AT-01 LA GENÈSE

Chapitre : 116 17 18

L’alliance et la circoncision. *

Genèse 17 (1-27)

  •           Titre. Nouveau récit de l’alliance, de tradition sacerdotale. L’alliance scelle les mêmes promesses que dans la tradition Yahviste du Ch. 15, mais impose cette fois à l’homme des obligations de perfection morale, v 1, un lien religieux avec Dieu, et une prescription positive, la circoncision. Comparer dans la même source, l’alliance avec Noé, 9  9+.
  •           Verset 1 El Shaddaï. Ancien nom divin de l’époque patriarcale, spécialement retenu par la tradition sacerdotale, rare en dehors du Pentateuque, sauf dans Job. La traduction commune, « Dieu Tout puissant », est inexacte. Le sens est incertain ; on a proposé « Dieu de la montagne », d’après l’akkadien Shadu ; il serait préférable de comprendre « Dieu de la steppe », d’après l’hébreu Saded et un autre sens du mot akkadien. Ce serait une appellation divine apportée de Haute Mésopotamie par les ancêtres.
  •           Verset 5. Abraham. D’après la conception antique, le nom d’un être ne le désigne pas seulement, il désigne sa nature. Un changement de nom marque donc un changement de destinée. En fait, Abram et Abraham semblent être deux formes dialectales du même nom et signifier également : « Il est grand quand à son Père, il est de noble lignée. ».mais Abraham est expliqué ici par l’assonance avec ‘ab hamon « père de multitude ».
  •           Verset 10. circoncis. La circoncision était primitivement un rite d’initiation au mariage et à la vie du clan. Elle devient ici un « signe », qui rappellera à Dieu (comme dans l’arc en ciel) son alliance, et à l’homme son appartenance au peuple choisi et les obligations qui en découlent. Cependant les lois ne font que deux allusions à cette prescription. Elle ne prit toute son importance qu’à partir de l’exil. Saint Paul l’interprète comme le « sceau de la justice et de la foi », voir Rm 4  14.
  •           Verset 15. Sara. Sara et Saraï sont deux formes du même nom, qui signifie « princesse », et Sara sera mère de rois, v 16.
  •           Verset 17. à rire. Au rire d’Abraham feront écho le rire de sara, et celui d’Isaac, forme abrégée de Yçhq-el, qui signifie : « Que Dieu sourie, soit favorable, ou a souri, s’est montré favorable ». Le rire d’Abraham exprime moins l’incrédulité que son étonnement devant l’énormité de la promesse. Au moins veut-il une confirmation, qu’il sollicite en rappelant l’existence d’Ismaël, qui pourrait être l’héritier promis.
  •           Verset 19. après lui. « Pour être son Dieu et celui de » avec une partie du grec ; omis par hébreux.