(07)-PREMIÈRE ÉPÎTRE AUX CORINTHIENS

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1 Épître aux Corinthiens Chap. 7 

Mariage et virginité.

1 épître Corinthiens 7 (1-11)

Titre. Paul ne traite pas du mariage et de la virginité en général, mais répond, et sans doute point par point, aux questions qui lui sont posées. Il traite successivement : des personnes mariées (le couple chrétien, v v 1-11, le mariage entre chrétiens et païens, v v 12-16) et des personnes non mariées (les vierges, v-v 25-35 ; les fiancés, v v 36-38, les veuves, v v 39-40). Le principe général de solution aux problèmes posés est développé aux v v 17, 20, 24. Que chacun demeure dans la condition où il se trouvait quand il a été appelé. Mais le plan n’est pas rigoureux : la virginité est souvent évoquée à propos du mariage et inversement. Paul suggère ainsi la complémentarité de ces deux états qui ne peuvent se comprendre l’un sans l’autre.

          Verset 1, de la femme. Ou bien : « j’en viens maintenant à ce que vous m’avez écrit, à savoir qu’il est bon pour l’homme de s’abstenir de la femme ». De toute façon Paul reconnaît la validité de cet opinion pour les célibataires (il vaut mieux qu’ils le demeurent, v 8), mais en conteste l’application aux personnes mariées à qui la continence est déconseillée, v v 2-5.

          Verset 2, son mari. Invitation aux gens mariés à user du mariage, plutôt que conseil à ceux qui n’ont pas reçu la vocation du célibat.

          Verset 4, mais la femme. Tout usage égoïste du mariage est exclu, c’est le don de soi qui est exigé, en Ep 5 25, c’est l’exemple du Christ dans son sacrifice qui est proposé aux époux.

          Verset 6, une concession. La concession porte sur les moments d’abstinence dans le mariage. Pour d’autres, ce qui est permis par mode de concession c’est le mariage, cf v 7.

          Verset 7, celui-là de l’autre. Pour Paul, la virginité ne se distingue pas du mariage en ce qu’elle est un don spécial de Dieu, car tous deux sont les dons de Dieu.

          Verset 8, aux célibataires. Litt : « non mariés », Paul range dans cette catégorie tous ceux qui sont sans conjoint, y compris les époux séparés, cf v 11 où l’on a le même mot.

Comme moi. La phrase évoque Gn 2 18 qu’elle semble contredire : « il n’est pas bon que l’homme soit seul ». Mais cette contradiction n’est qu’apparente, car pour le chrétien uni au Christ et à ses frères, la solitude d’Adam n’existe plus.

Mariage et virginité.

1 épître Corinthiens 7 (12-40)

               Verset 14, sont saints. Comme souvent dans la Bible, la « sainteté » désigne moins ici la sanctification intérieure de l’âme que l’état de consécration ou d’appartenance à Dieu qui en est la base, cf Ac 9 13+. Du fait de son union à un membre du peuple saint, le conjoint non croyant est rattaché d’une certaine façon au vrai Dieu et à son Église. Et les enfants qui naissent de cette union sont de droit membres du peuple saint. On remarquera que leur baptême n’est pas explicitement mentionné.

          Verset 15, qu’elle se sépare. Même mot qu’au v 11 où le remariage est expressément exclu. Paul n’envisage pas explicitement un nouveau mariage du conjoint chrétien.

          Verset 21, d’esclave. Litt : « profite plutôt ». Certains complètent : de cette occasion. Mais le contexte s’y oppose.

          Verset 23, des hommes. Esclaves spirituellement : de leur manière de voir et de leurs mœurs.

          Verset 25, des vierges. Des deux sexes.

          Verset 26, détresse présente. Celle qui accompagne le temps intermédiaire entre la venue du Christ et son retour, cf 2 Co 6 2.

          Verset 28, dans leur chair. Non pas les épreuves provenant de la concupiscence, 7 2, 9, mais les tracas de la vie conjugale.

          Verset 29, se fait court. Terme technique de navigation. Litt : « le temps a cargué ses voiles ». Quel que soit l’intervalle entre le moment présent et la Parousie, il perd de son importance étant donné que, dans le Christ ressuscité, le monde à venir est déjà présent.

          Verset 31, pas vraiment. Style oratoire, où la recherche de l’expression globale l’emporte sur la précision de chaque terme. Paul n’invite pas à l’indifférence à l’égard des réalités terrestres. Il veut éviter qu’on s’y enlise et qu’on oublie leur caractère relatif par rapport au Christ et à son Royaume qui vient.

          Verset 38, mieux encore. « Sa fiancée », litt : « sa vierge ». – L’interprétation ancienne de ce texte y voit le cas de conscience d’un père qui se demande s’il va ou non marier sa fille. La traduction est alors la suivante : 36 si pourtant quelqu’un croit manquer aux convenances envers sa fille en lui laissant passer l’âge, et que les choses doivent suivre leur cours, qu’il fasse ce qu’il veut, il ne pêche pas : qu’on se marie. 37 mais si l’on est fermement décidé en son cœur, et qu’à l’abri de toute contrainte et libre de son choix, on ait résolu en son for intérieur de garder sa jeune fille, on fera bien. 38 Ainsi donc, celui qui marie sa fille fait bien, et celui qui ne la marie pas fait mieux encore ».

–   Mais cette interprétation se heurte à de telles difficultés qu’elle est de plus en plus abandonnée. Il s’agit sans doute, non pas de jeunes filles qui mettaient leur virginité sous la protection d’un homme de confiance avec lequel elles vivaient dans une intimité périlleuse, mais de fiancés. Après avoir parlé des époux, des vierges, et avant d’envisager le cas des veuves, Paul traite de ceux qui étaient fiancés au moment de leur conversion, état auquel ne peut évidemment pas s’appliquer le principe trois fois répété (v v 17-20, 24) : « que chacun reste dans l’état où l’a trouvé l’appel de Dieu ». La solution de Paul est conforme à ce qui est dit aux v v 8-9.

          Verset 39, seulement. Elle doit prendre un mari chrétien.

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Ac 9 13+. 13 Ananie répondit : « Seigneur, j’ai entendu beaucoup de monde parler de cet homme et dire tout le mal qu’il a fait à tes saints * à Jérusalem. 14 Et il est ici avec pleins pouvoirs des grands prêtres pour enchaîner tous ceux qui invoquent ton nom. » 

2 Co 6 2.2 Il dit en effet : Au moment favorable, je t’ai exaucé; au jour du salut, * je t’ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut. 

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