AT-12 2ème LIVRE DES ROIS

Chapitres : 1—  18  19  20 

Recours au prophète Isaïe.

  • Vers 2. d’Amoç. Ezéchias recourt à Isaïe comme les anciens rois d’Israël et de Juda recouraient aux Prophètes, leurs conseillers à la guerre, tels qu’Élie ou Élisée, cf. 1 R 22 8s ; 2 R 1 9s ; 3 11s ; 6 8s, etc.
  • Vers 3. pour enfanter. Sans doute expression proverbiale d’une situation désespérée.
  • Vers 4. subsiste encore. Le salut d’un « reste » du peuple élu est un des thèmes de la prédication d’Isaïe, cf. Is 4 3+ et ici vv. 30-31.
  • Vers 7. un esprit. Non pas un Esprit personnel, mais une inspiration de Dieu qui gouverne les cœurs.

Départ du grand échanson.

  • Vers 9. Tirhaqa. Pharaon de la XXVe dynastie, d’origine éthiopienne, d’où son titre de « roi de Kush ». Il a régné de 690 à 664 et est né en 715 au plus tôt. En 701, il n’était pas roi et n’était pas en âge de commander une armée. On fait l’hypothèse que le récit biblique juxtapose ou combine le récit de deux campagnes de Sennachérib, l’une en 701 relatée dans ses Annales, l’autre en 689-688, dont ne parle aucun document assyrien. Si l’on n’accepte que la campagne de 701, il faut admettre que la mention de Tirhaqa est une erreur, due à la réputation de grand conquérant qui lui fut faite.

Lettre de Sennachérib à Ézéchias.

  • Vers 12. Tell Basar. « Tell Basar » conj.; « Telassar » hébr.
  • Vers 13. Ivva. Incertain, cf. Is 37 13.
  • Vers 14. la lettre. « la lettre » grec luc.; « les lettres » hébr.
  • Vers 17. les nations. Après « nations » l’hébr. ajoute « et leur pays » ; omis par grec.

Intervention d’Isaïe.

  • Vers 21. contre lui. Ce poème, isaïen de style, a cependant été retouché par un disciple du prophète. Des trois oracles recueillis ici, seul le troisième, vv. 32-34, se rapporte directement à la délivrance de 701.
  • Vers 23. j’ai coupé. Aux vv. 23-25, verbes au passé avec grec; au futur dans l’hébr.
  • Vers 24. d’Égypte. En fait le premier roi assyrien qui ait envahi l’Égypte est Asarhaddon, successeur de Sennacherib.
  • Vers 26. vent d’orient. « et guérets » Is 37 27 ; « et brûlée » (?) hébr. – « Sous le vent d’orient» lipneh qadîm conj.; «avant croissance» (?) lipneh qamah hébr.
  • Vers 27. tu te lèves. « Quand tu te lèves » conj. omis par hébr., cf. Is 37 28. – A la fin du v. le texte ajoute : « et que tu t’emportes contre moi », doublet du v. 28, omis par le grec.
  • Vers 29. servira de signe. Isaïe s’adresse à Ézéchias. L’interprétation du « signe » est difficile : pendant deux ans on peut ne pas semer et on mange d’abord ce que produit le grain tombé lors de la précédente récolte, puis ce que la terre donne spontanément ; mais Sennacherib n’est même pas resté un an en Palestine et la délivrance va être immédiate, v. 35. Ou bien l’oracle fut prononcé dans une autre circonstance, ou bien sa leçon est très générale : après les mauvais jours vient la prospérité.

Échec et mort de Sennacherib.

  • Vers 35. des cadavres. L’armée assyrienne est décimée par un fléau de Dieu, peut-être une peste, cf. 2 S 24 15s.
  • Vers 36. Nisrok. « Nisrok » est inconnu; probablement déformation d’un nom divin, Ninurta ou Nusku. – « ses fils » versions, Is 37 38 ; omis par hébr. – Sennacherib fut en effet assassine en 681.

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