AT-01 LA GENÈSE

Chapitre : 113 14 15

La campagne des quatre grands rois. *

  • – Titre. Ce Ch. n’appartient à aucune des trois grandes sources de la Genèse. sa valeur est diversement appréciée. Il semble qu’il soit une composition tardive pastichant l’antique : les noms des quatre rois de l’Orient ont des formes anciennes, mais ils ne sont identifiables à aucun personnage connu, il est historiquement impossible que l’Elam ait jamais dominé sur les villes du sud de la mer morte, et ai prit la tête d’une coalition qui aurait réuni un roi Amorite et d’autres. Le récit a voulu rattacher Abraham à la grande histoire et ajouter à sa figure une auréole de gloire militaire.

Melchisédech.

  • –       Verset 17. du roi. Elle se trouvait, d’après Josèphe, à moins de 400m de Jérusalem.
  •         Sahlem. Toute la tradition Juive et beaucoup de Pères ont identifié Sahlem avec Jérusalem. Son roi-prêtre, Melchisédech, roi de Jérusalem, adore le Dieu Très Haut, « el Elyôn », nom composé dont chaque élément est attesté comme deux divinités distinctes du Panthéon phénicien Elyôn est employé dans la bible comme un titre divin. Il est ici identifié au vrai Dieu d’Abraham. Ce Melchisédech, qui fait dans le récit sacré une brève et mystérieuse apparition, comme roi de Jérusalem où Yahvé choisira d’habiter. Prêtre du très haut dès avant l’institution lévitique, et présenté comme une figure de David, qui est lui-même une figure du Messie roi et prêtre.
  • – Plusieurs Pères avaient même admis qu’en Melchisédech était apparu le fils de dieu en personne. Melchisédech y est l’image du grand prêtre d’après l’Exil, héritier des prérogatives royales et chef du sacerdoce, à qui les descendants d’Abraham payent la dîme. 
  • –  Verset 19. Bénédiction. La bénédiction est une parole efficace, et irrévocable, qui, même prononcée par un homme, transmet l’effet qui s’y exprime, puisque c’est Dieu qui bénit. Mais l’homme aussi, en retour bénit Dieu, loue sa grandeur et sa bonté en même temps qu’il souhaite les voir s’affirmer et s’étendre.
  • – Verset 20, la dîme de tout. Texte utilisé depuis longtemps par les religieux. Le but étant de soutirer des subsides importants à la population peu instruite et d’en vivre confortablement. (rapprocher les trente pièces d’argent du trésor du Temple)
  • Ici les deux bénédictions sont associées. Le culte israélite comportait les unes et les autres.