AT-01 LA GENÈSE

Chapitre : 110 11 12

La tour de Babel. *

Genèse 11 (1-9)

  •           Titre. Ce récit yahviste donne de la diversité des peuples et des langues une autre explication. C’est le châtiment d’une faute collective qui, comme celle des premiers parents, est encore une faute de démesure, Cf. v 4. L’union ne sera restaurée que dans le Christ sauveur : miracle des langues à la Pentecôte ac 2 5-12. et assemblée des nations au ciel Ap 7 9-10.
  •           Verset 2 Shinéar. C’est la Babylonie.
  •           Verset 4. les cieux. La tradition c’est attachée aux ruines de l’une de ces hautes tours à étages que l’on construisait en Mésopotamie comme un symbole de la montagne sacrée et un reposoir de la divinité. Les constructeurs y auraient cherché un moyen de rencontrer leur dieu. Mais le yahviste y voit l’entreprise d’un orgueil insensé. Ce thème de la tour se combine avec celui de la ville : c’est une condamnation de la civilisation urbaine.
  •           Verset 9. confondit. « Babel » est expliqué par la racine bll « confondre ». Le nom de Babylone signifie en réalité « porte du Dieu ».

Les Patriarches d’après le déluge. *

Genèse 11 (10-26)

La descendance de Térah. *

Genèse 11 (27-32)

  • – Titre. Les patriarches. Les vv. 10-27, 31-32 reprennent la tradition sacerdotale, abandonnée depuis 10 32. C’est la suite de la généalogie du ch. 5. L’horizon se restreint aux ascendants directs d’Abraham.
  • – Titre. Térah. L’histoire de la race élue va commencer et le tableau généalogique se détaille pour présenter les parents de toute la race, Abram et Saraï dont les noms seront changés en Abraham et Sara, 17 5, 15, et aussi Nahor, le grand-père de Rébecca, 24 24, et Lot, l’ancêtre des Moabites et des Ammonites, 19 30-38. Les vv. 28-30 sont de tradition yahviste.
  • – Verset 31. fit sortir. « II les fit sortir » versions ; « Ils sortirent avec eux » hébr.
  • – Verset 31. établirent. Première migration sur la route de la Terre Promise. Ur est en Basse-Mésopotamie, Harân au nord-ouest de la Mésopotamie. L’historicité de cette première migration est contestée. Elle est cependant attestée par les traditions anciennes, en 11 28 et 15 7, rédigées à une époque où Ur était tombée dans l’oubli. Elle était au contraire un centre important au début du IIe millénaire et avait déjà des liens religieux et commerciaux avec Harân. Il faut au moins reconnaître la possibilité de cette première migration ; seule la mention des Chaldéens serait une précision ajoutée à l’époque néo-babylonienne.
  • – Verset 32. cent cinq ans. Seulement 145 d’après le Pentateuque samaritain, ce qui ne fait quitter Harân par Abraham qu’à la mort de son père (d’après 11 26 et 12 4); cf. Aç 7 4. Les vv. 10-27, 31-32 reprennent la tradition sacerdotale, abandonnée depuis 10 32. C’est la suite de la généalogie du ch. 5. L’horizon se restreint aux ascendants directs d’Abraham.