AT-12 2ème LIVRE DES ROIS

Chapitres : 1—  10  11  12 

6. DU RÈGNE D’ATHALIE A LA MORT D’ÉLISÉE.

Histoire d’Athalie (841-835). *

  • Titre. On reconnaît, dans cette histoire, deux récits combinés. Le premier, w. 1-12 et 18b-20, attribue la chute d’Athalie à l’action du sacerdoce, soutenu par la garde royale. Le second, vv. 13-18″, incomplet, donne plutôt au fait le caractère d’un mouvement populaire.
  • Vers 2. Yehosheba. D’après 2 Ch 22 11. elle était femme du prêtre Yehoyada,. , Temple, v. 3. – « son neveu » (litt. «le fils de son frère ») grec ; v. 4, ce qui explique qu’elle puisse garder Joas caché dans le «le « le fils d’Ochozias » hébreu.
  • Vers 4. Yehoyada. Le chef du sacerdoce de Jérusalem, 12 8.
  • Vers 4. des Cariens. Mercenaires originaires d’Asie Mineure. Ils sont différents des Kerétiens qui ne sont plus mentionnés après Salomon, 1 R 1 38.
  • Vers 4. serment. L’hébr. ajoute : « dans le temple de Yahvé », omis par grec et syr.
  • Vers 5. cet ordre. II semble que, les jours ordinaires, un tiers de la garde surveillait le Temple et les deux tiers le palais, la proportion étant renversée les jours de sabbat. Yehoyada profite d’un sabbat : les deux tiers prennent régulièrement leur faction au Temple, mais il y maintient le tiers qui devait les relever au palais. – On écarte le v. 6 : « et un tiers a la porte de Sûr (?) Et un tiers à la porte derrière les gardes et vous prendrez la faction à la maison de un mot inconnu) » : texte peut-être composé de plusieurs gloses corrompues.
  • Vers 10. de Yahvé. Le texte ajoute : « auprès du roi » ; glose probable qui anticipe sur le v. 8.
  • Vers 11. le Temple. Sans doute glose provenant du récit parallèle, 2 Ch 23 9, dans lequel le rôle des gardes est tenu par des lévites, qui avaient besoin d’être armés. – « les lances » versions ; « la lance » hébr.
  • Vers 12. le fit roi. Derniers mots incertains. L’hébreu. a un ordre différent et ajoute : « auprès du roi » (qui n’est pas encore là). Les rois de Juda recevaient donc au moment de leur sacre un document de l’alliance conclue entre Yahvé et la race de David. On y a comparé le « protocole » rédigé pour les pharaons au moment de leur couronnement. Le même terme en araméen et en assyrien signifie « stipulation d’alliance ».
  • Vers 13. la clameur. L’hébr. Insère : « des gardes », glose.
  • Vers 15. aux commandants. « commandants » (peqidé) grec ; « recensés » (peqûdê) hébr., qui ajoute avant ce mot : « les centeniers », glose probable.
  • Vers 17. le peuple. Les derniers mots sont souvent considérés comme une addition ; ils manquent dans 2 Ch 23 16. Cependant l’existence d’un pacte entre le roi et le peuple est indiquée par 1 S 10 25 (Saiil) ; 2 S 5 3 (David) ; 1 R 12 1s (Roboam).
  • Vers 18. les autels. La révolution est parallèle à celle de Jéhu dans le royaume du Nord, 10 18-28. Mais elle a ici l’appui du « peuple du pays », l’ensemble du peuple de Juda, gardien de la tradition yahviste, à l’opposé de la capitale, atteinte par les influences étrangères et païennes.

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