AT-08 LE LIVRE DE RUTH

Chapitre : 1— 2 3  4

BOOZ EPOUSE RUTH

  •                Vers 6. l’exercer. A l’achat de la terre, devoir du go’el auquel consentait l’homme, Booz lie le mariage avec Ruth selon la loi du lévirat. L’enfant qui naîtra sera héritier légal de Mahlôn et d’Élimélek, et c’est à lui que reviendra la terre. Le premier go ‘el craint d’y perdre, et renonce à ses prérogatives en faveur de Booz.
  •                Vers 8. sa sandale. La coutume rapportée en Dt 25 9-10 a un sens différent : c’est alors la femme elle-même qui marque son mépris à l’homme trop lâche pour l’épouser au nom de son beau-frère défunt. Ici, le geste sanctionne simplement un contrat d’échange. Mettre le pied sur un champ ou y jeter sa sandale, c’est en prendre possession, Ps 60 10 ; 108 10. La chaussure devient ainsi le symbole du droit de propriété. En la retirant et en la remettant à l’acquéreur, le possesseur lui transmet ce droit.
  •                Vers 12. Pérèç. L’ancêtre de Booz et d’Éphrata.
  •                Vers 15. Il. Le « fils » du v. 13.
  •                Vers 16. son sein. C’est le rituel d’adoption, cf. Gn 48 5, chez d’autres peuples du Proche-Orient ancien.
  •                Vers 17. Obed. Obed : « Le serviteur » (sous-entendu : de Yahvé). – Le dévouement de Ruth et de Booz fait ainsi de Noémi l’aïeule du roi David.

Généalogie de David. *

  •             Titre. Cette seconde généalogie ne peut pas être de l’auteur de Ruth : contre l’intention de tout le récit, Booz est donné comme le père d’Obed, le nom d’Élimélek disparaît, et le dévouement de Ruth n’a plus le même sens ; la loi du lévirat et la piété filiale qu’elle implique sont perdues de vue. Mais un autre enseignement, universaliste, se dégage ; c’est Ruth l’étrangère, comme le soulignera l’Évangile, qui est l’aïeule de David, et par lui du Christ.

Fin du livre de Ruth

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