AT-03 LE LÉVITIQUE

Chapitres :  1— 17  18  19 

Interdictions sexuelles. *

  •                Titre. Après une introduction, vv. 1-5, le noyau de ce ch., vv. 6-18, interdit les unions entre consanguins, et définit ainsi les limites de la famille. Les vv. 19-23 ajoutent des interdictions variées ; les vv. 24-30 forment une exhortation finale. Le ch. Présente donc une certaine unité. Il est plus proche du Dt que le reste de la loi de sainteté.
  •                Verset 2. votre Dieu. Celle affirmation, sous sa forme complète ou sous sa forme abrégée, « je suis Yahvé, » revient comme un refrain dans ce chap. et les suivants. Elle donne son sens à toute la loi de sainteté : Yahvé est le Dieu d’Israël qu’il a fait sortir d’égypte, 19 36; 22 33, il est le Dieu saint, 19 1; 20 26; 21 8, qui sanctifie son peuple, 20 8; 21 8, 15; 22 9,32; cf. 20 7.
  •                Verset 6. proche parente. Litt. « de la chair de son propre corps ». La parenté s’exprime en hébreu par l’image d’une identité de sang, de chair, voire d’os (Jg 9 2), identité qui se trouve réalisée éminemment dans l’union de l’homme et de la femme. Ainsi les interdits qui suivent, qu’ils résultent de la parenté naturelle ou de la parenté par alliance (vv. 8, 14, 16), se ramènent tous à la prohibition de l’inceste : une chair ne se féconde pas elle-même.
  •                Verset 6. nudité. Désignation des rapports sexuels.
  •                Verset 11. découvriras pas « Tu ne découvriras pas » grec ; omis par hébr.
  •                Verset 20. deviendrais impur. L’adultère est ici condamné sous l’aspect de l’impureté rituelle.
  • – Verset 21. à Molek. Ces sacrifices d’enfants que l’on « faisait passer » par le feu, c’est-à-dire qu’on brûlait, sont un rite cananéen condamné par la Loi. Lv 20 2-5; Dt 12 31; 18 10. Ce rite s’était introduit en Israël, spécialement à Jérusalem, au brûloir de la vallée de Ben-Hinnom (la «Géhenne»),  2 R 16 3 ; 21 6 ;  23 10 ;  Is 30 33 ; Jr 7 31 ; 19 5s ; 32-35 ; Ez 1 2 – L’origine du mot Molek est phénicienne; il désigne un type de sacrifice; il fut d’ailleurs divinisé à Ugarit, où le nom parait dans la liste des dieux. En Israël il a été compris comme un vocable divin, et un certain nombre de textes parlent de sacrifices offerts au dieu Molek (c’est-à-dire Melek « le roi », vocalisé comme boshet, « la honte.»).

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