(05)-ACTES DES APÔTRES

Chapitres : 1  10 11 12 

ACTES DES APÔTRES Chap. 11

À Jérusalem, Pierre justifie sa conduite.

Actes 11 (1-18)

–            Verset 2, le prirent à partie. Texte occ. « Pierre donc, au bout d’un temps assez long, voulu se mettre en route pour Jérusalem. Après avoir parlé aux frères et les avoir affermis, il s’en alla, faisant par les campagnes d’abondants discours et instruisant les gens. Lorsqu’il arriva chez eux et leur annonça la grâce accordée par Dieu, les frères circoncis le prirent à partie ».

–           Verset 17,si donc Dieu. « Dieu omis par occ.( c’est le Christ qui donne l’Esprit).

            Verset 17, pour faire obstacle à Dieu. Pierre s’explique sur le baptême accordé à un païen ; il ne répond pas au grief d’avoir accepté l’hospitalité d’un incirconcis. D’après Luc, c’est Pierre qui, au moins idéalement, a le premier agrégé des païens à l’Église, cela quelque soit la portée du baptême de l’eunuque éthiopien, et quelle que soit la chronologie de l’évangélisation d’Antioche, dont le récit est réservé pour la suite, v 19s. Dans cette perspective, le concile de Jérusalem, apparaîtra un peu comme la suite ou la reprise des délibérations de 11 1-18.

Fondation de l’Église d’Antioche.

Actes 11 (19-26)

–            Verset 19, ceux là donc. Le verset 19 reprenant 8 1 et 8 4, introduit l’épisode de la fondation de l’Église d’Antioche comme la suite directe du martyre d’Étienne, dont il a été séparé par l’insertion des Actes de Philippe, Ac 8 5-40, et de Pierre, 9 31, 11 18. Le récit suppose toutefois l’histoire de la vocation de Saul, 9 1-30, elle-même liée au martyre d’Étienne.

À Antioche. Antioche sur l’Oronte, capitale de la province romaine de Syrie, troisième ville de l’empire après Rome et Alexandrie.

            Verset 20, aussi aux grecs. Var « Hellénistes » « Grecs », par opposition à « Juifs », v 19, désigne les incirconcis en général.

Du Seigneur Jésus. Plutôt que le titre de « Christ », qui répondait à l’attente particulière des Juifs, la prédication aux païens donne à Jésus le titre de « Seigneur ». Jésus est « Seigneur »: devenu, par son exaltation à la droite de Dieu, le Souverain du Royaume de la fin des temps.

–           Verset 26, le nom de « Chrétiens« . C’est à dire partisans ou sectateurs de Christus (ou Chrestus). En créant ce sobriquet, les païens d’Antioche ont pris le titre de « Christ » (oint) pour un nom propre.

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Barnabé et Saul délégués à Jérusalem.

Actes 11 (27-30)

–            Verset 27, des prophètes. Comme les prophètes de l’A. T. ,ceux du N. T. sont des charismes, qui parlent au nom de Dieu sous l’inspiration de son Esprit. Il y a même dans la nouvelle Alliance une effusion plus large de ce charisme, et tous les fidèles en bénéficient à l’occasion. Cependant certains personnages en sont spécialement doués au point de mériter le titre habituel de « prophètes ». Dans la hiérarchie des charismes ils viennent normalement en deuxième lieu, après les « apôtres »; c’est qu’ils sont les témoins attitrés de l’Esprit et transmettent ses révélations, comme les « apôtres » sont les témoins du Christ ressuscité, et proclament le « kérigime ».

– Leur rôle se borne à prédire l’avenir ou à lire dans les cœurs, et s’ils « édifient, exhortes et consolent », c’est par des révélations pneumatiques qui les rapprochent des glossolales, tout en les plaçant au-dessus de ceux-ci parce que leur parole est intelligible. Leur fonction principale a dû être d’expliquer, sous la lumière de l’Esprit, les oracles des écritures, en particulier des anciens prophètes ; et ainsi de découvrir le « Mystère » du plan divin. C’est pourquoi ils sont associés aux apôtres comme fondement de l’Église.

–  L’ Apocalypse de saint Jean est un cas typique de cette prophétie du N T. Si élevé qu’il soit, le charisme de prophétie ne donne qu’une connaissance imparfaite et provisoire, en relation avec la foi, qui devra disparaître devant la vision béatifique.

            À Antioche. Le texte occidental ajoute : « et il y avait une grande allégresse. Tandis que nous étions réunis, l’un d’eux… » on aurait alors ici le premier passage où Luc emploie le « nous ».

            Verset 28, se produisit sous Claude. Sous le règne de Claude (41-54), l’empire eut à souffrir d’une grande famine vers (49-50), plutôt en Grèce, plus tard à Rome. Josèphe situe l’événement au temps du procurateur Tibère Alexandre (16-48).

            Verset 30, aux Anciens. Les apôtres qui ne sont pas nommés ici avant les « anciens », avaient dû quitter Jérusalem.

De Barnabé et de Saul. D’après les Actes, Paul aurait fait trois voyages à Jérusalem avant de visiter par deux fois la Galatie, mais Paul lui-même n’en mentionne que deux. La présentation différente des Actes résulte peut-être de la façon dont Luc a combiné ses sources. Il se pourrait que ce voyage de 11 29 soit identique à celui de 15 2. Les secours qui en sont l’objet restent sans doute à distinguer de ceux que Paul apporte plus tard, au terme de la grande collecte faite sur la demande de l’Église de Jérusalem.

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