AT-12 2ème LIVRE DES ROIS

Chapitres : 1—  22  23  24 

Lecture solennelle de la Loi.

  • Vers 2. de l’alliance. Cf. 22 8+. Le Dt se présente lui-même comme le code de l’alliance avec Yahvé, Dt 5 2; 28 69.

Réforme religieuse en Juda.

  • Vers 4. Hilqiyyahu. L’hébr. ajoute « le grand prêtre », titre post-exilique.
  • Vers 4. en second. « au prêtre » Targ.; « aux prêtres » hébr. – C’est le second du grand prêtre. Les gardiens du seuil, cf. 2 R 12 10, occupaient aussi un rang élevé dans le sacerdoce. Cf. encore 25 18.
  • Vers 5. qui sacrifiaient. « et qui sacrifiaient » grec, Targ.; « et il sacrifia » hébr.
  • Vers 5. du ciel. Les vv. 4b-5 peuvent être une addition.
  • Vers 7. la demeure. « la demeure » grec; « les maisons » hébr. – « des voiles » saddîm conj.; « des maisons » battim hébr.
  • Vers 8. Bersabée. Par la force, Josias centralise à Jérusalem le culte de tout le territoire de Juda, selon la loi de l’unité de sanctuaire, Dt 12. Ces « hauts lieux » (1 R 3 2) sont des sanctuaires de Yahvé, condamnés seulement parce qu’ils contreviennent à cette loi.
  • Vers 8. des portes. « le haut lieu » grec; « les hauts lieux » hébr. – On ne sait rien sur ce sanctuaire.
  • Vers 9. leurs frères. La loi prévoyait, Dt 18 6-8, que les prêtres des provinces venant à Jérusalem jouissaient des mêmes droits que les prêtres de la ville, leurs « frères ». L’opposition du clergé de la capitale fit sans doute réduire les « prêtres des hauts lieux », concentrés à Jérusalem, à un rang subalterne.
  • Vers 10. le Tophèt. Nom de l’endroit où l’on sacrifiait par le feu des enfants à Molek, Lv 18 21+. Le mot signifie probablement « brûloir ».
  • Vers 11. du soleil. Mention isolée et difficile à expliquer. – « à l’entrée du Temple » versions; « pour ne pas entrer au Temple » hébr. – « les dépendances » trad. incertaine. – « le char » grec; « les chars » hébr.
  • Vers 12. la terrasse. Petits autels dédiés aux divinités astrales, Jr 19 13; So 1 5. – Après « terrasse » l’hébr. ajoute « la chambre haute d’Achaz », glose (sans doute exacte).
  • Vers 12. les brisa là. « les brisa là » wayyerussem sham conj.; « il courut de là » wayyaras mishsham hébr.
  • Vers 13. des oliviers. «des Oliviers», litt. «de l’huile» Targ.; «de la Perdition» hébr.
  • Vers 14. humains. Pour profaner définitivement ces lieux, voir vv. 16 et 20. Les mesures de Josias sont dirigées d’une part contre les sanctuaires locaux où se perpétuait un culte, plus ou moins adultéré, de Yahvé, d’autre part contre des coutumes franchement païennes : dieux et rites cananéens ou empruntés à l’Assyrie (cultes astraux). Cela donne de la situation religieuse en Juda une triste impression, qui est confirmée par Jérémie, Sophonie et Ézéchiel.

La réforme s’étend à l’ancien royaume du Nord. *

  • Titre. Josias, profitant de la décadence de l’Assyrie, avait non seulement rendu l’indépendance à Juda, mais étendu son autorité sur une partie de l’ancien territoire Israélite.
  • Vers 15. les pierres. « il en brisa les pierres » grec; « il brûla le haut lieu » hébr.
  • Vers 16. l’homme de Dieu. « lorsque Jéroboam… l’homme de Dieu » grec; omis par hébr.
  • Vers 17. contre l’autel. Le texte ajoute « Béthel », glose.
  • Vers 18. de Samarie. « de Samarie » conj.; « venu de Samarie » hébr. – Ce prophète était de Béthel, cf. 1 R 13. « Samarie » désigne ici non la ville, mais le territoire du royaume du Nord dont Béthel faisait partie.
  • Vers 19. de Yahvé. « de Yahvé » versions; omis par l’hébr.

Célébration de la Pâque.

Conclusion sur la réforme religieuse.

  • Vers 25. comparable. Ici s’arrêtait le récit de la réforme et, peut-être, la première édition des Livres des Rois.

Fin du règne de Josias.

  • Vers 29. le roi d’Assyrie. Et non pas « contre le roi d’Assyrie ». Nékao (609-595), que la Bible appelle Neko, vint en effet, en 609, au secours du dernier roi d’Assyrie, chassé de Babylone, puis de Harran, par les Mèdes et les Babyloniens. Josias a voulu s’opposer à la jonction entre les Égyptiens et les Assyriens, parce qu’il escomptait, de la ruine définitive de l’Assyrie, un avantage pour le royaume de Juda.

4. LA RUINE DE JÉRUSALEM

Règne de Joachaz en Juda (609).

  • Vers 31. Yirmeyahu. Ce Yirmeyahu (forme hébraïque du nom de Jérémie) n’a que le nom de commun avec le prophète.
  • Vers 33. Ribla. Nékao revenait de son expédition vers le nord, v. 29, et la défaillance de l’Assyrie lui avait donné l’empire sur la Syrie et la Palestine.
  • Vers 33. Jérusalem. « pour qu’il ne règne plus à Jérusalem » qeré et versions, cf. 2 Ch 36 3; « quand il était roi à Jérusalem » ketib. – « talents » : le chiffre a sans doute disparu accidentellement de Phébr.; grec luc. et syr. ont « dix talents »; le reste du grec a « cent dix talents ».
  • Vers 34. Joiaquim. Le nom est à peu près le même (« Yahvé-élève » au lieu de « Dieu-élève »). C’est peut-être un nom de couronnement, cf. 14 21+; ou bien le changement serait une marque de vassalité, cf. encore 24 17.
  • Vers 34. L’emmena. « et l’emmena » grec; « et il vint » hébr.

Règne de Joiaqim en Juda (609-598).

Chapitres : 1—  22  23  24