AT-09 1er LIVRE DE SAMUEL

CHAPITRES : 1 15  16  17 18

III. Saül et David

1. DAVID A LA COUR

Onction de David. *

1 Samuel 16 (1-13)

  •           Titre. Cet épisode semble venir de la tradition prophétique, et reste sans lien avec la suite de l’histoire ; David sera oint à Hébron par les gens de Juda. 2 S 2 4, puis par les anciens d’Israël, 2 S 5 3, et l’onction ici rapportée ne sera plus mentionnée : d’après 17 28 et malgré 16 13, Éliab l’ignore. Comme le ch. 9 pour Saül, le récit sert de préface à l’histoire de la « montée » de David.
  •           Vers 7. vues de Dieu. « les vues de Dieu » grec ; omis par hébr.
  •           Vers 13. sur David. Sans aucun signe extérieur et en liaison immédiate avec l’onction : l’« esprit de Dieu » est ici la grâce impartie à une personne consacrée.

David entre au service de Saül. *

  •                Titre. II y avait deux traditions sur les débuts de David auprès de Saül. Selon l’une, David est appelé comme ménestrel à la cour de Saül et devient son écuyer, 16 14-23 ; à ce titre, il accompagne le roi dans sa guerre philistine, 17 1-11, et se distingue dans un combat singulier, 17 32-53 (mêlé à l’autre tradition). Selon l’autre, David est un jeune pâtre inconnu de Saül, il vient voir ses frères à l’armée, juste au moment où le champion philistin provoque les Israélites, 17 12-30. (Le v. 31 est un v. de raccord ; on rejoint ensuite le premier récit, 17 32-53.) Alors Saül fait venir le jeune héros et l’attache à son service, 17 55 – 18 5.
  •                Vers 14. de Yahvé. L’esprit de Yahvé, cf. Jg 3 10+, ayant abandonné Saül, 15 23, celui-ci est « possédé » par un mauvais esprit. Il est dit venir de Yahvé et sera appelé le « mauvais esprit de Dieu », vv. 15 et 16, cf. 18 10 ; 19 9, parce que l’Israélite rapporte tout à Dieu comme à la cause première. (Comparer l’esprit de discorde », Jg 9 23, l’esprit de mensonge, 1 R 22 19-23, l’esprit de vertige, Is 19 14, l’esprit de torpeur, Is 29 10.) – La conscience de son rejet par Dieu et l’abandon de Samuel agissent sur le tempérament excessif du roi et provoquent des crises de folie, 18 10s ; 19 9s.
  •                Vers 16. iras mieux. La musique a été employée dans toute l’antiquité soit pour exciter l’esprit bon, cf. 10 5, soit pour chasser l’esprit mauvais.
  •                Vers 20. cinq. « cinq » (hamishah) conj.; « un âne » (hamôr) hébr.

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