AT-01 LA GENÈSE

Chapitre : 111 12 13

II Histoire d’Abraham

Vocation d’Abraham. *

Genèse 12 (1-9)

  •           Titre. Première migration sur la route de la terre promise. Ur est en basse Mésopotamie, Harân au nord ouest de la Mésopotamie. L’historicité de cette première migration est contestée, elle est cependant attestée par les traditions anciennes, et rédigées à une époque où Ur était tombée dans l’oubli. Elle était au contraire un centre important au début du deuxième millénaire et avait des liens religieux et commerciaux avec Harân. Il faut au moins reconnaître la possibilité de cette première migration ; seule la mention des Chaldéens serait une précision ajoutée à l’époque néo-babylonienne.
  •           Titre. Les Ch 12-13 sont un récit yahviste avec quelques additions sacerdotales ou rédactionnelles.- Rompant toutes ses attaches terrestres, Abraham part pour un pays inconnu, avec sa femme stérile. Parce que dieu l’a appelé et lui a promis une postérité. Premier acte de la foi d’Abraham que l’on retrouvera lors du renouvellement de la promesse, et que dieu mettra à l’épreuve en redemandant Isaac, fruit de cette promesse. L’existence et l’avenir du peuple élu. Il ne s’agit pas seulement de sa descendance charnelle, mais de tous ceux que la même foi rendra fils d’Abraham, comme le montre saint Paul, Rm 4 ; Ga 3  7.
  •           Verset 3. terre. La formule revient (avec le mot Clan ou Nation). Au sens strict, le NT ont compris : « en toi seront bénies toutes les nations ».
  •           Verset 7. pays. Don de la Terre Sainte.

Abraham en Égypte. *

Genèse 12 (1-9)

  •           Titre. Cette histoire, yahviste, dont le thème se retrouve en Ch. 20, élohiste (encore Sara) et 26 11, yahviste (Rebecca), veut célébrer la beauté de l’aïeule de la race, l’habileté du Patriarche, la protection que dieu apporte à tous les deux. Elle porte la marque d’un âge moral où la conscience ne réprouvait pas toujours le mensonge et ou la vie du mari valait plus que l’honneur de la femme. L’humanité, guidée par dieu, n’a pris de la loi morale qu’une conscience progressive.
  •           Verset 13. ma sœur. On a rapproché une coutume de Haute Mésopotamie : dans l’aristocratie hurrite, un mari pouvait adopter fictivement son épouse comme « sœur » et celle-ci jouissait alors d’une considération accrue et de privilèges spéciaux. Telle aurait été la condition de Saraï, et Abram s’en serait vanté devant les égyptiens qui s’y seraient mépris, v 19, tout comme l’auteur biblique qui ne connaissait plus la coutume. L’explication est incertaine.