les moissonneurs se montraient souvent durs envers ceux qui se livraient à ce travail.
  •                Vers 19. interressé à toi. Noémi est étonnée de la quantité d’orge rapportée par Ruth : une « mesure » (un épha) vaut environ 45 litres ; cette quantité ne s’explique que par une faveur dont Ruth a été l’objet.
  •                Vers 20. de rachat. Litt. « C’est un de nos go ‘el», cf. Nb 35 19+. Ici, le devoir du parent le plus proche, le go ‘el, d’Élimélek ou de Mahlôn, combine deux coutumes différentes :
  • 1° le devoir qui incombait au go ‘ el, Lv 25 23-25,47-49, était d’éviter l’aliénation du patrimoine ; Et doit donc racheter le champ de Ruth, 44 ;
  • 2° la coutume du lévirat, Dt 25 5-10+, qui veut qu’une veuve soit épousée par le frère ou le proche parent de son mari, et lui suscite ainsi une postérité. Mais Booz n’est pas le plus proche parent,
  •                Vers 23. et elle resta. Dans les versions, cette phrase commence le ch. 3.
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