AT-10 2ème LIVRE DE SAMUEL

Chapitres : 1—   22  23  24–

Le dénombrement du peuple. *

  •                Titre. Tout ce ch. est le pendant de 21 1-14, cf. 21 1+.
  •                Vers 1. et de Juda. L’accomplissement de ce qui paraît un ordre divin sera considéré par David comme un « péché », v. 10, et puni par un fléau, vv. 15s. La mentalité religieuse de l’ancien Israël rapportait tout à Dieu comme à la cause première. Le Chroniste a remplacé « Yahvé » par « Satan ». On considérait alors un recensement comme une impiété parce qu’il portait atteinte aux prérogatives de Dieu, qui tient les registres de ceux qui doivent vivre ou mourir, Ex 32 32-33, cf. Ex 30 12.
  •                Vers 2. aux chefs. « et aux chefs » Ch, cf. v. 4 ; « chef » hébr.
  •                Vers 5. et la ville. « commencèrent… la ville » grec ; « campèrent à Aroër au sud de la ville » hébr. – Aroër, sur l’Arnon, marque, d’après Dt 2 36 ; Jos 13 9, 16, la limite sud des possessions israélites en Transjordanie. En Cisjordanie, les limites sont Dan au nord et Bersabée au sud, vv. 2, 6-7, 15. Tout le territoire d’Israël est ainsi parcouru. Mais le texte y ajoute Tyr et Sidon et, semble-t-il, Qadesh des Hittites, très au nord sur l’Oronte, ce qu’on essaye de justifier en invoquant Nb 34 7-9 ; Ez 47 15-17 et les conquêtes de David, 8 3-12.
  •                Vers 6. vers Sidon. « au pays des Hittites, à Qadesh » grec Luc.; hébreu. corrompu; – « et de Dan ils obliquèrent » d’après grec ; hébr. corrompu.
  •                Vers 8. mille hommes. Chiffres évidemment trop élevés, comme beaucoup de chiffres analogues dans l’AT, et majorés encore dans Ch. Israël et Juda sont recensés à part, cf. 5 5+.

La peste et le pardon divin.

  •             Vers 13. ton ennemi. « trois années » grec, Vêt. Lat ; « sept années » hébr. – « ton ennemi » conj.; « tes ennemis » hébr. (mais le verbe est au sing.).
  •                Vers 15. le peuple. Traduit d’après grec ; hébr. omet : « David… blés » et « le fléau frappa le peuple ».

Construction d’un autel. *

  •                Titre. Le récit combine probablement deux traditions : d’après l’une, Yahvé arrête le fléau aux portes de Jérusalem parce qu’il aime la ville, v. 16, et David offre un sacrifice d’action de grâces « comme Yahvé l’avait ordonné », v. 19. D’après l’autre, la délivrance est obtenue par la prière de David et l’érection de l’autel, w. 17, 21, 25.
  •                Vers 20. le froment. Cette incise, omise par hébr. est restituée d’après Ch.
  •                Vers 22. le traîneau. La planche garnie de pierres tranchantes encore utilisée en Palestine pour battre le blé.
  •                Vers 23. Monseigneur. « Le serviteur de Monseigneur le roi » conj. « Arauna le roi » hébr.
  •                Vers 24. cinquante sicles. Six cents sicles d’or d’après Ch. L’aire d’Arauna se trouvait en dehors de la ville, sur la colline qui dominait la Jérusalem primitive au nord ; c’est là que s’élèvera le Temple de Salomon, Cf. 5 9+.

Fin du 2e livre de Samuel

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