AT-22 LE LIVRE DE JOB

Chapitre : 1  34  35  36 

Dieu n’est pas indifférent aux affaires humaines.

  35  1 Élihu reprit son discours et dit : 2 Croîs-tu assurer ton droit, affirmer ta justice devant Dieu, 3 d’oser lui dire : « Que t’importe à toi, ou quel avantage pour moi, si j’ai péché ou non » ? * 4 Eh bien ! Moi, je te répondrai, et à tes amis en même temps. * 5 Considère les cieux et regarde, vois comme les nuages sont plus élevés que toi ! * 5 Si tu pèches, en quoi l’atteins-tu ? Si tu multiplies tes offenses, lui fais-tu quelque mal ? 7 Si tu es juste, que lui donnes-tu, ou que reçoit-il de ta main ? 8 Ce sont tes semblables qu’affecte ta méchanceté, des mortels que concerne ta justice. 9 Ils gémissent sous le poids de l’oppression, ils crient au secours sous la tyrannie des grands, 10 mais nul ne pense à dire :

« Où est Dieu, mon auteur, lui qui fait éclater dans la nuit les chants d’allégresse, * 11 qui nous rend plus avisés que les bêtes sauvages, plus sages que les oiseaux du ciel ? » 12 Alors on crie, sans qu’il réponde, sous le coup de l’orgueil des méchants. 13 Assurément Dieu n’écoute pas la vanité, Shaddaï n’y prête pas attention. 14 Et encore moins quand tu dis : « Je ne le vois pas, mon procès est ouvert devant lui et je l’attends. » * 15 Ou bien : « Sa colère ne châtie pas, et il semble ignorer la révolte de l’homme. » * 16 Job, alors, ouvre la bouche pour parler dans le vide, par ignorance, il multiplie les mots.

Job 35 (1-16)

  • – Verset 3. ou non. On peut aussi comprendre : « à quoi me sert (d’être) sans péché ». Grec : « que te fais-je si je pèche » ?
  • – Verset 4. même temps. Élihu relève (3 13-15), pour les mettre au point, d’autres paroles de Job, spécialement celles où celui-ci reproche à Dieu de ne pas sanctionner équitablement les actes de l’homme et d’agir comme s’il se désintéressait du bien ou du mal accompli par l’homme. Cf. en particulier 7 20 ; 9 22.
  • – Verset 5. que toi. Sous-entendu : a fortiori Dieu est hors des atteintes de l’homme.
  • – Verset 10. d’allégresseÉlihu semble envisager le cas de ceux qui sont atteints par la méchanceté d’autrui, v. 8. Si Dieu ne les secourt pas, c’est qu’ils manquent de foi en lui et se raidissent par orgueil, au lieu de demander la délivrance.
  • – Verset 14. je l’attendsÉlihu renvoie surtout à 23 3-9 ; cf. aussi 13 18-22.
  • – Verset 15. de l’homme. la révolte de l’homme » d’après les versions ; hébr. corrompu.