AT-03 LE LÉVITIQUE

Chapitres :  1— 18  19  20 

Prescriptions morales et cultuelles. * 

  •                Titre. Ce ch. rassemble, sans ordre apparent, des prescriptions concernant la vie quotidienne, qui ne sont unifiées que par la référence répétée à Yahvé et à sa sainteté. Les liens avec le Décalogue sont apparents.
  • – Verset 4. les idoles. Litt. « des riens », cf. 26 1 ; Is 2 8, etc.
  •                Verset 11. Nul d’entre Les vv. 11-18 règlent le comportement social, dominé par le commandement de l’amour du prochain, v. 18. Ces dispositions se retrouvent dans toutes les législations du Pentateuque.
  •                Verset 14.un muet. II ne peut répondre en maudissant à son tour. Le mot hébr. signifie aussi « sourd ».
  •                Verset 15. compatriote. Comme la justice de Dieu, ps 7 10+, dont elle dérive, la justice de l’homme déborde largement les exigences de notre justice civique ou sociale. Elle implique une entière conformité au vouloir de Dieu, On 6 9 ; 7 1 ; 2 S 11 ; Jb 12 4 ; Is 1 26 ; 3 10 ; 5 61 ; Dn 4 24 ; Os 14. Après l’exil elle se définira comme la fidélité à la Loi, ps I 6 ; 11 9 7 ; Pr 11 5 ; 15 9 ; Sg 1 1, etc. Ses exigences de perfection dans la vie quotidienne, dans les relations avec Dieu et les hommes, seront de plus en plus précises et intérieures, et Jésus les approfondira encore, Mt 3 15 ; 5 17+, 20 ; cf. Rm 1 17+.
  •                Verset 16. prochain. Par une accusation capitale injustifiée.
  •                Verset 19. de tissu. Cette prohibition est dirigée contre la magie qui se plaît aux mélanges bizarres.
  •                Verset 23. son prépuce. La circoncision marquait à l’origine l’entrée dans la maturité. Gn 17 10-14, et l’homme incirconcis était impur. Par comparaison, les fruits d’un arbre trop jeune sont « incirconcis », impurs, avant leur consécration à Dieu.
  •                Verset 27. Vous ne. Les vv. 27-28 interdisent des rîtes de deuil que l’on considère comme entachés de paganisme, cf. encore 21 5 ; Dt 14 1. Cependant leur pratique est largement attestée, Is 3 24 ; Jr 16 6 ; 41 5 ; 47 5 ; 48 37 ; Am 8 10 ; Jb 1 20, et la mention de ces mêmes rites en Ez 7 18 montre que, malgré cette condamnation, ils continuèrent à être pratiquées, peut-être parce qu’on leur attribuait une signification religieuse de caractère pénitentiel, cf. Is 22 12.

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