AT-02 L’EXODE

Chapitres : 1—  22  23  24 

La justice. Les devoirs envers les ennemis.

Année sabbatique et sabbat.

  • – Verset 6. Ton pauvreC’est-à-dire le pauvre qui s’adresse à toi.

Fêtes d’Israël. *

Exode 23 (1-19)

  •        TitreLes quatre traditions du Pentateuque contiennent un calendrier des grandes fêtes religieuses : Ex 23 14-17 élohiste ; Ex 34 18-23 yahviste ; Dt 16 1-16 deutéronomiste ; Lv 23 sacerdotal, à quoi correspondent les règles liturgiques de Nb 2829.De l’un à l’autre texte le rituel se précise, mais les trois fêtes principales restent celles que prescrit Ex 23 :
  • – 1° Au printemps, la fête des Azymes.
  • – 2° La fête de la Moisson, appelée fête des Semaines dans Ex 34 22, qui se célébrait sept semaines, Dt 16 9 ou cinquante jours, Lv 23 16, après la Pâque (d’où son nom grec de Pentecôte, Tb 2 1), et marquait la fin de la moisson du froment ; on y rattacha tardivement le souvenir de la promulgation de la Loi au Sinaï.
  • – 3° La fête de la Récolte en automne, à la fin de la saison des fruits, appelée fête des Tentes, Dt 16 13 ; Lv 23 34, parce qu’on y utilisait des huttes de feuillage comme celles qu’on dressait dans les vergers au moment de la récolte; elles évoquaient le souvenir des campements d’Israël au désert, Lv 23 43. De ces trois fêtes, la plus populaire paraît avoir été celle de la Récolte ou des Tentes, qui est appelée simplement « la fête » dans 1 R 8 2 et 65; Ez 45 25.
  • – Ces trois fêtes agricoles n’ont été célébrées qu’après l’entrée en Canaan. Aucune date précise n’est donnée dans le calendrier d’Ex 23 ni d’Ex 34, parce qu’ils sont antérieurs à la centralisation du culte et que les fêtes pouvaient être célébrées dans les sanctuaires locaux, à des dates qui tenaient compte de l’état des travaux agricoles dans la région. D’autres fêtes s’y ajoutèrent ensuite : le Nouvel An religieux, Lv 23 24 ; le Jour des Expiations, Lv 16 et 23 27-32 et, après l’Exil, les Purim, Est 9 24 ; la Dédicace, 1 M 4 59 ; le jour de Nikanor, 1 M 7 49.
  • – Verset 15. D’Égypte. Cette relation établie anciennement entre les Azymes et la sortie Égypte, au printemps, a facilité la liaison de cette fête avec celle de Pâque, cf. 12 1+.
  •        Verset 18. De ma fêteEx 34 25 dit explicitement qu’il s’agit de la Pâque, mais dans les deux cas la prescription est donnée à part du calendrier religieux, vv. 14-17 et 34 18-23, qui ne comporte pas la Pâque. Celle-ci fut célébrée en famille jusqu’à la réforme deutéronomiste, cf. Dt 16 5-6.
  •       Verset 19. De sa mère. Coutume cananéenne, signalée à Ugarit.  

Promesses et instructions en vue de l’entrée en Canaan. *

Exode 23 (20-33)

  •        Titre. Ce paragraphe composite porte les marques nettes d’une rédaction deutéronomiste. Il sert de conclusion au Code de l’Alliance, présenté ainsi comme une loi donnée au Sinaï en préparation de l’installation en Canaan.
  •        Verset 20un ange. Cet ange paraît distinct de Dieu, cf. Gn 16 7+, bien que son action soit celle de Yahvé. C’est un ange gardien, Gn 24 7 ; Nb 20 16, annonçant celui du livre de Tobie, voir Tb 5 4+.
  •        Verset 21. Mon Nom. « ne lui sois pas rebelle » grec ; « ne l’aigris pas » hébr. – Le nom exprime et représente la personne.
  •        Verset 24. Leurs stèles. Des stèles ou pierres dressées, en hébreu maççebôt, étaient, dans la religion cananéenne, les symboles de la divinité masculine. Leur culte est condamné par la loi, ici et 34 13 ; Dt 7 5; 12 3; 16 22; Lv 26 1, et par les prophètes, Os 34; 1Mi 5 12. La religion patriarcale les acceptait, cf. Gn 28 18 et 22.
  • – Verset 31du pays. Les lenteurs de la conquête sont expliquées ici comme dans Dt 7 22; d’autres explications étaient données, cf. Jg 2 6+.
  •        Verset 31. au Fleuve. C’est-à-dire : le golfe d’Aqaba – la Méditerranée – le Sinaï – l’Euphrate. Ce sont les limites idéales de l’empire de David et de Salomon, 1 R 1. Sur les autres descriptions de la Terre Promise, cf. Nb 34 1+; Jg 20 1+.

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