AT-01 LA GENÈSE

Chapitre : 113 14 15

La campagne des quatre grands rois. *

 14   1 Au temps d’Amraphel roi de Shinéar, d’Aryot roi d’Ellasar, de Kedor-Laomer roi d’élam et de Tidéal roi des Goyim, 2 ceux-ci firent la guerre contre Béra roi de Sodome, Birsha roi de Gomorrhe, Shinéab roi d’Adma, Shémeéber roi de çeboyim et le roi de Béla (c’est çoar).

11 Les vainqueurs prirent tous les biens de Sodome et de Gomohre et tous leurs vivres, et s’en allèrent.

12 Ils prirent aussi Lot et ses biens (le neveu d’Abraham), et s’en allèrent ; il habitait Sodome. 13 un rescapé vint informer Abram l’Hébreux, qui demeurait au Chêne de l’Amorite Mambré, frère d’Eskol et d’Aner ; ils étaient des alliés d’Abram. 14 Quand Abram apprit que son parent était emmené captif, il leva ses partisans, ses familiers, au nombre de trois cent dix huit, et mena la poursuite jusqu’à Dan. 15 il attaqua de nuit en ordre dispersé, lui et ses gens, il les battit et les poursuivit jusqu’à Hoba, au nord de Damas. 16 il reprit tous ses biens, et aussi son parent Lot et ses biens, ainsi que les femmes et les gens.

  • – Titre. Ce Ch. n’appartient à aucune des trois grandes sources de la Genèse. sa valeur est diversement appréciée. Il semble qu’il soit une composition tardive pastichant l’antique : les noms des quatre rois de l’Orient ont des formes anciennes, mais ils ne sont identifiables à aucun personnage connu, il est historiquement impossible que l’Elam ait jamais dominé sur les villes du sud de la mer morte, et ai prit la tête d’une coalition qui aurait réuni un roi Amorite et d’autres. Le récit a voulu rattacher Abraham à la grande histoire et ajouter à sa figure une auréole de gloire militaire.

Melchisédech.

17 Quand Abram revint après avoir battu Kedor-Laomer et les rois qui étaient avec lui, le roi de Sodome alla à sa rencontre dans la vallée de Shavé (c’est la vallée du roi) * 18 Melchisédech, roi de Sahlem, * apporta du pain et du vin ; il était prêtre du Dieu Très Haut. 19 Il prononça cette bénédiction : *

          « Béni soit Abram par le Dieu Très Haut qui créa ciel et terre, 20 et béni soit le Dieu très haut qui a livré tes ennemis entre tes mains. »

Et Abram lui donna la dîme de tout. *

          21 Le roi de Sodome dit à Abram : « Donne-moi les personnes et prends les biens pour toi. » 22 Mais Abram répondit au roi de Sodome : « Je lève la main devant le Dieu Très Haut qui créa le ciel et la terre : 23 Ni un fil ni une courroie de sandale, je ne prendrai rien de ce qui est à toi, et tu ne pourras pas dire : J’ai enrichi Abram. 24 Rien pour moi. Seulement ce que mes serviteurs ont mangé et la part des hommes qui sont venus avec moi, Aner, Eshkol et Mambré ; eux prendront leur part. »

  • –       Verset 17. du roi. Elle se trouvait, d’après Josèphe, à moins de 400m de Jérusalem.
  •         Sahlem. Toute la tradition Juive et beaucoup de Pères ont identifié Sahlem avec Jérusalem. Son roi-prêtre, Melchisédech, roi de Jérusalem, adore le Dieu Très Haut, « el Elyôn », nom composé dont chaque élément est attesté comme deux divinités distinctes du Panthéon phénicien Elyôn est employé dans la bible comme un titre divin. Il est ici identifié au vrai Dieu d’Abraham. Ce Melchisédech, qui fait dans le récit sacré une brève et mystérieuse apparition, comme roi de Jérusalem où Yahvé choisira d’habiter. Prêtre du très haut dès avant l’institution lévitique, et présenté comme une figure de David, qui est lui-même une figure du Messie roi et prêtre.
  • – Plusieurs Pères avaient même admis qu’en Melchisédech était apparu le fils de dieu en personne. Melchisédech y est l’image du grand prêtre d’après l’Exil, héritier des prérogatives royales et chef du sacerdoce, à qui les descendants d’Abraham payent la dîme. 
  • –  Verset 19. Bénédiction. La bénédiction est une parole efficace, et irrévocable, qui, même prononcée par un homme, transmet l’effet qui s’y exprime, puisque c’est Dieu qui bénit. Mais l’homme aussi, en retour bénit Dieu, loue sa grandeur et sa bonté en même temps qu’il souhaite les voir s’affirmer et s’étendre.
  • – Verset 20, la dîme de tout. Texte utilisé depuis longtemps par les religieux. Le but étant de soutirer des subsides importants à la population peu instruite et d’en vivre confortablement. (rapprocher les trente pièces d’argent du trésor du Temple)
  • Ici les deux bénédictions sont associées. Le culte israélite comportait les unes et les autres.