AT-12 2ème LIVRE DES ROIS

Chapitres : 1—  9  10  11 

Massacre de la famille royale d’Israël.

  • Vers 1. Achab « Soixante-dix » est un chiffre consacré pour exprimer la totalité d’une descendance, Gn 46 27 ; Jg 8 30 ; 9 2 ; 12 14. Il s’agit des fils et petits-fils d’Achab, mais en premier lieu des fils de Joram. – « de la ville » grec luc.; « de Yizréel » hébr.; – « des enfants » grec luc.; omis par hébr.
  • Vers 6. les chefs. L’hébreu rosh signifie à la fois « chef » et « tête ». L’équivoque, voulue peut-être par Jéhu, est résolue dans le sens le plus brutal par ses correspondants, v. 7, sur lesquels il rejette alors la responsabilité, v. 9.

Massacre des princes de Juda.

12 Jéhu partit et alla à Samarie. Comme il était en route, à Bet-Éqèd-des-Pasteurs, 13 il y trouva les frères * d’Ochozias, roi de Juda, et demanda : « Qui êtes-vous ? » Ils répondirent : « Nous sommes les frères d’Ochozias et nous descendons saluer les fils du roi et les fils de la reine mère. » 14 II ordonna : « Prenez-les vivants. » On les prit vivants et il les égorgea à la citerne de Bet-Eqèd, au nombre de quarante-deux ; il n’en épargna pas un seul.

  • Vers 13. les frères. « Frères » au sens large de « parents ». Ils vont visiter les fils de Joram et ceux de Jézabel. Il est invraisemblable qu’ayant déjà dépassé Samarie, ils ne sachent rien du massacre des vv. 6-7. L’épisode est hors de place.

Jéhu et Yonadab.

  • Vers 15. le mien. « Ton cœur… avec le mien » grec. hébreu. intraduisible. – Yonadab, fils de Rékab, était un Yahviste fervent qui avait imposé à son clan les règles de la vie du désert, Jr 35 1-11. Il est normal qu’il ait soutenu Jéhu ; mais cet épisode, comme le précédent, ne doit pas être à sa vraie place.

Massacre des fidèles de Baal et destruction de son temple.

  • Vers 18. prophètes de Baal. Le texte ajoute « tous ses fidèles », mais cf. vv. 20-21.
  • Vers 22. fidèles de Baal. Le changement de vêtements est une purification préliminaire à la participation au culte, attestée chez les Phéniciens et chez les Arabes païens ; cf. Gn 35 2.
  • .Vers 24. de l’autre. « il s’avança » grec ; pluriel. hébreu. – « Si … laisse échapper » conj. « Si l’un s’échappe » hébreu.
  • Vers 25. temple de Baal. Trad. conjecturale d’un texte corrompu ; hébr. : « Les gardes et les écuyers les passèrent au fil de l’épée, et jetèrent et allèrent jusqu’à la ville du temple de Baal ».
  • Vers 26. le pieu sacré. « le pieu sacré » conj., cf. 1 R 16 33 ; « la stèle » hébr. (mais on ne pouvait « brûler » une stèle de pierre).

Règne de Jéhu en Israël (841-814).

  • Vers 29. de Dan. C’est le jugement de l’auteur des Rois. La source qu’il suivait dans les récits précédents louait sans réticence, v. 30, le yahvisme sincère et brutal de Jéhu. Mais en exterminant les fidèles de Baal, Jéhu voulait sans doute aussi supprimer les derniers appuis de la dynastie d’Achab.
  • Vers 33. Bashân. Les Israélites perdaient ainsi toutes leurs possessions de Transjordanie. Le v. est surchargé de gloses inspirées de Dt 3 12s.

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