AT-01 LA GENÈSE

Chapitre : 117 18 19

L’apparition de Mambré. *

Genèse 18 (1-14)

  • –          Titre. Dans sa rédaction finale, ce récit yahviste narre une apparition de Yahvé accompagnée de deux hommes qui, d’après 19 1, sont deux Anges. Le texte hésite en plusieurs endroits entre le pluriel et le singulier. Dans ces trois hommes auxquels Abraham s’adresse au singulier, beaucoup de Pères ont vu le mystère de la trinité, dont la révélation est réservée au N.T. le récit prépare celui du Ch. 19. Le yahviste a recueilli et transformé une vieille légende sur la destruction de Sodome, dans laquelle interviennent trois personnages divins, cette histoire formait le noyau d’un cycle de Lot qui fut rattaché au cycle d’Abraham.
  •           Verset 2. à terre. Ce n’est pas une « adoration », un acte de culte, mais une simple marque d’hommage. Abraham ne reconnaît d’abord dans les visiteurs que des hôtes humains, et leur témoigne une magnifique hospitalité. Leur caractère divin ne se manifestera que progressivement.
  •           Verset 12. elle même. Allusion au nom d’Isaac, ce rire n’est pas un manque de foi : Sara ne connaît pas encore l’identité de l’hôte, qu’elle devinera au v 15, d’ou alors sa crainte.

L’intercession d’Abraham.

Genèse 18 (16-33)

  • –          Verset 21. non tout. « Anéantissement ».
  •           Verset 22. Les hommes. Les deux « hommes », distingués de Yahvé qui reste avec Abraham. On dira plus loin, qu’ils sont des anges. Dans le texte massotérique, les scribes ont interverti les noms de Yahvé et d’Abraham : c’est à l’homme de se tenir devant Dieu.
  •           Verset 24. son sein. Problème de tous les temps : les bons doivent-ils souffrir avec les méchants, et à cause d’eux ? Si fort était, dans l’ancien Israël, le sentiment de la responsabilité collective, qu’on se demande pas ici si les justes pourraient être individuellement épargnés. En fait, Dieu sauvera Lot et sa famille, 19 15-16 ; mais le principe de la responsabilité individuelle ne sera dégagé que dans Dt 7 10 ; 24 16 ; Jr 31 29-30 ; Ez 14 12 et 18. Abraham demande seulement, (tous devant subir le même sort), si quelques justes n’obtiendront pas le pardon de beaucoup de coupables. Les réponses de Yahvé sanctionnent le rôle sauveur des saints dans le monde. Mais, dans son marchandage de miséricorde, Abraham n’ose pas descendre au dessous de dix justes. Dieu pardonnerait à Jérusalem s’il n’y trouvait qu’un seul juste. Enfin, c’est la souffrance du seul Serviteur qui doit sauver tout le peuple, mais cette annonce ne sera comprise que lorsqu’elle sera réalisée par le Christ.
  •           Verset 25. justice. Cf. Rm 3 6.Il y a plus d’injustice à condamner quelques innocents qu’à épargner une multitude de coupables.
  •           Verset 33. chez lui. Il reviendra le lendemain pour voir.