AT-01 LA GENÈSE

Chapitre : 12 3 4 5

LA CHUTE.

La chute.

Genèse 3 (1-24)

  •           Verset 1, le serpent. Le serpent sert ici de masque à un être hostile à Dieu et ennemi de l’homme, dans lequel la sagesse puis le N. T. et toute la tradition chrétienne ont reconnu l’Adversaire, le diable, cf. Jb 1 6+.
  •           Verset 7, qu’ils étaient nus. L’éveil de la concupiscence, première manifestation du désordre que le péché introduit dans l’harmonie de la création.
  •           Verset 15, l’atteindras au talon. Le texte hébreu, annonçant une hostilité entre la race du serpent et celle de la femme, oppose donc l’homme au Diable et à son « engeance », et laisse entrevoir la victoire finale de l’homme : c’est une première lueur de salut, le « Protévangile ». La traduction grecque, en commençant la dernière phrase par un pronom masculin, attribue cette victoire non au lignage de la femme en général, mais à l’un des fils de la femme ; ainsi est amorcée l’interprétation messianique qu’expliciteront beaucoup de Pères. Avec le Messie, sa Mère est impliquée, et l’interprétation mariologique de la tradition latine (ipsa conteret) est devenue traditionnelle dans l’Église.
  •           Verset 16, à la femme, il dit. La condamnation frappe les coupables dans leurs activités essentielles. La femme comme mère et épouse. L’homme comme travailleur. Le texte ne peut pas signifier que, sans le péché, la femme aurait enfanté sans douleur et que l’homme aurait travaillé sans avoir la sueur au front. Autant voudrait conclure du v 14 qu’avant le péché les serpents avaient des pattes. Le péché bouleverse l’ordre établi par Dieu : au lieu d’être l’associée de l’homme et son égale, la femme deviendra séductrice de l’homme qui l’asservira pour avoir des fils : au lieu d’être le jardinier de Dieu en Éden, l’homme luttera contre un sol devenu hostile. Mais le grand châtiment sera la perte de la familiarité avec Dieu, v 23. Ce sont là les peines héréditaires. Pour que soit dégagé l’enseignement d’une faute héréditaire, il faudra attendre que saint Paul mette en parallèle la solidarité de tous dans le Christ sauveur et la solidarité de tous en Adam pécheur, Rm 5.
  •           Verset 20, de tous les vivants. Le nom d’ève, (Havvah), est expliqué par la racine (hayah), « vivre ».
  •           Verset 22, le bien et le mal. L’homme pécheur s’est érigé en juge du bien et du mal, 2 17+, ce qui est le privilège de Dieu.
  •           Ne vive pour toujours. L’arbre de vie vient d’une tradition parallèle à celle de l’arbre de la connaissance. L’homme est mortel par nature, mais il aspire à l’immortalité qui lui sera finalement accordée. Le Paradis perdu par la faute de l’homme est à l’image du Paradis retrouvé par la grâce de Dieu.
  •           Verset 24, les chérubins. Emprunt à l’imagerie Babylonienne, cf. Ex 25 18+.