AT-34 LE LIVRE DE DANIEL

Chapitre : 1—   3  4  5 

Nabuchodonosor raconte son rêve.

Daniel 4 (1-15)

  • – Verset 1. Nabuchodonosor. Le grec précise : « En l’an dix-huit de son règne, Nabuchodonosor dit ». – Malgré des omissions, ce ch. est dans les LXX plus long d’un quart que le texte massorétique.
  • – Verset 5. de mon dieu. Le nom du dieu Bel, comme pour Balthazar, cf. 5 1+.
  • – Verset 5. dieux saints. C’est-à-dire l’inspiration divine que Pharaon, par exemple, discerne en Joseph à la sagesse de ses conseils, Gn 41 38 ; cf. Is 11 2+ ; 63 10-11+. – II ne faut pas corriger le pluriel de l’araméen en un singulier (ainsi Theod.) : Nabuchodonosor parle comme un païen qu’il est encore ; voir au contraire 34. De même Balthazar à 5 11, 14.
  • – Verset 6. voici. «voici» hazt conj.; «les visions de (mon songe)» hezwê aram.
  • – Verset 7. un arbre. Pour le symbolisme de l’arbre représentant la puissance croissante d’une nation, comparer Ez 17 1-10 et 22-24 et surtout 31 3-14 ; Is 10 33 – 11 1.
  • – Verset 10. un Vigilant. C’est-à-dire un ange, toujours en éveil au service de Dieu. Comparer les roues « pleines d’yeux (ou de « reflets ») tout autour », Ez 1 18 ; les anges « yeux du Seigneur », Za 4 10 b. Le terme « Vigilant », propre à Dn dans la Bible, est très fréquent dans les Apocryphes, notamment le livre d’Hénok, les Jubilés et les Testaments des Patriarches, et le « Document de Damas » : il désigne les archanges, souvent les archanges déchus. Dans la tradition postérieure, les Vigilants sont les anges gardiens.
  • – Verset 13. des hommes. Ou peut-être : « Son cœur cessera d’être un cœur d’homme ».
  • – Verset 13. sept temps. Les « temps », ailleurs périodes mal déterminées, sont ici très probablement des années.
  • – Verset 14. les saints. Les Vigilants, les saints, ne font que transmettre la sentence divine.

Daniel interprète le rêve.

Daniel 4 (16-24)

  • – Verset 24. longue sécurité. Le verbe traduit par « rompre » a donné un substantif araméen signifiant « salut, rédemption » : on pourrait traduire « rachète tes péchés ». Les « œuvres de justice » répondent à tout l’ensemble des «justes » rapports entre Dieu et les hommes, qui comprend et dépasse infiniment la justice légale ou les justices purement humaines. Au sens étroit, le terme désigne les œuvres pies, notamment l’aumône, comme dans Tb 12 9 ; 14 11.

Le rêve se réalise.

Daniel 4 (25-34)

  • – Verset 27. Babylone. Babylone fut une des merveilles du monde ancien. Le nom de la ville va devenir le symbole des choses humaines magnifiques mais fragiles et, au delà, le symbole de l’orgueil humain et démoniaque, l’antithèse de la Jérusalem céleste qui est la cité de Dieu. Cf. Ap 14 8 ; 16 19 ; 17 5 ; 18 2, 10, 21, qui reprend le thème des Prophètes, Is 21 9, etc. Tout notre ch. veut montrer l’humiliation de cet orgueil : Nabuchodonosor ne retrouve son état normal qu’en se convertissant au vrai Dieu.
  • – Verset 31. au temps fixé. Dans les LXX, la guérison du roi est due à sa contrition et à sa prière : un ange lui apparaît en songe pour lui annoncer que son royaume lui sera rendu.

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