AT-01 LA GENÈSE

Chapitres :  131 32 33

Genèse 31 (43-54)  32 (1-3)

  •           Titre. Deux traditions paraissent ici amalgamées.
  •  1 er Un pacte politique fixe la frontière entre Laban et Jacob, c’est à dire entre Aram et Israël, avec explication du nom de Galaad = Galeed (monceau du témoignage)
  •  2 eme Un accord privé concerne les filles de Laban données à Jacob, avec explication du nom de Miçpa = ‘’La guette’’ où est dressée une stèle. Mais il est possible qu’au lieu des deux sources, on ait deux explications et apparemment deux noms parce que la tradition s’attache à un nom composé : « la guette de Galaad », localité connue en Transjordanie, au sud de Yabboq. Le texte a encore été embrouillé par des gloses.
  •           Verset 47. Galéed. (Monceau du témoignage).
  •           Verset 53. entre nous. Le texte ajoute ici : le Dieu de leur pères, glose absente du grec et de quelques miss hébreu – les dieux de l’une et de l’autre partie contractante sont pris à témoin, selon l’usage des traités anciens.

Jacob prépare sa rencontre avec Ésaü. *

Genèse 32

          Titre. Jacob, arrivant près du pays où s’est établi Ésaü, prend ses précautions, comme toute caravane approchant d’un territoire hostile. Cette sauvegarde est présentée de deux façons, d’après la tradition yahviste et d’après la tradition élohiste. Les deux traditions s’accordent sur l’attitude humble de Jacob envers Ésaü. : nous rejoignons ainsi Ch 27 et ce que l’on dit des caractères des deux frères.

La lutte avec Dieu. *

Genèse 32 (23-33)

  •           Titre. Dans ce récit mystérieux, sans doute yahviste, il s’agit d’une lutte physique, d’un corps à corps avec Dieu, où Jacob paraît d’abord triompher. Lorsqu’il a reconnu le caractère surnaturel de son adversaire, il force sa bénédiction. Mais le texte évite le nom de Yahvé, et l’agresseur inconnu refuse de se nommer. L’auteur utilise une vieille histoire pour expliquer le nom de Penuel par ‘’peni’el’’, « face à Dieu », et donner une origine au nom d’Israël. Du même coup, il la charge d’un sens religieux : le Patriarche s’accroche à Dieu, lui force la main pour obtenir une bénédiction qui obligera Dieu vis-à-vis de ceux qui, après lui, porteront le nom d’Israël. Ainsi la scène a pu devenir l’image du combat spirituel et de l’efficacité d’une prière instante (S Jérôme, Orogène).
  •           Verset 25. Quelqu’un. Litt. : « Un homme ».
  •           Verset 29. fort. Sens que les versions donnent au verbe Sar’, employé seulement ici et en Os 12 5. « Israël », qui signifiait probablement « Que Dieu se montre fort », est expliqué par « Il a été fort contre Dieu », étymologie populaire. Ce changement de nom sera indiqué aussi à 35 10 où il paraît plus primitif. Il est possible qu’il explique la fusion des deux groupes différents, celui de Jacob, et celui d’Israël » ‘’El’, Dieu d’Israël’’.
  •           Verset 31. Sauve. La vision directe de Dieu comporte pour l’homme un danger mortel. C’est le signe d’une faveur spéciale que d’en sortir vivant.
  •           Verset 33. la hanche. Vieille prescription alimentaire qui n’est pas autrement attestée dans la bible.